 |  | Le Silence des Agneaux DEMME Jonathan Cinéma (Thriller) | Le Silence des Agneaux (DEMME Jonathan, Thriller, Américaine) : Fiche / Article de la section Cinéma, crée sur le forum Cinéma et télévision (Cine, films et series : Informations et discussions sur le cinéma, les films, les séries tv, sitcom, émissions...)  | Le Silence des Agneaux Realisateur : DEMME Jonathan Genre : Thriller Nationalite : Américaine
| | Rédaction : Glorf (21/03/2006) |
Le silence des agneaux
Réalisateur : Jonathan Demme
Acteurs : Anthony Hopkins, Jodie Foster, Scott Glenn
Genre : Thriller
Durée : 1h 58min
Date de sortie : 10 Avril 1991
Titre original : The Silence of the Lambs
Interdit aux moins de 16 ans
Opus suivants :
Hannibal
Dragon Rouge
Résumé :
Clarice Starling, jeune étudiante à l’école du FBI, pour devenir inspectrice en mémoire de son père, est choisie par le directeur du FBI, Jack Crawford pour aller interroger le fameux tueur en série, Hannibal Lecter. De fil en aiguille, elle se retrouve sur la trace de Buffalo Bill, un nouveau tueur en série. Hélas, il a déjà enlevé sa prochaine victime, fille de sénatrice, et Clarice Starling dispose d’un minimum de temps pour soutirer des infos au docteur Lecter qui semble avoir deviné depuis longtemps l’identité du tueur. Mais elle doit se heurter aux appétits de gloire démesurés du docteur Chilton…
Avis personnel :
J’ai adoré la prestation d’Anthony Hopkins et celle de Jodie Foster n’en est pas moins bonne. Le film est assez prenant, le suspense créé sur la fin du film est excellent et très bien tenu, du moins jusqu’à ce que le meurtrier se sache démasqué. En plus, la trame de l’histoire se met en place tranquillement mais sûrement, donnant toute son ampleur à l’intrigue et ne révélant le pourquoi du titre que sur l’ultime fin du film, qui finit d’ailleurs en beauté sur une petite pointe d’humour, nous laissant présager d’une fin des moins enviables pour le docteur Chilton…
Pour moi, c’est de loin le meilleur de la série basée sur l’histoire vraie d’Hannibal Lecter, le Cannibale, racontée par Thomas Harris. D’ailleurs, je pense que les films ne valent tout de même pas les livres dont les ambiances sont beaucoup plus oppressantes.
Donc, un film que je dirais culte, ne serait-ce que pour son histoire, à voir au moins une fois. 22/03/2006, 22h06 | #3 | | Dieu supérieur
| Re : [Cinéma]Le Silence des Agneaux | | | | | | [/left]
Tout à fait d'accord avec toi^^
Mais c'est tout de même très difficile de recréer la même ambiance que dans les livres qui sont très prenant.
De ce point de vue là, je trouve quand même le film très réussi et je pense que le jeu des acteurs y est pour beaucoup. Antony Hopkins est trop génial dans son rôle, il a vrai une vrai tête de psychopate, j'adore^^
Un film culte quoi...  | |  | |  |
|
Justement, je ne trouve pas qu'il ait vraiment une tête de psychopate, c'est plus son attitude, ses répliques, ses silences, ses réfléxions qui laisse ce goût de folie quand on voit le film.
Après tout, il reste un homme digne, malgrès sa situation, sa folie ne réside pas dans son personnage, mais dans ses pulsions qu'il accepte cependant parfaitement et qu'en tant que psychiatre, il essaie de comprendre, de justifier, ou au moins de légitimer en ce donnant une dimension animale et épicurienne, qu'il associe à une culture impressionnante et à une capacité de reflexion terrifiante.
