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20/07/2007, 19h29 | #1 | | Dieu supérieur
| [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | Bon, en ce moment, je crois que je suis en panne d'écriture...
Donc, en attendant que ça passe, je ressors des vieux trucs du grenier...
La nouvelle qui va suivre est l'un de mes tout premiers écrits, une nouvelle qui fut le background de mon principal personnage de jeu de rôle sur Gehenne (version 1), et c'est d'ailleurs de là que vient mon pseudo sur Hyjoo et ma signature en garde encore d'ailleurs la trace... ^^
D'ailleurs, toutes mes nouvelles sont écrites pour décrire la vie et le background de mes personnages de jeu de rôle avant leur arrivée dans la partie de jeu de rôle, ne me sentant pas prêt à écrire des nouvelles sur d'autres sujets pour l'instant...
L'univers est donc historico-fantastique on va dire, sachant que les personnages sont des vampires, dotés de pouvoirs surnaturels, et faisant partie de "clans". Je vais pas réexpliquer tous les termes du jdr, ce serait trop compliqué, j'espère que cela ne gênera pas la lecture. Mais vous pourrez toujours demander. (Nyx et Krami les actuels modos Litté pourront aussi vous répondre, ayant joué et animé Gehenne)
Sinon, j'essaie toujours de travailler, de me documenter sur des époques, des lieux, des contextes historiques ou sociaux, pour essayer de recréer une atmosphère et une certaine immersion. Pour autant mes nouvelles contiennent des éléments qui sont véridiques sur un point de vue historique ou quand j'introduis des personnages historiques, mais il y a aussi des éléments qui sont pure fiction et j'essaie de broder le tout ensemble, ou même de broder du faux sur du vrai, donc faut pas prendre tout pour un documentaire d'ARTE...
Avec le recul, je trouve certains passages aujourd'hui peut-être un peu maladroits ou bien certaines répétitions me sautent aux yeux, mais bon, j'ai fait le choix de ne pas retravailler ce texte.
Bonne lecture. (Et merci Word pour la mise en forme... :/ )
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Retour aux sources :
L’avion de ligne se posa à Beyrouth en pleine nuit. Alban en descendit, accompagné de quelques serviteurs. Une limousine noire aux vitres teintées l’attendait devant l’aéroport. Le chauffeur, vraisemblablement une goule, prit ses bagages et lui ouvrit la portière. Alban monta dans la voiture, tandis que ses serviteurs montaient dans deux autres véhicules plus petits qui feraient office d’escorte. La limousine se dirigea vers un luxueux palace de la vieille ville. Il était logé dans une suite royale, seul, à l’abri de la lumière et assuré de ne pas être dérangé.
Il repensa au coup de téléphone qui l’avait amené à quitter Paris si précipitamment. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas entendu cette voix… Mais, quel que soit le lieu ou l’époque, il avait juré de toujours répondre à cet appel, tout comme il savait que son interlocuteur avait prononcé le même serment. Il sortit de sa mallette un livre très ancien mais extrêmement bien conservé. Il le feuilleta, l’étudia longuement et prit des notes avant d’aller se coucher aux premières lueurs de l’aube.
La nuit suivante, Alban quitta l’hôtel à bord d’un 4x4, suivi par quelques autres véhicules qui transportaient le ravitaillement et le matériel nécessaire à une expédition de plusieurs jours dans le rude désert. L’étrange convoi se dirigeait vers les ruines de Pétra, une florissante cité dans l’Antiquité. Lorsqu’il arriva sur le site, Alban s’y arrêta un moment, puis, muni d’un plan qu’il avait griffonné à l’aide du livre ancien, il reprit son périple à travers le désert.
Trois nuits plus tard, il arriva au pied d’une montagne ; il n’y avait nulle trace de vie aux alentours. Pourtant, Alban savait qu’« il » se trouvait là. Il ordonna à ses serviteurs de l’attendre là et commença l’ascension de la montagne ; peu après, il trouva une étroite galerie bien cachée, qui grimpait dans la montagne. Il la suivit et aboutit à un cul-de-sac, du moins en apparence, car sur la paroi rocheuse qui lui barrait la route, Alban vit un petit signe gravé dans la roche : une petite croix à quatre branches égales. Il prononça un mot à voix basse : Aussitôt, l’illusion disparut pour laisser place à une énorme porte blindée dotée des systèmes de sécurité les plus modernes. Lorsqu’il eut passé avec succès toutes les protections, la porte s’ouvrit silencieusement et il arriva alors dans une grande pièce avec des colonnes sculptées. Le long d’un des murs latéraux, d’innombrables fenêtres ornées d’arabesques gravées dans la pierre laissaient pénétrer la clarté de la lune. Alban regarda par l’une des ouvertures et admira la vue, alors il comprit. Il se trouvait dans le monastère d’Abu Gosh, non pas construit, mais creusé et sculpté à même la roche, directement dans le sommet de la montagne. Des enchantements le rendaient indécelable désormais.
