| Ombre
| Malchance (Tome 2) | | HRP: Ce post est la suite d'un autre, nommé Malchance (tome 1).
Arthus se retourna lentement, pour voir celui qui avait ainsi crié. Il avait en face de lui trois hommes, portant des masques de clowns et des fusils à canon scié. Le plus grand avait été, très original, celui qui avait beuglé quelques instant avant. Il agitait frénétiquement son arme, la mettant juste sous le nez des clients qui ne bougeaient pas assez rapidement.
L'horloge marquait 21h32. Le retard de Jim n'importait plus trop Arthus. Il avait manifestement d'autres problèmes dans l'immédiat. Il ne fut pas long à se faire remarquer par l'un des trois braqueurs, de toute manière, il ne charchait pas à se cacher.
"Toi, là, ducon, t'as pas compris, tu t'assoies tout de suite, et si tu veux pisser, tu mouille ton froc mais tu ne sort pas de la pièce, c'est compris"
Arthus acquiessa en souriant.
Un moment, il avait voulu répondre que cela faisait plusieurs siècle qu'il ne pissait plus, mais de toute manière, il n'avait pas envie ni de le provoquer, ni même de parler. Et son exitation persistait...
Rapidement, les trois voleurs se mirent à faire le tour des clients, réclamant portefeuilles, bijoux et tout autres objets de valeurs.
D'une manière générale, les gens présents s'exécutaient de bonne grace, enfin, sans trop se plaindre serait plus juste.
Et à force de passer entre les rangs de tables avec leurs sacs ouvert, l'un des trois arriva devant Arthus. Les autres clients avaient spontanément sorti leurs devises, mais Arthus, lui, avait gardé ses mains, tranquillement, étalées de chaque coté de son assiette encore fumante.
Le braqueur attendit deux secondes, puis foutant son sac sous le face d'Arthus, cria:
" T'as pas compris ? T'es con ? Alors tu vas mettre tout ton fric dans ce sac, si tu ne veux pas te prendre un coup dans la tronche !"
Il agitait en même temps son canon scié, et faisiat mine d'avoir réellement l'intention de le taper avec.
Que faire ? Lui saisir l'arme, et l'utiliser pour lui tirer les deux coups dans la tête. Arthus avait de toute manière l'avantage. Contre des humains, un vampire a toujours l'avantage...
Mais non, pensa-t-il enfin, la Mascarade doit être préservé. Et que valait quelques dizaines d'euros, pour éviter d'avoir des ennuis ?
Il plongea son main dans son veston, pour en sortir une liasse de billets de 20 euros. Se faisant, il écarta un pan de sa veste, laissant ainsi paraître, à sa ceinture, un holster contenant un pistolet 44m.
Les yeux du braqueur s'illuminèrent à la vue de l'argent, mais ils acquirent rapidement une vive lueur de terreur, à la vue du monstre qui était rangé dans son étui de cuir.
Et, tout en braquant son canon sur la tête d'Arthus, il s'écria
"C'est quoi ce truc ? T'es armé ? Espèce de fils de pute ! Tu es armé et tu ne le dis pas ! Je vais t'éclater la tête, je vais te la faire exploser comme un tomate qu'on écrase !"
Il tremblait.
On dit souvent qu'un adversaire qui tremble est un adversaire dangereux lorsqu'il a une arme à feu, car ce genre d'individu tire sans prévenir. Mais, avantage, ils n'ont souvent le temps que de tirer une.
Arthus plongea son regard sans celui du braqueur, il y lut la peur, mais aussi un autre sentiment. Cet homme n'avait jamais tué...
La salle était silencieuse, personne ne parlait. Un complice demanda s'il avait un problème. Il s'approchait même. Mais le pauvre n'entendait pas. Il tremblait de plus en plus, son doigt toujours crispé sur la détente.
Tout à coup, Arthus percut la mécanique de l'arme se mettre en marche. Il avait trop appuyé, et le coup allait partir. Le braqueur avait fait son choix.
Le vampire saisit avec une rapidité inhumaine le canon, et le leva vers le plafond lorsque la détonation retentit, faisant ainsi exploser le platre du décor du restaurant, qui tomba sous la forme de petites particules blanches.
Et halluciné, le braqueur ne réagit presque pas lorsqu'il vit arriver sur lui le poing d'Arthus.
La suite fut assez rapide.
Ayant saisit le canon scié, Arthus le fit tourné sur sa main, en saisit la détente et faucha un autre braqueur qui courait vers lui, lui arrachant la jambe gauche. Le pauvre unijambiste s'étala sur une table, laissant se faire recouvrir par une sauce aux champignons dégoulinante.
C'est au second coup de feu que la première femme du restaurant cria...
Pourquoi tu cries, grognasse, tu ne vas pas mourir ? pensa Arthus.
L'arme qu'il avait en main ayant tiré ses deux coups, elle était devenu inutile, ou presque... D'un geste sûr et adroit, il l'envoya dans le bras du troisième et dernier, celui qui semblait être le chef. Il se le prit à la naissance de l'épaule, juste sous le cou, et fut propulsé en arrière, sous la violence du choc, en lachant l'arme qu'il tenait.
Sautant par dessus les tables et le corps ensanglanté d'un des braqueurs, il arriva sur le dernier, l'arme au poing et lui mit juste entre les deux yeux.
C'est alors qu'il remarqua la blessure de l'épaule...
A suivre... |