Après, c'est sur que pour dire si c'est un bon film ou pas, il faut inévitablement faire abstraction des livre. | | |
24/06/2006, 05h33 | #7 | | Chimère
| Re : [Cinéma]Le Silence des Agneaux | | Le très oscarisé Silence des agneaux... tout simplement délicieux
C'est une bonne chose de ne pas l'oublier, ce film a un potentiel oppressant que sont loin d'atteindre les films d'épouvante et autres thrillers psychologiques actuels.
Le scénario est d'une richesse peu commune. Le fait qu'il soit basé sur le premier volet d'une trilogie de romans doit beaucoup y contribuer, mais un changement de support apportant inévitablement son lot de mutations au scénario, pour faire coller les "morceaux choisis" (désolée, mais je me régale  ), ainsi que l'intensification du propos et du potentiel émotionnel qu'apporte la dimension graphique, je pense qu'on peut légitimement saluer le travail exemplaire du scénariste, Ted Tally.
On est entraîné dans un monde familier et pourtant menaçant sur lequel plane en permanence l'ombre insaisissable d'Hannibal Lecter.
L'atmosphère est oppressante, sorte de malaise nébuleux qui engourdit le spectateur malgré la tension présente dans chaque scène. Le rythme soutenu nous aspire alors dans une spirale lugubre nous rapprochant progresssivement et inéluctablement des abîmes de l'horreur avec une langueur effroyable.
L'ambiance nerveuse et psychotique affronte alors celle, anodine et aimable, qu'engendre le sang-froid de Lecter pour lequel les meurtres et autres "atrocités" rencontrées sont autant d'habitudes convenues et plaisantes qui forment un quotidien ordinaire.
C'est dans cette dualité que réside en grande partie la puissance narrative de ce film. Lecter est à la fois humain et monstre, son intelligence se retrouve au service de ses pulsions primitives et sanguinaires. Clarisse, ainsi que le spectateur, éprouve pour lui à la fois du dégoût et de l'admiration. Ici pas de manichéisme. Le bien et le mal ne s'affrontent qu'au niveau des intentions, et ils se retrouvent donc parfois à travailler de concert, au service l'un de l'autre. Leurs effets n'étant donc pas toujours antagonistes, le film se joue du spectateur incapable de coller les étiquettes prévues pour l'occasion.
Le cynisme et l'ironie imprègnent les propos de l'auteur pendant toute la durée du film. S'amusant de l'éthique comme des préjugés du spectateur, il nous présente un psychopathe aux allures d'érudit charismatique, humanisé avec un réalisme déstabilisant.
La prestation d'Anthony Hopkins est à la hauteur du personnage qu'il incarne. Il est terriblement convaincant, sa folie n'est en rien dépeinte à l'excès, bien au contraire, on retrouve dans son interprétation l'analyse méticuleuse et quasi médicale que le personnage fait lui-même de son esprit. Aucune mimique ridiculement exagérée, pas de grimaces de psychopathe en pleine crise de démence, juste un homme dont la dualité est rigoureusement maîtrisée et acceptée, ce qui le rend à la fois fascinant et angoissant.
Jodie Foster est elle aussi excellente, perdue dans la toile de Lecter, on a le plaisir de suivre l'évolution du personnage lors de sa quête de justice qui l'entraînera dans une véritable introspection initiatique. Au bord du gouffre on la sent vaciller pour enfin s'affirmer. Sa fragilité est donc bien palpable, ce qui la rend facilement attachante et compense le manque de vigueur lors de certaines scènes.
L'esthétique graphique est parfaitement adaptée à la dualité de l'oeuvre, elle passe avec fluidité du sordide au sophistiqué, et offre ainsi à Lecter un univers dont l'ambiguité est également artistique. La bande son d'Howard Shore épouse elle aussi parfaitement l'ambivalence du ton des différentes scènes, accentuant tour à tour leur caractère dramatique suffocant ou aristocratique envoûtant.
Je ne pense pas avoir besoin de préciser que je considère ce film de Jonathan Demme comme un véritable chef d'oeuvre.. très belle fiche Glorf, j'avais oublié que même l'affiche du film était parfaite  Dernière modification par Trillian : 24/06/2006 à 05h51. | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 07h03. |
| |  |