Abu Gosh avait été bâti au VIIIème siècle par des moines chrétiens désireux de se protéger des conquérants Arabes et de vivre cachés. La légende prétend toutefois que ces moines avaient pour mission de cacher et préserver un secret ou un trésor. Quelques-uns de ces moines étaient restés à Saint-Jean d’Acre et à Jérusalem, pour assurer le ravitaillement du monastère et le tenir au courant de l’Histoire du monde. Cette tradition s’est perpétuée au cours des siècles, du moins de façon avérée jusqu’au XVème siècle (Abu Gosh passa plus tard dans l’oubli, enfin…) lorsque Alexandre d’Angefeu, fils du sixième Duc de Belle-Isle, entra dans les ordres sous le nom de Frère Ephraïm et fut admis au monastère d’Abu Gosh. Nul n’entendit plus parler de lui dans le doux Royaume de France, mais, bravant l’interdit, il écrivit un journal et le confia à un pèlerin franc qui le ramena à Belle-Isle. Cet ouvrage fut rangé dans un coin sombre de la bibliothèque familiale, sans que quiconque ne s’y intéresse.
Cet ouvrage, Alban l’avait (re)découvert et avait réussi à le décrypter, et c’est ce journal qui l’avait guidé à Abu Gosh aujourd’hui…
Retrouvailles :
Alban était plongé dans ses pensées depuis une dizaine de minutes lorsqu’une double-porte en cèdre sculpté s’ouvrit ; un moine en robe de bure blanche apparut et s’inclina. Il salua Alban qui se retourna brusquement.
« Bienvenue au monastère d’Abu Gosh, Maître Alban. J’attendais votre arrivée.
- Qui êtes-vous ? demanda Alban, l’air légèrement méfiant.
- Je suis Frère Nestor, répondit le moine laconiquement. Veuillez me suivre, le supérieur de ce monastère souhaiterait vivement s’entretenir avec vous. »
Alban suivit le moine à travers les couloirs d’Abu Gosh et ne put s’empêcher d’admirer les fresques et les sculptures anciennes qui ornaient les parois rocheuses du lieu, qui inspirait un profond respect. Frère Nestor expliqua que, si le monastère avait été bâti plus de dix siècles auparavant, l’abbé actuel avait en secret aménagé le saint lieu avec toutes les technologies modernes, telles que l’éclairage, l’eau courante et les moyens de communication, et l’avait préservé des ravages du temps. Alban fut conduit vers un endroit étonnant jouxtant les bâtiments : un jardin aménagé, au sommet de la montagne ! Des palmiers, des fleurs exotiques et des arbres fruitiers poussaient là, grâce à un ingénieux système de canaux, de réservoirs et d’irrigation hérité des Egyptiens et des Arabes.
« Le supérieur vous attend au fond du jardin, sous le kiosque » dit Frère Nestor.
Et le moine s’en alla. Maintenant qu’il se trouvait seul et silencieux, Alban entendit le son d’une harpe mélodieuse et envoûtante, provenant du fond du jardin. Il marcha lentement, comme captivé par la musique enchanteresse qui l’attirait. Il aperçut le kiosque, près d’une fontaine, et s’arrêta à une dizaine de mètres. Un homme encapuchonné, en habit de moine aussi, se trouvait là et ne semblait pas avoir remarqué la présence d’Alban. Il était de profil, si bien qu’Alban ne pouvait voir son visage. L’homme faisait courir ses doigts agiles sur son instrument, qu’Alban reconnut non sans un choc : C’était la mythique Lyre d’Orphée !
Lorsque la dernière note s’égrena, le moine leva la tête et, sans regarder Alban, dit :
« Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes vus… »
Alban frissonna… Cette voix, il la reconnaîtrait entre mille : c’était la sienne ! Il voulut parler mais aucun son ne sortit de sa bouche, tant il était paralysé par l’émotion.
« Tu ne rêves pas, c’est bien moi…, dit le moine d’une voix que l’on devinait aussi émue.
- C’est impossible, et pourtant…
- Et pourtant, c’est moi, petit frère. »
A ce moment-là, le moine ôta sa capuche, et regarda Alban dans les yeux en souriant, mais il était un peu crispé. Alban eut alors l’impression de se regarder dans un miroir : à part les habits, son interlocuteur lui ressemblait quasi-parfaitement…
« Alex…, Alexandre, c’est bien toi ? bredouilla Alban, incapable de maîtriser son émotion.
- C’est bien moi, Alban. »
Alban se jeta alors dans les bras d’Alexandre qui était tout aussi bouleversé que lui.
Destins Croisés :
Alban et Alexandre d’Angefeu, nés le 31 mars de l’An de grâce 1484, frères jumeaux, fils d’Arthaud d’Angefeu, sixième Duc de Belle-Isle, et d’Isabelle de Delphes. Plus tard, Alexandre décidait de devenir moine dominicain à Jérusalem la Trois fois sainte, tandis qu’Alban devait succéder à son père, même si tous deux gardèrent le titre de septième Duc de Belle-Isle. Ils se quittèrent, non sans chagrin, car ils étaient très liés, et jurèrent alors de toujours se venir en aide, quelque soit le lieu ou l’époque….
