 |  | [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. Section : Le comptoir Dialogues, actualité et discussions | [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. : Discussion sur le forum Le comptoir (Dialogues, actualité et discussions : Dialoguer et discuter sur des thèmes divers : sujets de société, d'infos, d'actualité...) 21/03/2006, 20h08 | #62 |
| Re : [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. | | | | |
21/03/2006, 23h45 | #64 | | Dieu supérieur
| Re : [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. | |  | Citation |  |
| |  | Posté par Crevetterose |  |
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| | | | J'ai lu tous les post depuis le début et pour celui-ci je suis d'accord avec toi Khadamon! Quand on fait un enfant c'est parceque le couple souahite en avoir un et pas uniquement pour donner la vie comme ça! Evidemment les parents se préoccuperont du bien-être de leur enfant mais ce n'est pas pour cette raison qu'ils ont décidé d'avoir un enfant (Je sais pas si je suis bien clair là! ) | |  | |  |
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Pas trop sur la fin justement...
Mais crois saisir l'idée en me basant sur les propos de K'. Par contre, si tu as l'occasion de développer un peu.
Mais tu ne pense pas que, une fois qu'il est conçu, erreur ou non, cet enfant à le droit à la vie et dans de bonnes conditions ? Et que, erreur ou non, il convient aux parents d'assumer avec autant d'amour et de courage que possible, leur enfant si la periode d'avortement est passé ou si la femme a décidé de le garder quelqu'en soit la raison ?
POUR K' : Je (te) retourne le probleme, un gars insisterai pour que le mere avorte et si elle refuserai, il abandonnerai son futur enfant pour garder sa "liberté" ? Si oui, comment se sentirait-il à 50 ans ? Fier ? Heureux ? Satisfait ? Tu te sentirai comment toi, dans ce role ?
C'est pas agressif, mais j'essais de comprendre ton point de vue dans sa globalité Dernière modification par Tarja : 21/03/2006 à 23h52. | | |
22/03/2006, 06h11 | #65 | | Phoenix
| Re : [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. | | | | | |
Mais tu ne pense pas que, une fois qu'il est conçu, erreur ou non, cet enfant à le droit à la vie et dans de bonnes conditions ?
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Justement... 18 ans, en plein milieu des études, sans travail et habitant chez ses parents : Ce ne sont pas de bonnes conditions.
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Et que, erreur ou non, il convient aux parents d'assumer avec autant d'amour et de courage que possible, leur enfant si la periode d'avortement est passé ou si la femme a décidé de le garder quelqu'en soit la raison ? | |  | |  |
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La décision appartient justement à chacun. Et j'ai du mal à concevoir qu'on puisse "forcer" le père pour une décision qui n'est prise, en définitive, que par la mère (pour le cas où elle décide de le garder).
Pour le cas où c'est "trop tard" (et dans le cas (rare) où les parents ne s'en sont pas aperçu avant pour choisir ou non l'avortement), là c'est plus tendancieux et dépendra, une fois de plus, des conditions antérieurs : Y avait il eu contraception ? Est ce un "accident" ou un risque qui a été pris par l'un ou les deux parents ? Etc etc.
Là c'est du cas par cas.
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POUR K' : Je (te) retourne le probleme, un gars insisterai pour que le mere avorte et si elle refuserai, il abandonnerai son futur enfant pour garder sa "liberté" ? Si oui, comment se sentirait-il à 50 ans ? Fier ? Heureux ? Satisfait ? Tu te sentirai comment toi, dans ce role ?
C'est pas agressif, mais j'essais de comprendre ton point de vue dans sa globalité | |  | |  |
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Je ne le prend pas agressivement je te rassure
*Compose le 3615 MaLife*
Je vais donc parler d'expérience personnelle (on évitera ainsi les dires tout théorique).
Je vous ferais grâce de mon arbre généalogique, vous auriez la migraine.
Mon père et ma mère m'ont désiré, je crois...
Seulement à l'âge de 3 ou 4 ans ils se sont séparés. La vérité est que mon père n'arrivait pas à assumer sa paternité (il ne m'avait pas reconnu à la naissance).
