Réalisateur: Lars Von Trier
Acteurs: Nicole Kidman, Paul Bettany, Patricia Clarkson, Jeremy Davies
Genre: Dramatique
Style:"film théatrale"
Sortie: 2003
Durée: 2h57 (il est bien long... je dirai même très long...)
Synopsis:
L'histoire se passe dans les années trente, dans un petit village des rocheuse, et dont le seul intérêt était une mine fermée depuis un certain temps. C'est donc un petit village sans histoire, dans lequel vivent paisiblement une vingtaine de personnes... jusqu'au soir où retentissent des coups de feu dans la montagne.
C'est à ce moment qu'apparaît Grace, une belle jeune femme terrifiée. Tom, jeune habitant du village décide, pour la protéger de ses poursuivants, d'aller la cacher dans la mine. N'ayant nul part ou aller, Grace demande l'hospitalité à la petite commune en échange de quoi, elle propose son aide.
Mais le village tourne très bien, et le travail manque, alors pour pouvoir rester, Grace accepte toutes les taches qu'on lui propose. Mais rapidement, les habitants essaient de profiter de la situation, ignorant du secret qui a poussé Grace à se réfugier parmi eux...
Mon avis:
Souhaitant louer "
De battre mon coeur s'est arrêté" avec des amis, nous nous rendîmes à la borne DVD la plus proche de chez nous. Hélas, celui-ci n'était plus disponible et nous nous vîmes contraints, en désespoir de cause, de choisir un autre film, un peu au pif, et quelque peu désespérés devant le niveau global des films proposés, ainsi que devant le classement fait par le proprio (tomber sur Frère des Ours dans la rubrique films de Guerre...

vous conviendrez de l'insoloite de la chose).
Nous repartîmes donc finalement, sans grande conviction avec le film Dogville, nom qui nous disait vaguement quelque chose, sans que nous puissions mettre une quelquonque image dessus.
Début du film, on nous expique d'entrée que le film se divise en 9 chapitre précédés d'un prologue.

A ce moment, on croyait qu'on avait loué le DVD bonus du film... Et puis le film commence. Il se déroule dans une petite ville minière, au beau milieux des montagnes, constituée d'une seule rue principale dénommée Helm's road(alors que je site le narrateur:" aucun orme n'a jamais dispensé son ombre sur la ville"), et d'unne demi-douzaine de chaumines.
Vous l'aurait donc compris, ce film est narré, du début jusqu'à la fin, mais je vous rassure, les dialogues sont interprétés par les acteurs...
Ainsi donc le décors apparraît et alors que l'on pense que l'on va enfin se retrouver dans un vrai décors, avec des paysages, des maisons qui sont constitué d'un peu plus que d'une façade ou d'un plancher par-ci par là, et de portes invisibles.(je salue d'ailleur la performance des acteurs et des ingénieurs du son pour ouvrir tant de fois ces portes invisibles au cours du film)...et bien non!!!

Et pendant tout le film, on a l'impression de... comment dire... Je ne sais pas si vous avez connu ça dans votre enfance, les tapis de villes avec les rues et tout sur lesquelles ont pouvait jouer aux petites voitures quand on avait 6 ans. C'est exactement ça, avec une façades et quelques élément de décors par-si par-là et les acteurs qui évoluent dans ce décors semi-virtuel. Et tout le film se déroule sur cette scène close, même pas de faux décors autour, les limites de la scènes sont noires ou blanche, avec pour seules indications du temps, des variations de lumières.
Donc pour faire bref, ce film nous a totalement déconcerté, la surprise était totale, et notre incompréhension à fait place à l'hilarité devant la situation que nous vivions. Notre appréhension se voyait donc fondée.
Et pourtant, la narration avançant et la trame se mettant en place, notre hilarité et notre septicisme a finit par cédé la place à un vif intérêt, celui-ci grandissant au fil des mésavantures de l'héroïne.
Donc pour exposer ce qui est de mon avis final, je pense que c'est un excellent film qui traite très bien de la nature humaine. Sans doute cela est-il permit par le choix du réalisateur de dépouiller l'environnement et de ne se concentrer que sur le caractère des personnages.
Je ne dirais pas que la prestation des acteurs est mauvaise, la nature trop théatrale de ce film ne permettant pas de se pencher sur cet aspect là, et je n'ai de toute façon pas l'oeil d'un expert, mais elle n'a rien de remarquable non plus, les émotions étant essentiellement sucitées directement chez le spectateur et non pas par les acteurs.
Ce dernier point, selon moi, suffit à définir Dogville comme un excellent film, et je ne lui trouve aucun défaut, si ce n'est sa durée et sa lenteur parfois soporifique .
Donc un très bon film que je conseille, mais pour ce qui est des conditions idéales pour le voir(seul/entre amis/entre amoureux, le jour/le soir, heureux/déprimé...)je ne saurai vous conseillé, mais juste si vous broyez du noir, évitez quand même.
Désolé d'avoir été si long, mais il y a tellement de chose à dire sur ce film... Je ne pensais d'ailleur pas qu'un film pouvait suciter en moi un tel enthousiasme.