Le Récit d’Alban :
Et en l’An de grâce 1510, Arthaud et Isabelle furent rappelés à Dieu, laissant Alban diriger seul les domaines familiaux. En tant que septième duc de Belle-Isle, Alban décida de se rendre à Paris pour renouveler son allégeance au bon roi Louis XII. Mais en chemin, son escorte fut encerclée par des troupes plus nombreuses menées par un noble qu’Alban ne reconnut pas. Ses hommes furent décimés et Alban fut fait prisonnier. On le mena dans un château, où il fut, à son grand étonnement, traité selon son rang, quoique constamment surveillé. Une nuit, un homme d’âge mûr, vêtu de somptueux habits, entra dans sa chambre : c’était le maître du château, sûrement un homme puissant….
« Tu te demandes sûrement ce que tu fais ici, Alban d’Angefeu. Je suis le Marquis Gauvain de Fougères, prince breton, et il se trouve que je t’ai choisi. Oui, tu vas devenir mon Infant.
- Qu’est-ce que cela veut dire. Messire, reprenez vos esprits. Pourquoi me retenez-vous prisonnier dans cette forteresse ? Vous êtes gentilhomme alors, je vous en conjure, sur l’honneur, laissez-moi partir.
- Oh non ! Il n’en est pas question, jeune homme. J’ai pour toi d’autres desseins…
- Je ne comprends rien de cela. Que signifie cette mascarade ?
- Mascarade ? Tu ne crois pas si bien dire… »
A ces mots, Gauvain se mit à rire et attrapa Alban, le serra dans ses bras, si bien que ce dernier ne pouvait bouger. Il lui susurra quelques explications à l’oreille, ce qui remplit de stupeur le jeune Alban, qui en avait oublié de se débattre. Quelques minutes plus tard, Gauvain planta ses crocs lentement dans le cou blanc d’Alban. Ce dernier fut alors partagé entre volupté et frayeur, il fut envahi par un sentiment de bien-être et avant de s’évanouir, il sentit une onde de plaisir lui parcourir le corps tout entier.
Et c’est ainsi qu’Alban d’Angefeu entra dans le Clan des Sang-bleu. Il reçut de son maître l’autorisation de conserver ses terres et de continuer à les gérer, mais de loin… Il fut éduqué dans de nombreux domaines, et ce pendant des siècles, et suivit son Sire dans tous ses déplacements, jusqu’à ce que celui-ci ne meure au cours de la Révolution Française, en 1790. En effet, le renversement de la monarchie avait plongé la France dans le chaos. On assistait dans tout le pays à une véritable chasse aux nobles et le peuple s’en donnait à cœur-joie. Partout, les domaines étaient pillés et les nobles massacrés. Gauvain de Fougères défendait ses terres (ainsi que celles d’Alban) avec férocité, à l’aide de ses Anarchs et de ses armées. Même s’il n’était pas franchement royaliste, il savait que si les Révolutionnaires gagnaient, le pouvoir des nobles familles serait réduit à néant. Et cela, il ne pouvait l’accepter. C’est pourquoi il s’était allié aux autres princes bretons et nobles de la région afin de protéger la Bretagne de la furie des « sans-culottes ». Une contre-offensive avait été planifiée dans le plus grand secret à l’aide des Britanniques. Mais, sans que nul ne sache vraiment pourquoi, les Révolutionnaires l’apprirent et attaquèrent la Bretagne. Mois après mois, les troupes des « Bleus » menées par de bons généraux reprirent le contrôle de la province rebelle. Le duché de Belle-Isle ainsi que les terres du Marquis de Fougères faisaient partie des dernières poches de résistance. Mais lors de l’hiver 1790, des hordes ennemies, menées par un ou plusieurs Caïnites qui avaient rejoint le camp des Révolutionnaires contraignirent Gauvain de Fougères à se replier dans son château principal, qui fut assiégé immédiatement après. Alors que son Maître avait été capturé lors du siège de son château par ces Caïnites puis décapité, Alban réussit par miracle à échapper au massacre de son clan, car Gauvain lui avait ordonné de fuir par un passage secret.
