La suite
_ « Pourquoi…pourquoi n’es tu pas mortes ?! »
Demanda l’homme avec inquiétude et un sombre regret dans sa voix tremblante. Blanche ne put se retenir de rire aux éclats.
_ « Tu es misérable, comme tout ces humains d’ailleurs… Regardes ta copine, elle est partie en ne pensant uniquement à elle. Mais finalement, peut-être à t-elle raison puisque… »
Il y eu un silence et Blanche continua :
« … Ta vie prend fin ici»
De l’ombre de sa capuche, Blanche sorti un poignard grisâtre qui luisait d’un éclat blanc et meurtrier dans les rayons de la Lune. Elle s’approcha de l’homme celui-ci hurlant et asseyant de partir malgré sa peur qui le tétanisait…
Chapitre 1
La Lune avait laissé place au Soleil et la nuit au jour. Il était tôt, et le soleil avait du mal à se lever même si toutes fois, quelques rayons perçaient à travers les nuages pour baigner la ville de Mirodin dans une fraîcheur et blancheur paradisiaque.
L’Astre de feu éclairait aussi la chevelure rousse d’une fillette, endormie sur le sol. Il s’agissait de Blanche, enveloppée dans son drap noir. Les rayons vinrent la réveiller. Elle commençait à ouvrir ses yeux à mi-clos mais face à elle, tirant la langue, se trouvait une tête suintante.
Blanche était tétanisée. Elle baignait dans une marre de sang et se mit à suffoquer. Elle se leva et se mit à courir mais trébucha sur un corps, sans doute le corps de la tête car celle-ci manquait. Blanche manquait encore de force pour se relever de sa chute et des larmes de peur coulaient le long de sa joue. Elle pataugeait dans cette marre avec un corps et sa tête à proximité. Elle finie par se relever et prit ses jambes à son coup. Ses vêtements étaient ensanglantés et puaient le sang. Blanche courrait aussi vite qu’elle le pouvait bousculant au passage plusieurs personnes dont un duo d’homme en bleu : des gardes.
_ « Halte ! Arrête toi immédiatement petite ! »
Mais Blanche continuait à courir ne prêtant aucune attention à la sommation. C’est alors qu’une course poursuite commença. La fillette était pourchassée par les deux hommes. Elle avait peur et s’en était déjà trop pour elle. Elle se précipita dans une petite ruelle sombre et étroite. Les policiers la suivaient toujours avec acharnement.
_ « Arrête toi petite ! »
Mais au grand embarras de Blanche, elle débarqua dans un cul-de-sac. Les policiers étaient essoufflés suite à cette course poursuite. Il faisait décidément bien sombre en ce lieu.
Blanche, dans sa longue robe noire, ne savait que faire. Elle essaya alors d’escalader la paroi des murs en pierres mais retomba sur son coccyx. Prise de peur, elle se rua au derrière d’une benne à ordures. L’un des policiers sorti une lampe de poche et éclaira la fillette. Son visage était taché de sang et ses larmes ne faisaient que créer une rivière rouge perlant sous son menton.
_ « N’est pas peur, nous sommes pas méchants ».
Dit l’un des deux. Il était jeune. Un large sourire arborait son visage. L’autre policier était en arrière. Il était gros et vieux et portait aussi une barbe grisâtre.
Le plus jeune s’approcha de la jeune fillette et éclaira son visage. Les grands yeux gris de Blanche le fixaient avec frayeur.
_ « Allez, viens avec nous, on t’emmène au commissariat, tu dois sûrement t’être perdue ?
La jeune fille réfléchie un moment et de sa voix enfantine répondit :
_ « Non. Je…Je ne me suis pas perdue.
_Que fais tu seule ici alors ?
_Allez embarque la, j’ai pas que sa à faire. » Intervint le gros.
Le jeune homme était perplexe et embarrassé.
_ « Une petite comme toi ne dois pas être seule, viens, on te ramène avec nous et on va retrouver tes parents. »
Il remarqua les tâches de sang sur la robe et la main de la fillette ainsi que sur ses pieds nus de surcroît et lui tendit la main comme pour l’attraper doucement.
_ « Non, laissez moi ! »
Hurla Blanche.
_ « Bon laisse moi faire ! Sa commence à bien f aire ses enfants capricieux de nos jours ! »
Le gros s’avança et saisi Blanche par le bras l’obligeant à lâcher la poubelle qu’elle tenait fermement.
_ « Mais tu vas venir petite peste ! »
_ « Non ! Lâchez moi ! Maman aide moi ! »
L’homme serrait le bras de la fillette fermement au point de lui en laisser des marques à la suite.
_ « Mais vas-tu lâcher cette poubelle bordel ?!
_ « Lâchez moi ! A l’aide ! »
Blanche hurla aussi fort qu’elle le pouvait de sa voix cristalline résonnant contre les murs.
_ « Chef, vous devriez la lâcher, nous ne pourrons rien faire à part casser nos oreilles avec ces cris et hurlements. »
Le vieil homme était rouge et hurlait tout un tas de jurons. Il plaça son pieds contre le mur à côté de la fille de façon à prendre appuie dessus.
_ « Ferme la toi ! Et viens plutôt m’aider ! »
Mais le jeune n’en fut rien et resta derrière à regarder la scène.
Finalement, le garde lâcha la fillette. Il était essoufflé et rouge mais de sa ceinture, il extirpa un revolver qu’il pointa vers la fillette.
Celle-ci avait les yeux écarquillés et hurla plus fort.
_ « Maman ! Aide moi ! Maman !
_ C’est…C’est ça, hurla autant que tu le peut petite garce, car se sera ton tout dernier c ri !
_Monsieur, je ne peux vous laisser faire ça ! Mais que vous arrive t-il ?! Dit le jeune en saisissant l’arme à feu dans sa main.
_Casse toi de la toi !
Le vieux frappa le jeune homme du manche de son arme et pointait de nouveau son arme vers la fillette. Blanche hurlait « Maman ! » a répétition, ses cordes vocales semblaient se dérailler à chaque cri et sa voix en était que plus faible.