Une fois séparé il a continué à ne pas l'assumer, et je ne le voyait que très très rarement (une fois l'an, peut être deux mais c'est vague).
Finalement il m'a reconnu lorsque j'ai eu 13 ans.
Mon père n'est pas un père pour moi, c'est un ami (ce qui est déjà pas mal).
Mes parents m'ont eu jeune (21 ans pour ma mère, 23 ans pour mon père).
J'ai donc été élevé par ma mère avec quasiment aucune présence paternelle, aucun "modèle" du père a proprement parlé.
Je vous passe les détails, mais mon père a continué de ne jamais assumer ses paternités.
Jusqu'à ses 40 ans, où là il a choisi une "pondeuse" (y a pas d'autre terme), qui a accepter de lui faire un enfant, en sachant qu'il en aurait la garde exclusive et que jamais elle n'aurait son mot à dire au sujet de l'enfant.
Cela peut paraître ahurissant, mais bon, il a été franc et elle a accepté.
Bref, il a eu une fille pour ses 40 ans (il a toujours dit qu'il voulait une blonde aux yeux bleus pour ses 40 ans, il l'a eu :ange  .
Cette fille il l'assume pleinement, il "joue" son vrai rôle de père. Elle vit avec lui et touti quanti.
Il aura donc fallu 20 ans à mon père pour trouver sa place auprès de ses enfants et accepter d'assumer sa paternité.
Aujourd'hui la plupart de ses enfants (4 en ne comptant pas la petite dernière qui vit avec lui) ont apprit à vivre sans lui (bon grés mal grés pour certains), du coup il les voient peu, mais les relations s'améliorent avec ceux avec lesquels c'était le plus difficile (2 / 4, moi exclu).
Je n'en veux absolument pas à mon père d'avoir fuit sa paternité, ni de n'avoir jamais versé une pension alimentaire à ma mère (jusqu'à ce qu'il fasse l'erreur de me reconnaître, là ma mère lui est tombé dessus à bras raccourci).
Donc voilà en ce qui concerne mon père... Il est fier de ce que sont devenu ses enfants, j'en suis certain.
Il n'est pas fier de ses actes, ni heureux ni malheureux.
Il assume pleinement ses choix en tentant (avec réussite en ce qui le concerne) de faire en sorte qu'aujourd'hui sa relation avec chacun de ses enfants soit bonne. (A l'exception de la dernière, tous ses enfants sont maintenant majeurs de 27 à 18 ans).
Et quant à la question de savoir comment moi je me sentirais dans ce rôle... Je dirais sans ciller que c'est impossible que je sois dans ce genre de situation.
Pour la bonne et simple raison que j'ai toujours tout assumer dans ma vie, sans exception. Et que si je me trouvais être avec une femme qui tomberait enceinte de moi, si la situation ne le permettait pas je conseillerais vivement l'avortement évidemment.
Si elle refuse... Alors je n'aurais d'autre choix que d'assumer cet enfant.
Si la situation le permet, j'aurais sûrement une longue discussion pour évaluer si oui ou non c'est le "bon moment" (historique du couple, avenir possible et souhaité, etc.) et j'assumerais tout autant.
J'ai donc du mal à me mettre dans la peau de quelqu'un qui préférera sa liberté...
Mais en faisant un gros effort, j'espèrerais devenir comme mon père. Vivre ma vie pleinement jusqu'à ce que je sois prêt, et faire tout ce qu'il me sera possible de faire pour (re)nouer des liens avec mon enfant. Si il est intelligent, et que je trouve les bons mots : il comprendra, peut être avec le temps.
K' Dernière modification par Khadamon : 22/03/2006 à 07h22. | | |
22/03/2006, 16h08 | #66 | | Déesse
| Re : [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. | | | | | |
Mais tu ne pense pas que, une fois qu'il est conçu, erreur ou non, cet enfant à le droit à la vie et dans de bonnes conditions ? Et que, erreur ou non, il convient aux parents d'assumer avec autant d'amour et de courage que possible, leur enfant si la periode d'avortement est passé ou si la femme a décidé de le garder quelqu'en soit la raison ?