Empli de peine et de rage, Alban traversa la France clandestinement, puis l’Europe alors coalisée contre la France Révolutionnaire. Il s’arrêta d’abord à la Cour de Paris avant de se rendre à Coblence, quartier général des royalistes français qui avaient fui mais espéraient un retour de la monarchie. Mais après quelques mois, Alban préféra s’exiler à Moscou, à la Cour de l’Impératrice Catherine II, où il devint un diplomate accompli, reconnu et apprécié. Puis, il s’installa pendant un temps à Athènes, alors sous domination ottomane. Alban en profita pour faire quelques brèves apparitions à la Cour d’Istanbul, lors de réceptions officielles. L’Empire ottoman déclinait alors peu à peu (il serait surnommé des années plus tard « l’Homme malade de l’Europe ») mais aux XVIIIème et XIXème siècles, « La Sublime Porte » était une puissance européenne sur laquelle il fallait encore compter ; elle gardait toujours une certaine influence, ce qui expliquait les nombreux émissaires étrangers présents à Istanbul… Alban avait réussi à faire partie de l’entourage de l’Ambassadeur de France, ce qui lui avait valu d’être introduit à la Cour du Sultan… Il se rappelait avec nostalgie le faste de ces nuits, les mets les plus fins et les plus exotiques, les riches tentures et dorures de la salle de bal, le jeu des apparences, les courtisans et les belles du harem, les danseurs et musiciens…
A cette époque, un harpiste était particulièrement renommé et apprécié à la Cour, on racontait même que le Sultan ne pouvait se passer de ses services. Alban avait déjà entendu parler de lui, mais n’avait jamais pu le voir, car les musiciens jouaient derrière des paravents… Toutefois, ce musicien prodige avait une seule fois croisé Alban de près, ce dernier avait alors ressenti une vague impression de déjà-vu et un léger trouble indescriptible face à cet inconnu… Alban n’avait pu voir son visage car tout le visage du musicien était masqué, à l’exception de ses yeux fascinants, insondables, gris aux reflets bleutés…
Le Récit d’Alexandre :
Alexandre d’Angefeu embarqua à Marseille le 12 juin de l’An de grâce 1508. Son cœur se serrait à la vue de son frère jumeau sur le quai, mais il ressentait un appel qui le poussait vers Jérusalem. Ah ! Jérusalem, Ville trois fois Sainte… Comme Alexandre avait hâte de la contempler. Il avait prévu d’entrer dans un monastère, afin de se consacrer à la prière, grande était sa Foi... Ses parents lui avaient confié un trésor qui appartenait à la famille depuis l’aube des temps : la mythique lyre d’Orphée… Et il comptait bien la consacrer à Dieu !
La traversée fut longue et éprouvante, mais il arriva à Jérusalem sain et sauf. La ville était alors sous domination musulmane, mais les pèlerins chrétiens pouvaient encore affluer en Terre Sainte. Alexandre rejoint alors la maison des Dominicains, où il servit en tant que Frère Ephraïm, mais il ne devait prononcer ses vœux que dans deux ou trois ans, après son noviciat. Il étudia brillamment à longueur de journée le latin, l’hébreu, l’arabe, la théologie, l’astronomie et d’autres sciences développées par les Arabes, mais également la musique. D’ailleurs, il n’hésitait pas à discuter avec d’autres savants, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans et devint rapidement un érudit et avant tout un harpiste hors pair.
Un jour, après de longues heures d’études, alors qu’il quittait la célèbre Bibliothèque d’Al-Aqsa vers minuit, Frère Ephraïm fut abordé par trois hommes encapuchonnés, qui lui ordonnèrent de le suivre dans une petite maison, perdue dans un dédale de ruelles sombres et désertes. Il se retrouva alors dans une petite pièce éclairée par des flambeaux ; un moine était assis sur un tapis et invita Ephraïm à faire de même.
« Tu te demandes certainement ce que tu fais ici. Ne crains rien, car je ne te veux aucun mal. Je m’appelle Frère Nestor. Je suis venu te parler et te faire une proposition. »
Le moine révéla alors à Ephraïm l’existence du monastère d’Abu Gosh et ce dernier accepta de quitter le monde pour servir Dieu dans ce lieu caché. Ephraïm disparut de Jérusalem en emportant sa seule et chère lyre avec lui, la nuit même, sans laisser de traces.
C’est ainsi qu’il devint le plus jeune moine d’Abu Gosh, à 25 ans. Il restait souvent seul à méditer en jouant de la lyre, de longues heures durant, dans la chapelle principale du monastère perdu dans la montagne. Dans cette chapelle, une chose avait toujours intrigué Ephraïm : derrière l’autel, sur le mur du fond du chœur étaient fixés deux grands panneaux de cèdre sculptés qui semblaient former une double-porte, des symboles très anciens étaient gravés dans le bois, mais Ephraïm ne savait les déchiffrer. Au milieu des deux panneaux se trouvait un grand crucifix en bronze, comme s’il scellait une entrée. Ephraïm avait essayé d’interroger le père abbé, doyen d’Abu Gosh, à ce sujet, mais ce dernier lui avait répondu que la signification des panneaux s’était perdue au cours des siècles. Bien des générations de moines avaient étudié les symboles sans trouver quoi que ce soit ; certains avaient même enlevé le crucifix, mais les panneaux n’avaient jamais bougé… Le jeune moine accepta les explications du père abbé, et continua à chanter les cantiques avec sa lyre dans la chapelle comme si de rien n’était.
Bientôt arriva le jour où Ephraïm devait prononcer ses vœux, afin de devenir définitivement moine. La veille, le jeune novice devait veiller dans la chapelle toute la nuit. Alors qu’il jouait devant l’autel seul au milieu de la nuit, baigné par la clarté de la pleine lune qui éclairait la chapelle à travers les fenêtres, Ephraïm crut entendre une voix provenant de derrière les mystérieux panneaux. Il s’arrêta de jouer et tendit l’oreille. On aurait dit une voix féminine, enchanteresse et insaisissable, telle le chuchotement d’une muse ou le murmure d’un ange... Tout à coup, Ephraïm entra dans une sorte de somnolence ou d’état second : il se mit à jouer sur sa lyre un air qui lui était inconnu et se mit à fredonner des paroles dans une langue oubliée… Les lourds panneaux de cèdre tremblèrent et s’ouvrirent, le crucifix restant sur l’un des deux battants du portail.
