Metroid Prime
Plateforme : GC puis Wii
Date de sortie : 2003, 2004 et 2007
Genre : Aventure / FPS (on entend aussi parler de FPA, pour First Person Adventure)
Thème : Exploration d’un milieu (très) hostile ?
Développeur : Retro Studio
Editeur : Nintendo
Interdictions au niveau de l'âge : Déconseillé aux moins de 12 ans.
Présentation :
Metroid Prime est une trilogie issue de la saga
Metroid. D’abord sortit en 1986 sur NES puis sur gameboy et SNES, il sera remit sur le devant de la scène par
Super Smash Bros. (N64), qui lui servira de tremplin à
Metroid Fusion (Gameboy Advance) mais aussi à un opus 3D qui verra le jour sur Gamecube :
Metroid Prime. Il se fera remarquer par son gameplay assez innovant.
Et l'histoire ne fait que commencer.
Le soft se présente sous l’interface d’un FPS (vue subjective, seule l’arme du personnage est visible à l’écran), mais tout le reste relève bien d’un jeu d’aventure et d’exploration. Cette impression est surtout apportée par un seul élément du jeu qui va lui donner une grande partie de sa saveur, le viseur d’analyse. Le principe est simple : on enclenche le viseur, on cible un objet, ennemi, porte ou élément du décor, on l’analyse et le jeu nous donne une suite d’informations sur ce
whatever (

). A priori, ça sert pas à grand-chose, mais ce petit joujou peut révéler des éléments très utiles, comme la faiblesse d’un adversaire ou la composition d’un mur fragile pour savoir quelle arme permettra d’achever une bonne fois pour toute. Il donne également (dans 60 % des cas ?) des informations particulièrement inutiles (comme des jolis commentaires sur l’architecture Chozo/Luminoth). C’est aussi avec ce truc qui vous pourrez activer les interrupteurs, mais le point le plus important, c’est qu’il permet au final de rassembler le scénario du jeu. Et oui, l’histoire de Metroid Prime n’est absolument pas linéaire et c’est à vous de rechercher les divers textes et données pirates qui vont vous permettre de rassembler les différents morceaux de l’histoire, si vous le voulez. Mais pour ça, il vous faudra obligatoirement explorer laborieusement la planète, ce qui est loin d’être une tache facile.
Le scanner vous dira tout sur vos ennemis, y compris ce dont vous n'avez pas besoin.
On commence avec juste ses jambes et son canon et, au fur et à mesure des heures de jeu, on complète son équipement. Chaque nouvel équipement offre un nouveau moyen de progresser dans le jeu (ouvrir des portes, détruire des murs, résister aux températures élevées, faire exploser des obstacles, atomiser des pirates de l’espaces..) et vous devrez les récolter scrupuleusement pour pouvoir avancer. En plus de ces équipements, un certain nombre d’améliorations sont disséminées dans chaque monde pour augmenter les capacités de votre arsenal ou votre jauge de vie. Ces petits objets représentent un véritable défi à retrouver, puisqu’ils sont tout à fait optionnels et parfois horriblement bien cachés (comme derrière des murs parfaitement anodins). En bref, plus vous avancez, plus votre équipement s’agrandit, plus vous aurez accès à de nouvelles zones, plus l’univers deviendra hostile.
Si ce liquide jaunâtre ne met vos sens du danger en alerte, c'est que vous manquez d'entraînement.
Car, oui, c’est contre toute une planète que vous devez lutter tout au long de l’aventure. Une véritable armée d’animaux, de végétaux, de machines, de spectres, de pirates de l’espace et autres bestioles méconnaissables. Et là, force est de remarquer qu’on a mis le paquet : Metroid Prime n’est pas un jeu que se laisse faire. Tandis que la plupart des ennemis déambulent vaguement dans les différentes pièces, certains jaillissent du sol, vous attaquent par les airs ou en meutes, on rarement à l’abri. Le bestiaire s’élargit à chaque nouveau monde exploré, mais il devient également plus redoutable. Inutile dire que les derniers maillons de chaîne alimentaire ont de quoi donner du fil à retordre. Mais on ne peut pas parler du bestiaire de Metroid sans évoquer ses boss. Plus
Alien que jamais lors de ses combats contre des créatures titanesques, chaque adversaire demande autant de technique que de réflexion. Mais les combats ne représentent pas la totalité du jeu. Que ce soit dans le va et vient continu, dans la résolution d’énigmes ou dans la recherche d’équipements, vous devez explorer, soit, passer un bon bout de temps à tourner en rond. C’est à ce moment qu’on se rend réellement compte à quel point le monde du jeu est grand. Même avec les raccourcis activés, on passe la plupart de son temps à se balader dans les différentes structures, ruines ou cavernes. Mais les mauvaises rencontres fréquentes et la nouvelle perspective d’exploration qu’offre les différents équipements débloqués évitent que ces passages soient trop rébarbatifs. Pour éviter d’avoir à tourner éternellement, le jeu viendra lui-même vous remettre sur piste avec quelques petits indices si vous venez à vous égarer un peu trop.