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Alors là c'est une autre histoire! Si la mère est enceinte par accident et que le couple n'est pas pret à avoir un enfant l'IVG est une bonne solution, seulement voila c'est plus facile à dire qu'à faire^^! Si jamais cela m'arrivait je ne peux pas te dire comment je réagirais: Est-ce que je choisirais l'avortement par peur de gâcher mon avenir avec un enfant que je ne pourrai assumer? Ou est-ce que j'aurai peur d'avorter, peur de le regretter un jour? Je ne pense pas avoir assez de vécu pour faire face à une telle situation! (Pilule+ preservatif ya que ça de vrai!^^) | | |
16/12/2006, 13h31 | #70 |
| Re : [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. | | | | | | [...] il y a t'il un autre moyen pour empecher cela ? | |  | |  |
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Le préservatif ou l'abstinance ...
Une fois que la matrice est en route, le père n'a plus aucun droit sur la maternité.
Nous sommes en France, si un homme est stupide, la femme à le droit d'en profiter.
Surtout que personne ne l'a forcé ... Et puis c'est tellement bien d'avoir des enfants ...
Qu'il assume ... Sinon ... Qu'il se taise ... De toute façon, il ne peut pas empêcher la grossesse.
Et pire, si il le fait, c'est un crime. | | |
16/12/2006, 18h06 | #72 | | Manticore
| Re : [témoignage/débat] Enfant non desiré, les difficultés à assumer. | | L'IVG, une bonne solution....., en plus c'est gratuit, en plus il y a la version médicamenteuse, et tout le monde y a accès même les mineurs... wouhouuuuuuuuuuuuuu  .
ça c'est absolument géniale:
Mais soyons claire, vive l'interuption volontaire de grossesse, Vive Simone Veil, et un grand merci à toute celle qui se sont battues pour que cela devienne un Droit fondamental.
Tout d'abord à propos des mineurs:
Les mineures et l'IVG:
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L'accord parental, souvent difficile à demander, n'est plus obligatoire pour les mineures depuis mai 2002. Les jeunes femmes peuvent donc décider seules d'interrompre leur grossesse. Elles doivent cependant faire appel à un adulte référent qui les soutiendra durant toute la procédure. Cette personne, majeure, peut être un proche, un(e) ami(e), un membre d'une association.
Comme les majeures, les mineures non émancipées ont un délai de 12 semaines pour procéder à une interruption volontaire de grossesse. Après la première consultation médicale, les jeunes femmes doivent obligatoirement se soumettre à une consultation sociale. Puis, elles sont orientées vers un établissement de santé, public ou privé. Pourtant, certains hôpitaux n'appliquent pas les nouvelles mesures. Ils n'acceptent pas toujours la demande d'une mineure sans autorisation parentale, en raison des risques éventuels associés à l'anesthésie générale . Quand l'accord est donné, l'Etat garantit l'anonymat et prend en charge les frais liés à l'intervention : à hauteur de 80 % pour les cas où l'accord parental a été donné, à 100 % pour les mineures seules et les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle."
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Alors pour info, l'IVG telle que je la connait ( c'est à dire la version medicamenteuse) n'est pas gratuite, elle est remboursée certes mais il faut encore faire l'avance.....(pas tip top quand tu ne veux pas que tes parents soient au courant, mais bon elle n'a qu'à assumer, n'es-ce pas?).
Puis je ne sais plus qui déjà à présenter cela comme une réponse à la peur du chirugien, hum.......
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"L'IVG médicamenteuse peut aujourd'hui être pratiquée en médecine "de ville". Néanmoins, cet acte doit être effectué sous la surveillance d'un gynécologue ou d'un médecin généraliste travaillant en réseau avec un établissement de santé avec lequel il a passé convention. Cette méthode ne pourra pas être utilisée au delà de 7 semaines d'absence de règles. Concrètement, la femme effectuera une première consultation chez son médecin qui l'informera des différentes techniques et lui proposera un entretien psycho-social. Lors d'un deuxième rendez-vous, elle signera un consentement, puis au cours de la troisième consultation, un comprimé de Mifépristone lui sera administré. 48 heures plus tard, la femme devra prendre le Mifépristone . Il faut savoir que la Mifépristone interrompt la grossesse et le Mifépristone provoque l'évacuation de l'oeuf, comme lors d'une fausse-couche. Enfin une visite de contrôle est obligatoire 15 à 20 jours plus tard. Si cette méthode est efficace dans 98 % des cas, dans 2 % des cas, la grossesse peut continuer. Aussi il est impératif de revoir son médecin pour s'assurer de l'absence de complications.