Une jeune femme rousse vêtue d’un simple drap blanc sortit alors de la pièce cachée par les panneaux de cèdre du chœur, au milieu d’un nuage de brume. Elle avait du mal à marcher, comme si elle se sentait faible. Ephraïm sortit de sa torpeur, et resta bouche bée devant ce spectacle. Au même moment, quelques moines firent irruption dans la chapelle, munis de pieux et d’eau bénite, l’abbé à leur tête. Il avait l’air terrifié…
« Que Dieu nous protège… Le Secret a été révélé… ‘Elle’ s’est réveillée… C’est pourtant impossible ! Comment cela a-t-il bien pu arriver ? Le sceau n’aurait jamais dû s’affaiblir et se rompre. Comment ? » balbutia le vieil homme, qui vit alors Ephraïm et sa lyre. « Je… je crois que j’ai compris pourquoi le sceau a été levé… Comment ai-je pu être aussi aveugle ? J’aurais dû m’en douter plus tôt… »
Ephraïm remarqua que l’abbé en savait visiblement plus que ce qu’il n’avait voulu lui dire… Il l’entendit donner des ordres rapides d’une voix mal assurée et réciter des prières. Ephraïm vit alors les moines, pieux en main, encercler la jeune femme qui n’esquissa aucun geste et gardait la tête baissée, sa longue chevelure rousse descendant le long de ses épaules. L’un des moines essaya de l’attaquer, mais d’un pas alerte et gracieux, la jeune femme l’esquiva, l’égorgea et but son sang. Tous les moines étaient horrifiés et tétanisés. Ils se lancèrent soudainement tous à l’attaque en tentant d’immobiliser puis de tuer la Caïnite d’un coup de pieu… En vain… Tous périrent et leur sang acheva de la réveiller.
Ephraïm ne savait que faire. Il était terrifié mais ne pouvait s’enfuir, il ne le voulait peut-être pas non plus. Il était comme hypnotisé par le regard de cette mystérieuse femme. Elle tournait autour de lui lentement tout en se rapprochant, tel un prédateur prêt à bondir sur sa proie sans défense. Tout à coup, ses yeux se posèrent sur la magnifique lyre qu’Ephraïm tenait toujours entre ses mains. La jeune femme parla alors en latin, et Ephraïm répondit dans la même langue, qu’il avait apprise durant des années.
« Ainsi, c’est toi qui m’as tirée de la Torpeur dans laquelle j’étais plongée depuis des siècles… Comment t’appelles-tu ?
- Alexandre d’Angefeu, mais j'allais devenir moine sous le nom d’Ephraïm, répondit-il sans éprouver de crainte.
- Sais-tu qui je suis et ce que je suis ?
- Non, mais je pense que vous n’êtes pas une humaine…
- C’est exact. Je me nomme Cassandra et je suis une descendante de la race de Caïn. Je suis une Vampire, assez âgée malgré mon apparence. Je me demande ce que je vais faire de toi... Je pourrai te tuer, mais le son de ta lyre me manquerait. Tu as de la chance d’être un harpiste de talent : c’est un don qui a beaucoup de valeur à mes yeux et te sauve la vie aujourd’hui… Ou plutôt t’ouvre à la non-vie, devrais-je dire. »
Cassandra s’approcha d’Ephraïm et fit tomber le drap dont elle était vêtue, lui caressa le visage avant de planter ses crocs dans le cou. Ephraïm se laissa aller à la douce sensation qui l’envahissait, il crut qu’il allait sombrer dans un océan de délices…
Lorsqu’il se réveilla, il vit qu’il était dans un lit aux côtés de Cassandra. Ils étaient nus tous les deux, mais Ephraïm ne se rappelait de rien d’autre que de l’Etreinte. Sa nouvelle maîtresse s’étira et lui jeta un regard langoureux.
« Je crois que j’ai fait le bon choix : tu as beaucoup d’autres dons que j’apprécie… »
Ephraïm rejoignit ainsi le Clan de La Rose et resta à Abu Gosh, où les moines restants devinrent des goules de Cassandra. Durant plus de trois siècles, Ephraïm fut éduqué avec le plus grand soin ; il était tendrement aimé par sa Sire et le lui rendait bien… Mais, jamais Ephraïm ne perdit la Foi et l’Amour de Dieu, encouragé en cela par Cassandra…
Cassandra allait souvent dans le monde extérieur afin de suivre son évolution, et Ephraïm toujours l’accompagnait dans ses périples, mais ils revenaient souvent au monastère d’Abu Gosh qui demeurait leur résidence préférée.
A une certaine époque, Cassandra devint une odalisque et entra au harem du Sultan à Istanbul, et Ephraïm devint l’un des musiciens de cour les plus appréciés. Il jouait lors de toutes les réceptions officielles, dans une loge d’où l’orchestre pouvait voir les invités sans être vus, pour que la musique semble jaillir des murs… Ephraïm avait pris l’habitude de toujours masquer son visage à la manière des Touaregs du désert, ce qui ajoutait une part de mystère à son personnage pour le plus grand bonheur du sultan, qui l’appelait souvent auprès de lui pour des concerts privés, avant de se coucher. Cassandra et Ephraïm se divertissaient ainsi, jusqu’au jour où une personne inattendue fit son apparition…
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« Son excellence le Duc Alban d’Angefeu » annonça un majordome, lorsqu’un nouvel invité se présenta dans le Hall d’Honneurs du Palais Topkapi, où se tenait une fastueuse réception.