Vous pouvez vous y fier, il est aussi agressif qu'il en à l'air.
Au final, le jeu est un savant mélange d’action nerveuse et de longues phases d’explorations.
Metroid Prime
Plateforme : GC
Date de sortie : 2003,
Genre : Aventure / FPS (on entend aussi parler de FPA, pour First Person Adventure)
Développeur : Retro Studio
Editeur : Nintendo
Interdictions au niveau de l'âge : Déconseillé aux moins de 12 ans.
Résumé :
Après sa victoire sur Zebes,Samus poursuit les derniers rescapés des pirates de l’espace en fuite. C’est en les chassant qu'elle reçoit un message de détresse d’un vaisseau pirate : l’Orphéon, stationnant en orbite autour de Tallon IV.
Mais, lorsqu’elle arrive sur place, le vaisseau ne contient plus que des pirates de l’espace à moitié morts et des spécimens de recherche éparpillés dans tout le vaisseau. L’Orphéon ne met pas très longtemps à tomber en lambeaux, et à s’écraser sur la surface de Tallon IV.
Samus atterrit sur la planète en urgence pour essayer de comprendre le comportement étrange des pirates. Mais elle ne se doute pas encore quel mal ronge les entrailles de cette planète, un mal appelé le phazon.
Un ancien ami vient vous saluer...
Informations :
Premier opus de la série, il pose toutes les bases, que ce soit au niveau de l’histoire ou du gameplay. Cet opus est surtout basé sur un panel assez large de rayons différents qui se révèlent plus ou moins efficaces selon les situations.
L’objectif final du jeu est de poutrer les pirates de l’espace et de comprendre ce qu’ils manigancent. Je vous laisse découvrir le reste par vous-même, sinon, c’est pas drôle x]…
Metroid Prime 2 : Echoes
Plateforme : GC
Date de sortie : 2004
Développeur : Retro Studio
Editeur : Nintendo
Interdictions au niveau de l'âge : Déconseillé aux moins de 12 ans.
Résumé :
Un vaisseau de la fédération a subitement arrêté de donner des signes de vie alors qu’il poursuivait un vaisseau pirate. Sa destination : Ether. Samus est envoyée à leur recherche.
Seulement cette planète est scindée par un phénomène étrange puisque deux monde y cohabitent : l’un de lumière, l’autre d’ombre. Les quelques survivants Luminoth mènent une lutte désespérée contre les Ing, d’étranges créatures qui possèdent la capacité de posséder leur victime.
L'aspect de ce portail n'augure rien de vraiment bon.
Informations :
Deuxième opus, le gameplay reste identique, mais beaucoup d’éléments viennent apporter un nouveau souffle au jeu.
Premièrement, le jeu est basé sur l’opposition entre l’ombre et la lumière. Les deux mondes coexistent sans pour autant être totalement identiques. Chaque événement qui se passe dans un des mondes, se passera dans l’autre également. Vous passez d’un monde à l’autre grâce à un portail. C’est assez simple à première vue, alors compliquons un peu la chose.
Le monde de l’ombre et recouvert d’une sorte de brouillard nocif qui vous fera perdre vos points de vie petit à petit. Pour ne pas mourir, vous devrez rejoindre des sphères de lumière installées par les Luminoth.
Votre arsenal se verra réduit à deux canons : canon d’ombre et canon de lumière. Le canon d’ombre est efficace dans le monde de lumière et vice vera. Seulement ces deux magnifiques armes n’ont que des munitions limitées, et il faudra les utiliser avec précautions.
Dans la forme, c’est la seule différence majeure avec le premier opus, le reste est relativement identique. Mais bien sûr, les équipements ne seront pas exactement les mêmes.
Metroid Prime 3 : corruption
Plateforme : Wii
Date de sortie : 2007
Développeur : Retro Studio
Editeur : Nintendo
Interdictions au niveau de l'âge : Déconseillé aux moins de 12 ans.
Résumé :
Les pirates de l’espace se comportent de manière de plus en plus étrange. En réaction, la fédération engage un groupe de chasseur de prime redoutables, dont Samus, pour tenir leur tenir tête.
Mais l’Aurora, le vaisseau sur lequel ils étaient réunis se fait attaquer et les quatre mercenaires sont affectés par du phazon. Bien qu’il leur donne une puissance de feu supplémentaire, il corrompt également leurs esprits peu à peu.
Mais le temps presse : les pirates de l’espace attaquent diverses planètes à l’aide de Léviathan, immense graine de phazon qui infecte la planète sur laquelle ils s’écrasent.
Votre vaisseau à été refait pour l'occasion. Sympa, non ?
Informations :
Dernier opus de la série de la trilogie et premier opus sur Wii.
Le changement est radical : le gameplay à la Wiimote est très différent, mais on ne peut plus génial.
