 |  | Queen A night at the opera Rock | Queen (A night at the opera, Rock) : Fiche / Article de la section Chroniques d'albums, crée sur le forum Musique (Artistes, chansons, groupes et lives : Informations et discussions sur les courants et les genres musicaux, leurs auteurs, artistes et interprètes...)  | Queen Titre : A night at the opera Genre : Rock
| | Rédaction : alton (20/01/2008) |
A night at the opera
Genre : Rock
Sortie : 21 Novembre 1975
Producteurs : Roy Thomas BAKER & Queen
Label : EMI
Site officiel :http://www.queenonline.com/
Durée : 43’ 16’’ d’ apothéose
Tracklist :
1 : Death on two legs 3’ 44’’
2 : Lazing on a sunday afternoon 1.07
3 : I’m in love with my car 3’ 05’’
4 : You’re my best friend 2’ 50’’
5 : ‘39 3’ 30’’
6 : Sweet lady 4’ 02’’
7 : Seaside rendez-vous 2’ 14’’
8 : The prophet’s song 8’ 20’’
9 : Love of my life 3’ 34’’
10 : Good company 3’ 17’’
11 : Bohemian rhapsody 5’ 59’’
12 : God save the queen 1’ 12’’
Merci a Youtube d'exister ce qui m'a permis de vous trouver des liens pour découvrir ces morceaux .
Line up :

Freddie MERCURY: Chant, Piano

Brian MAY : Guitare, Harpe

Roger TAYLOR : Batterie, Percussions

John DEACON : Basse
Histoire de l’album :
Une nuit à l’opéra est le quatrième album de Queen, né le 21 novembre 1975 ;
Dès sa sortie, le bouche à oreille murmurait qu’ un grand groupe était né et que son règne allait réssuciter le grain de folie qui avait depuis longtemps déserté le monde de la musique.
A Night at the Opera est un coup de maître qui confirme, à bien des égards, les promesses qu’esquissaient les albums précédents.
Aussi, l’album mérite éloges et louanges .Le groupe y propose une sorte de synthèse flamboyante de ses précédents opus, mélange d’extravagance, de variété des genres et d’un sens de la mélodie imparable, portés par un usage judicieux des différents instruments, piano, guitare électrique ou acoustique, chant et chœur, ou basse et batterie sans faiblesse, en y ajoutant le poids d’une expérience grandissante et d’une inspiration débordante : le résultat donne donc un sacré feu d’artifice.
Produit par Roy Thomas BAKER et Queen, il se révèle un chef d’œuvre qui passe la barrière des générations.
Anecdote :
Lorsque Freddie Mercury demande à exploiter commercialement le morceau sous forme de 45 tours, il s'entend rétorquer qu'avec ses 5 minutes et 55 secondes, Bohemian Rhapsody est trop long et ne peut pas faire un succès. Mercury décide alors d'en donner une copie à son ami Kenny Everett, célèbre animateur de Capital Radio. Ce faisant, il prend soin de l'informer — en appuyant ses dires d'un clin d'œil amical — que le morceau est réservé à une écoute personnelle et ne doit surtout pas être diffusé. Le plan fonctionne à merveille : Everett, qui a saisi le message, capte l'attention de ses auditeurs en passant des extraits du morceau pendant son émission. Finalement, il en arrive à passer le morceau jusqu'à quatorze fois par jour. À partir de là, les grandes radios acceptent de diffuser Bohemian Rhapsody dans son entier. La chanson est un succès et sort donc en single selon les vœux de Freddie Mercury, avec le morceau I'm in Love with My Car de Taylor sur la face B.
Chronique des morceaux :
Queen montre que son talent dépasse largement les contrées du hard rock qu’il survole depuis ses débuts, puisque les parties véritablement hard sont assez peu nombreuses, en définitive : on notera malgré tout le morceau d’ouverture, le provoquant "Death on Two Legs", règlement de compte en forme de brûlot à l’adresse du manager de leur précédente maison de disque. Où l’on appréciera le ton impitoyable de Freddie Mercury, qui continue de progresser (« now you can kiss my ass, goodbye ! »). On peut évoquer aussi "I’m In Love With My Car", qui est sans doute l’une des meilleures chansons interprétées par Roger Taylor, bien que celui-ci ait une approche très premier degré dans sa manière de chanter, pour un morceau qui est doucement ironique. Ensuite, on trouve également "Sweet Lady", affublé de riffs puissants, mais plus anecdotique comparé au reste des titres, et c’est tout. Enfin non : il y aussi le monstrueux "Prophet’s Song" (8 minutes 20 !), qui parvient à entremêler sens de l’épique, dans son versant hard rock, et sens du déjanté avec son inénarrable passage d’échos de voix reprises en canon, qui occupe toute la seconde partie du morceau (« listen to the mad Mad mad Mad maAaan… »).
Mais la nuit à l’opéra, c’est aussi une ambiance de cabaret d’une Belle Epoque fantasmée, glamour à souhait, faîte de strass, de sexe et de paillettes comme nous le prouve l’exquis interlude "Lazing On a Sunday Afternoon" ou le fantasque "Seaside Rendezvous", charmante promenade le long de la côte huppée de la Méditerranée. A côté de ça, Brian May réussit également son tour de chant avec un excellent « ’39 », tendre acoustique au rythme country, ainsi qu’un « Good Company », moins éclatant mais sympathique avant le final. D’ailleurs, je préfère le chant de Brian MAY à celui de Roger TAYLOR, mais ce n’est qu’une histoire de goûts personnels.
Au rayon des ballades, on trouve le pop "You’re My Best Friend",un des rares titres écrits par John DEACON, qui a terriblement vieilli et qui n’accroche plus trop, mais aussi le pur bijou acoustique "Love of My Life", chanté avec brio par Freddie MERCURY et soutenu à la harpe par Brian MAY. En live, ce morceau est toujours l’un des temps forts du concert, car repris en chœur unanimement par le public.
Enfin, l’album se termine sur un morceau qui a fait la légende de ce groupe, "Bohemian Rhapsody". Difficile de faire plus extravagant pour clore un album placé sous le signe de l’innovation. Je me demande quelle Muse s’est posée près de Freddie MERCURY pour lui inspirer ce titre qui a fait le tour du monde. Nombres de fans pensent que ce morceau symbolise à lui seul la créativité et le génie des Queens. Ce morceau est une légende sur un album de légende et je me rappelle avec une certaine émotion du jour ou j’ai découvert ce titre.
Finalement, A Night at the Opera se conclue sur « God save the Queen » interprété à la guitare. Un peu moins insolent que le "Star Spangled Banner" de Jimmy Hendrix ou le « God shave the Queen » des Sex Pistols certes, mais ô combien pertinent pour un groupe qui mérite bien une petite bénédiction divine.
Mon avis :
Si vous êtes à la recherche de la discothèque idéale et que cet album ne figure pas sur votre liste, alors vous êtes loin du but.
Un des meilleurs albums jamais enregistré par un groupe qui a dominé le rock mondial sans jamais se cantonner à un style précis mais qui les a tous explorés avec une maestria sans égale.
Un album inégalé et inégalable.
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