Ce jeune homme d’une vingtaine d’années attira immédiatement les regards. Il portait un uniforme d’apparat très luxueux et une longue écharpe en soie blanche autour du cou, ce qui lui conférait une grande prestance. Il était assez grand, mince, musclé mais sans ostentation. Il émanait de sa personne une grâce naturelle, une élégance innée. Son visage était harmonieux, ses traits étaient fins et nobles, mais ce qui captait vraiment l'attention était ses yeux d'un gris bleuté. Ils pouvaient devenir tantôt gris acier, vifs et perçants, tantôt bleus, riants et pétillants de malice, comme emplis d'une douceur presque enfantine.
Il était d'une beauté véritablement lumineuse.
Cassandra, alors odalisque du harem du sultan, était présente lors de cette réception. Elle remarqua immédiatement le nouveau venu et alla l’aborder.
« Je vous souhaite de passer une douce et agréable nuit, Votre Excellence. Permettez-moi de me présenter : je suis la princesse Réhana, seconde favorite du bien-aimé Commandeur des Croyants, son Altesse le Sultan.
- Enchanté de faire votre connaissance, Votre Altesse, dit Alban en s’inclinant.
- Je crois que nous avons plusieurs choses en commun…
- Vraiment… C’est fort probable, murmura Alban, qui avait bien reconnu une Ancienne.
- Ne seriez-vous pas un Sang-bleu, Excellence ? murmura-t-elle suavement.
- Vous êtes très perspicace, Altesse…
- Peut-être désireriez-vous ne pas coucher seul ce soir…
- … »
A ce moment, l’Ambassadeur de France tira le jeune Alban d’embarras, en arrivant inopinément avec le Sultan.
« Votre Altesse, permettez-moi de vous présenter l’un de mes meilleurs collaborateurs, le Duc de Belle-Isle, Sa Grâce Alban d’Angefeu… » dit l’ambassadeur en prenant Alban par le bras.
Cassandra fit une moue dépitée et regagna ses appartements, où l’attendait Ephraïm. Ce dernier accordait sa lyre avant de donner un récital au cours de la soirée…
« Déjà lasse des festivités, ma chère maîtresse ? demanda Ephraïm qui ne s’attendait pas à revoir Cassandra si tôt.
- Pas vraiment, j’ai fait une rencontre des plus intéressantes… Il y a ce soir un invité qui a, pour deux raisons, piqué ma curiosité. Je suis sûre que cela t’intéressera aussi, mon petit… dit-elle en l’enlaçant.
- Vraiment, pourquoi ?
- Premièrement, c’est un Ventrue que je n’ai jamais vu ici, et deuxièmement,…
- Sûrement quelqu’un de passage, je ne vois là rien d’étonnant. Istanbul n’est-elle pas le carrefour des civilisations et des cultures ? coupa Ephraïm.
- Certes, mais laisse-moi terminer, sinon tu vas me mettre en colère… rétorqua Cassandra d’un ton impérieux.
- Pardonne-moi, répondit-il en lui baisant les mains.
- Je préfère ça… La deuxième raison est la suivante : non seulement ce petit Ventrue porte le même nom que toi, mais il possède aussi le même petit minois que toi, mon cœur… »
A ces mots, Ephraïm sursauta et fut empli de confusion… Il devait y avoir erreur… Sûrement être un Nosferatu qui avait pris son apparence. Pourtant… se pourrait-il que?
« Je savais que cela t’intéresserait, mon amour… » dit Cassandra. « Qu’attends-tu pour aller le voir de tes propres yeux ? »
Ephraïm se leva alors et quitta les bras de sa Maîtresse, et se dirigea vers la salle de bal d’un pas alerte. Il était perdu dans ses pensées et heurta alors un jeune homme en uniforme d’apparat. C’était Alban ! Ils se regardèrent longuement et Ephraïm reconnut immédiatement son frère jumeau sans se tromper, mais son propre visage était masqué !
« Excusez-moi, monsieur, dit Alban, légèrement troublé, sans savoir pourquoi.
- Ce n’est rien, Excellence. Tout est de ma faute, répondit Ephraïm en changeant sa voix.
- Ca ira,… C’est étrange, mais j’ai comme l’impression de vous connaître… dit Alban lentement, tout en dévisageant l’inconnu. Mais… c’est impossible, n’est-ce pas ?
- Ah ! Messire Ephraïm, je vous trouve enfin. Le Sultan vous attend, auriez-vous oublié que vous deviez donner un récital ce soir ? cria un majordome qui arrivait en courant et qui interrompit ce tête-à-tête.