On peut toujours cibler l’adversaire, lui tourner autour et lui tirer dessus, mais il faut également viser avec la Wiimote (adieu le ciblage automatique, verrouiller l’ennemi permet seulement de le garder au milieu de l’écran). Les combats prennent tout de suite une tournure assez différente. La précision entre en jeu, et il est souvent demandé de viser des parties spécifiques d’un ennemi pour en venir à bout. Mais ça ne s’arrête pas là.
Vous possédez maintenant un grappin spécial qui permet d’accrocher certains éléments du décor ou ennemis pour les tirer vers vous. Pratique pour arracher un bouclier des mains de l’adversaire, par exemple.
Une autre des nouveautés, c’est que vous pouvez commander votre vaisseau. Pour voyager entre différentes planètes, dans un premier temps. Mais d’autre fonctionnalité apparaissent au fur et à mesure du jeu.
La wiimote est aussi utilisée pour interagir avec le décor. Un scan ne sera plus suffisant pour activer certaines portes, vous devrez vous-même les ouvrir en tirant, tournant, poussant des leviers.
Un autre vice du jeu : vous pouvez passer en hypermode n’importe quand. Celui vous rend invincible pendant une certaine période et vous donne une puissance de feu remarquable. Mais chaque tir sera déduit directement de vos points de vie et l’hyper mode s’arrêtera de lui-même une fois une barre de vie descendue.
Il est à noter aussi qu’il arrive que vous passiez en « mode corrompu ». Il vous faudra alors vider l’excédant de phazon en tirant le plus vite possible, ou c’est la mort assurée.
Avis Personnel :
Je suis étonné qu’il n’y ait pas déjà de fiche sur ce jeu.
Un des meilleurs qu’on puisse trouver sur GC et Wii. Les trois opus des Metroid Prime sont tous simplement merveilleux et ne font que confirmer l’incroyable qualité de la série Metroid. Vu que tout l’aspect formel a déjà été abordé, on peut s’intéresser au reste.
Samus a abusé de Super Smash Bros, elle utilise son grapin sur ses adversaires !
Une des premières grandes qualités de ce jeu : c’est son atmosphère. Dans Metroïd, on est seul sur une planète inconnue et loin d’être amicale. La tension est permanente, surtout dès les première heures de jeu. Le prologue à bord de l’Orphéon est révélateur de cette ambiance : un vaisseau en ruine, des cadavres dont l’analyse ne révèlent que des choses pas très jolies, des bestioles qui courent dans les conduits et un musique d’ambiance des plus oppressante. Metroid se vit presque autant qu’il se joue. Le seul fait de voir le jeu à travers le casque de Samus, sur lequel s’affiche toutes les informations, relève presque du fan service. La pluie s’écrase contre la vitre, le sang alien et autres liquides baveux giclent sur le viseur, des parasites apparaissent lorsque les ennemis utilisent certaines attaques, on peut même voir les yeux de Samus se refléter sur l’écran lors de grosses explosions. Le tout est inutile, mais affreusement classe.
Les structures labyrinthiques que proposent chaque niveau promettent des heures d’errances et de recherche afin de mettre la main sur tous les petits secrets du jeu. On cherche le moindre détail qui pourrait donner ne serait-ce qu’un maigre indice pour compléter les quelques derniers pourcentages de jeu qui manque et on refait le jeu de long et en large à un tel point qu’on finit presque par connaître chaque moindre pièce de jeu sous presque toutes les coutures.
Et il n’a pas à pâlir non plus au niveau de la difficulté, même si la plupart des boss, tombent relativement rapidement une fois que leurs mouvements sont assimilés, les modes de difficultés supérieurs viennent relever le niveau. Par contre, les joueurs qui découvrent le jeu risquent de passer quelques mauvais quarts d’heures sur certaines scènes.
Fallait pas tirer à bout portant...
Au final, Metroid Prime est un jeu à avoir coûte que coûte si on possède une Wii ou une Gamecube. Même le premier opus n’a pas pris une seule ride.
Y’a pas à tortiller, Metroid Prime fait partit des jeux cultes de Gamecube, et il s’illustre également sur Wii.
Les points forts et les points faibles :
Points forts :
- C’est du Metroid

- L’immersion donne une atmosphère très singulière au jeu.
- Des boss monstrueux.
- Très maniable.
- Mention spéciale bonus pour le troisième opus qui profite au mieux des capacités de la Wiimote.
- Très bons graphismes. C’est pas du photo réalisme, c’est pas détaillé, mais ça en met quand même plein les yeux. Il faut vraiment le vouloir pour s’arrêter sur les défauts techniques du jeu.
Points faible :
- Trop court !
- La lecture de la base de donnée est loin d’être simple et trop condensée. Ceux qui sont rebutés par la lecture risquent juste de passer sur le scénario du jeu.
- On marche, on marche, on marche…
- Les NPCs de Metroid Prime 3. Juste la présence d’une voix extérieure pourra faire grimacer les fans des deux premiers opus.