Bonjour tout le monde.
Et oui, je reviens ici, mais cette fois-ci, pas avec un poème, mais avec un (très court) récit. Je ne sais pas trop si on peut appeler ça un pamphlet, c'est pourquoi les balises sont [Récit].
Pour vous présenter rapidement la situation, c'est un portrait de quelqu'un de ma classe (
). Ce portrait est basé sur une discussion imaginaire avec L., une personne de la classe.
DÉGOÛT
Vois-tu ma chère L., il y a des gens dans cette classe que je ne puis supporter. Tu en conviendras tout naturellement de la nature de ces personnes, puisque nous en avons discuté vendredi dernier en histoire.
Pour tout te dire, mon dégoût se porte sur ta voisine de devant. Je ne peux aisément expliquer la nature de ce dégoût, mais il semblerait qu'elle soit multiple. Je vais donc tenter de te faire une liste exhaustive au maximum de ce qui m'insupporte chez cet être humain. Car dans mon cas on peut très aisément parler de dégoût et d'insupportation !
Tout d'abord, il y a ce qu'on remarque en premier chez une personne: son allure physique. Tu auras, comme moi remarqué son allure Ô combien molle ! Je déteste les gens mou !
Cet être est la métaphore parfaite de la phrase: "tout faire pour passer inaperçue". Les couleurs de sa garde robe ne se résument qu'au gris trottoir et aux jeans normaux. Mais attention, il faut toujours passer inaperçue avec classe (l'important c'est de le croire !), ses fripes ne viennent que d'outre atlantique, plus précisément, d'un certain magasin qui commence par un G et qui contient trois lettres.
Loin d'épouser ses formes de mollusque, ses habits amplifient son attitude... molle ! Cette personne semble être dépourvue de tout muscle pour se tenir aussi courbé et avoir l'air aussi peu énergique.
Si on s'approche de plus près, et qu'on a un brin de conversation avec cet énergumène, on se rend très vite compte que, malgré 15 milliard de défauts, il se permet de donner des leçons à tout va.
Qui aime recevoir des leçons non constructives (car on peut bien le dire, il enfonce des portes ouvertes) de ses congénères ? Non, vraiment, on ne peut dire que c'est le egnre de conversation que j'apprécie le plus. Donner des leçons, ou plutôt des remarques qui se changent en leçon, alors que toi-même, tout seul dans ton coin tu t'es dit la même chose; cela crée une tension complètement inutile dans la conversation.
J'exècre au plus haut point ce genre de conversation, donc ce genre de personnes.
L'horreur se produit quand, inévitablement elle s'approche de moi, alors que je suis en pleine conversation avec une tierce personne. Une attitude spéciale se forme sur son visage: un air d'autosatisfaction peut se lire à trois mille kilomètres.
Trois phrases peuvent alors sortir de sa bouche, accompagnées d'une douce effluve qui te réveille brusquement le matin:
- "T'as eu combien en maths (*) ?"
- "T'as bien travaillé hier ?"
- "Pov' fille, tu me fais pitié."
Il me semble assez clair dans quelles situations les deux premières phrases sont énoncées.
La troisième arrive comme un cheveux sur la soupe lorsque dans un élan (de folie ?) j'explique quelquechose en mimant plus ou moins la situation.
Grave arreur. Comment mon cerveau peut-il concevoir une pareille chose alors que l'iguane gris est dans les parages ? Détonnant.
Mon cher cerveau ne conçoit alors qu'une chose: Déclencher une action de mon bras gauche qui consisterait à effleurer violemment la joue gauche de l'iguane.
Or, tu conviendras comme moi que la violence étant l'arme des faibles, je préfère faire jouer ma sublime répartie.
Malheureusement, je me heurte à un nouveau problème: l'énergumène a une culture cinématographique qui évolue vers le zéro absolu.
Toute cinglante que peut être ma répartie, elle tombe à l'eau puisque mon interlocuteur ne la comprend pas.
Et voilà, je me retrouve à un degré supérieur dans l'énervement !
Ce-ci est pour la partie que tu connaissais déjà. Maintenant, pourquoi ça ne va pas, et bien, tout simplement le fait de voir cette personne m'exaspère.
Les leçons qu'elle donne ? Et bien c'est tout siplement de la forme: "Franchement, et je dis ça pour toi, il faut que tu travailles tes maths (*) là."
Qu'une seule réponse n'est alors envisageable: "Cela est vrai, et cette idée a déjà été conçue par mon cher cerveau." La conséquence de cette phrase est fracassante: cette note serait due à un accès de flémardise ? Tragique... Inconsciente petite personne que je suis alors !
Ou alors, une autre forme de réponse est possible: "que puis-je dire ? Je me suis arrachée au travail afin de potentiellement obtenir une note correcte." La conséquence est alors désastreuse: Aurais-je réelement un défaut au niveau de mon cerveau ? Terrible !
Dans ces deux situations quelque chose de terrible se produit dans la tête de cette personne: elle ne pourra qu'être contente d'elle. Pourquoi ? Et bien pour la simple et bonne raison que dans la première situation, un fort sentiment d'utilité s'emparera de sa personne. Il est bien entendu que c'est un sentiment humain que de se sentir Ô combien utile en donnant des leçon aux autres. Mais tu en conviendras comme moi de l'inutilité de ses remarques.
Dans la deuxième situation, le sentiment éprouvé par l'énergumène sera sensiblement différent: il se sentira tellement supérieur. Il suffit de faire un bref mais très intense effort d'imagination, ce qui n'est pas forcément aisé: cet énergumène a effectué la même quantité de travail pour une note finale tellement supérieure. Fracassant ! Il pensera définitivement que je suis dotée d'un cerveau bon marché ! Désastreux, surtout pour mon égo surdimensionné !
J'exècre ce genre de situation, comme tout être normalement constitué.
Voilà pourquoi, ma chère L. cette personne m'exaspère au plus haut point.
Ce-ci est bien évidemment sans parler du fait qu'elle est complètement bouchée niveau musique. Aucune discussion possible. Atroce !
(*): Matière choisie au hasard, bien évidemment.
Vous aurez remarqué que j'ai un (petit) problème au niveau de la forme du texte (paragraphe...).
Zoulon.
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