- J’arrive tout de suite, Mohammed. Vous ne devriez pas tarder à rejoindre les autres invités, Votre Grâce, » dit Ephraïm tout en s’en allant, laissant son frère en pleine confusion, car il avait justement employé le titre réservé aux ducs, mais Alban ne s’était pourtant pas présenté!
Le concert fut ovationné et la soirée fut un succès, mais Ephraïm n’eut plus l’occasion de parler avec Alban. Il était à la fois heureux de l’avoir revu, stupéfait de voir qu’il avait été Etreint lui aussi, et anéanti de ne pouvoir lui parler… Il regagna nonchalamment les appartements de la Princesse Réhana (qui n’était autre que Cassandra), pour laquelle il jouait tous les soirs après s’être rendu au chevet du Sultan… Cette dernière l’attendait, allongée sur un divan…
« Tu m’as l’air triste, cette nuit… Peut-être n’aurai-je pas dû te dire que j’avais rencontré ton petit frère… Je n’aime pas te voir dans un tel état, et tu le sais, mon amour…
- Pardon, mais j’ai l’impression de perdre mon frère une seconde fois : j’ai appris qu’il venait d’embarquer pour Alexandrie, pour suivre l’Ambassadeur de France. Je ne pourrai plus le revoir ni savoir ce qu’il deviendra…
- Je m’en doutais… Peut-être pourrais-je alléger ta peine en te disant que j’ai envoyé des serviteurs dans son entourage qui me tiendront au courant de ses moindres faits et gestes… Mais, ne t’en fais pas, je te raconterai tout si tu es gentil… » dit-elle en attirant Ephraïm sur le divan.
Et la nuit fut à eux…
Pendant ce temps, Alban partait s’installer à Alexandrie, sans se douter que des espions de Cassandra le suivaient…
Des Choix :
« Et c’est comme ça que j’ai pu avoir de tes nouvelles, à ton insu et je m’en excuse. Mais je ne savais pas trop comment tu allais réagir et…
- D’après toi ? Il est vrai que je ne me serai jamais douté que tu aurais été étreint toi aussi, mais jamais je ne t’aurais oublié, ni toi, ni notre serment, répondit Alban en souriant.
- Alors j’espère que tu ne m’en veux pas trop…
- Bien sûr que non. »
Les deux frères avaient parlé durant plusieurs nuits, et encore, cela paraissait bien peu en comparaison des siècles qu’ils voulaient rattraper…
« Ne te méprends pas, frangin, je suis extrêmement heureux de te revoir, mais je voudrais te poser une question. Qu’est-ce qui t’as décidé de reprendre contact avec moi, après tout ce temps ? demanda Alban.
- Ne t’en fais pas, je comprends. En fait, deux événements m’ont motivé. Premièrement, j’avais appris que tu t’étais installé de nouveau à Paris, où tu t’es mis au service du Prince Villon, devenant l’un de ses meilleurs agents. Lorsqu’un espion m’a appelé pour me dire que tu avais été grièvement blessé lors d’une mission, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis inquiété pour toi, Alban. La seconde raison est que, quelques jours avant ton arrivée dans cette cité, Cassandra a reçu une missive dont elle n’a pas voulu me faire part. Son humeur s’est assombrie, même si en ma présence, elle essayait de faire comme si de rien n’était. Mais, tu sais, après des siècles d’amour partagé, j’ai appris à la connaître… Et je savais que quelque chose l’avait perturbée. Elle décida de se rendre à Paris, mais elle refusa que je l’accompagne. Et avant de partir, elle m’a Libéré…
Au début, elle m’appelait chaque jour, mais cela fait maintenant trois semaines qu’elle n’a plus donné de nouvelles… Cela m’inquiète…
- Je suis vraiment désolé, répondit Alban qui pouvait sentir la peine de son frère chéri, mais je n’ai jamais entendu parler d’elle là-bas. Mais peut-être s’est-elle présentée en ville sous un nom d’emprunt…
- C’est bien probable… Ce ne sera pas la première fois… dit Ephraïm en esquissant un sourire teinté de tristesse et de nostalgie.
- Est-ce qu’elle t’a dit autre chose ?
- Non, mais j’ai retrouvé la missive qu’elle voulait brûler mais que j’ai réussi à sauver des flammes… »
Ephraïm déroula alors une lettre brûlée par endroits sur laquelle était écrit :
« J'ajoute encore un mot, ce sera mon chant de mort et mon dernier adieu. Soleil que je vois pour la dernière fois, et vous, mes futurs vengeurs, faites payer cher à mes barbares assassins la mort trop facile d'une esclave sans défense.
O destin des humains !
Heureux, une ombre les renverse; Malheureux, ils sont oubliés comme un trait effacé par l'éponge humide. Toutefois, leur bonheur fait plus de pitié que leur malheur. »
Rejoins-moi à *****. Tu sais où me trouver.
« Qu’est-ce que cela signifie ? Y a t’il écrit autre chose ? demanda Alban
- Tu ne te rappelles plus tes classiques, Alban ? répliqua Ephraïm en riant. Il s’agit d’un extrait d’Agamemnon, d’Eschyle, un des plus célèbres auteurs grecs de l’Antiquité. Ce sont les paroles que prononce Cassandre, alors esclave troyenne préférée du roi grec Agamemnon, peu avant d’être assassinée par Clytemnestre, la femme d’Agamemnon…
- C’est vrai, il y a si longtemps que j’ai appris le grec ancien, notre professeur était ce bon vieux Monsieur François de Lagrange, n’est-ce pas ?