Attention, cette méthode peut être difficile à supporter psychologiquement : au contraire de l’IVG chirurgicale où le médecin prend en charge entièrement la situation, la femme vit “en direct” l’expulsion de l’embryon. Le choix doit donc se faire après mûre réflexion. Mais, encore une fois, le rôle du médecin est de vous accompagner et vous aider", en aucun cas de vous juger. | |  | |  |
| Et comme l'a dit je ne sais trop plus qui (désolée  ), si ce n'est pas le cas envoyez le au diable et allez voir ailleurs
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| | | | Physiologiquement, la pilule abortive est contre-indiquée aux femmes de plus de 35 ans, aux fumeuses ( oui je sais on aurait jamais du comencer et bladebla), hypertendues, cardiaques, asthmatiques ou porteuses de fibrome. Elle peut parfois entraîner quelques petites hémorragies après l’expulsion. " | |  | |  |
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Et à propos de l'avortement chirurgical:
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Il est pratiqué sous anesthésie locale ou générale, la méthode par aspiration est la plus couramment employée. Elle peut être suivie d’un mini-curetage pour s’assurer que l’utérus est bien dégagé de tout débris membranaire. La durée d’hospitalisation est, en général, d’une journée pour une anesthésie locale et de 24 heures pour une anesthésie générale. Les suites opératoires sont simples : surveillance du pouls, de la tension et des saignements.
cet acte chirurgical peut présenter des complications telles qu'une déchirure du col utérin, une hémorragie, une perforation de l'utérus, les complications propres à l'anesthésie puis après l'intervention il y a le risque de l'infection génitale haute et les plus tardivement les synéchies utérines et le risque de la grossesse extra-utérine. | |  | |  |
| On est d'accord c'est RARE, moins de 1 %, mais rare signifie que ça arrive quand même...totologie quand tu nous tiens
Alors je veux bien que se soit à la fille d'assumer, ses choix, on se met en cloque toute seule c'est bien connu, mais mais est-ce que vous imaginez ce que ça peut être de subir une aspiration sous anesthésie locale?????????
Non j'ai pas l'impression.
Alors j'aprécierais réellement que l'on arrête de juger ces filles, ces femmes sur ce sujet là. Qu'elles décident d'y avoir recours ou non relève strictement de leur choix. Et puis vous savez quoi je vais aller jusqu'au bout de ma pensée et encourager fortement les mecs à s'abstenir de tout commentaire, oui je sais c'est du féminisme primaire mais les horreurs que j'ai lu c'est vraiment trop.
Alors rappel l’IVG n’est jamais anodine et surtout pas un moyen de contraception. Elle doit rester un acte exceptionnel qui doit faire réfléchir à un moyen de contraception sûr et efficace pour la suite.
Bon voilà je vais m'arrêter pour l'IVG, et qu'on soit d'accord ce n'est pas contre l'avortement, mais c'est contre la connerie des gens, qui pensent que l'IVG c'est comparable à une viste chez le dentiste.
Dernier point Khadamon, je tiens juste à te dire Merci.
Merci parce que tu viens de me rassurer ,en quelques posts, sur l'état du Droit français.
Que Dieu, Boudha, papa noël, ou quelqu'un là haut, protège notre jurisprudence et notre législation.
EDIT:
Merci à Alchimiste qui m'a rappelé que j'avais oublié de mettre la source, du site sur lequel je pris les infos. Et que je n'avais pas signalé les dites infos comme il fallait.
Tous ce qui se trouve entre quote se trouve sur le site http://www.doctissimo.fr Dernière modification par sunshine13 : 16/12/2006 à 20h35. | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 1 ( membre(s) et 1 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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