- Exact. Pour en revenir à cette missive, je ne comprends pas le sens de ce message sinon que son expéditeur voulait voir Cassandra, et vite en plus… Cela doit être une espèce de code, peut-être un signal,…
- Mais ce n’est pas signé… Alors cela peut-être soit un ami, soit un ennemi… En tout cas, c’est sans aucun doute une personne que ta Maîtresse connaît bien, et ce message doit être urgent, puisqu’elle est partie rapidement.
- Tu as raison… Qui cela peut-il bien être ? »
Ephraïm réfléchit pendant de longues minutes, puis tout d’un coup, s’écria :
« Mais oui, bien sûr… Ce ne peut être que lui…
- De qui parles-tu, Alexandre ? demanda Alban, interloqué.
- Oui, c’est sûrement ça !
-Vas-tu enfin m’expliquer ?
- Excuse-moi. Je viens de me rappeler que Cassandra m’avait parlé une fois d’un vieil ami en qui elle avait toute confiance et qui lui avait déjà sauvé la vie une fois… Ce Caïnite se faisait appeler Platon… un autre auteur grec ! C’est sûrement lui qui a écrit cette missive… Il devait sûrement appeler à l’aide, car Cassandra semblait très préoccupée…
- Que comptes-tu faire ?
- Je sais que Cassandra m’a libéré, donc théoriquement je suis libre et je n’ai plus de devoirs envers elle. De plus, elle m’a confiée Abu Gosh… Mais, tu sais, je l’aime et rester ici sans savoir ce qui lui est arrivée me rend malade…
- Alors, qu’est-ce que tu attends ? Vas la chercher, dit Alban en souriant.
- Et toi que vas-tu faire ? M’accompagneras-tu ?
- Je ne pense pas… Avec ta permission, j’aimerais profiter de ce lieu enchanteur quelques temps, pour me ressourcer et me reposer… Je pense ensuite rentrer en France, pour m’occuper du domaine familial. T’ai-je déjà dit que le domaine n’a jamais quitté notre famille, puisque d’une manière ou d’une autre, je l’ai toujours gardé sous mon contrôle… Alban ajouta d’un air énigmatique, en faisant un clin d’œil : Avant de quitter la France en 1790, je suis passé par Paris et j’ai eu un entretien avec le Prince François Villon, un homme charmant, qui s’est occupé de tout pour moi… C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il m’a proposé d’entrer à son service en tant qu’agent secret, espion et diplomate…
- Eh bien, dis-moi, tu as des relations… Bien, fais comme chez toi, je donnerai des ordres aux serviteurs… Quant à moi, je vais préparer mes affaires…»
Deux nuits passèrent, le temps pour Ephraïm de mettre de l’ordre dans ses affaires…
Alban et Ephraïm se séparèrent à nouveau, en se promettant de tenir l’autre au courant de tout et de s’appeler toutes les nuits…
Et c’est ainsi que par une nuit sans lune, un jeune homme vêtu d’un costume de lin clair arriva sur une colline dominant la métropole endormie, à bord d’une berline grise. Il en descendit, tenant dans une main une lyre à neuf cordes, en bois sculpté. Ses yeux gris bleus scrutaient la ville. Son visage harmonieux et noble laissait malgré tout percevoir une pointe d’appréhension et de fatigue… Il soupira… Cassandra, où es-tu ? | | |
22/07/2007, 00h10 | #2 | | Dragon
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | Magnifique, splendide nouvelle! Tu restes fidèle à toi-même: un écrivain-né. N'empêche, tu as une de ces plumes. Ravi que tu nous fasses patienter de ton manque d'inspiration, avec ce genre d'écrits aux qualités nombreuses, même si il date.
Une nouvelle dont les ingrédients distillés un peu partout font merveilles. J'apprécie ce côté historique romancé. On se demande où tu vas chercher ces idées de races de vampires qui jouent un rôle dans l'histoire. L'histoire de ces deux frères est captivante et l'on s'attache rapidement à eux, tout du moins, je m'y suis attaché rapidement, moi. Et puis tous ces petits détails comme la lyre ou la citation d'Agamemnon, tout cela contribue à enrichir ton écrit et le rendre que plus professionnel.
Enfin bref, j'adore déjà ces Chroniques de la Maison d'Angefeu! Bravo et continue. | | |
24/07/2007, 19h05 | #3 | | Dieu supérieur
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | Merci beaucoup pour cet éloge immérité.
Rendons à César ce qui est à César : l'idée des clans de vampires qui contrôleraient le monde dans l'ombre n'est pas de moi. Comme je l'ai dit, mes personnages s'inscrivent dans le jeu de rôle Gehenne (qui fut hébergé sur Hyjoo et créé par Eol) qui lui-même s'inspire de l'univers d'un jeu de rôle papier intitulé "Vampire : La Mascarade" de l'éditeur White Wolf. Je passe toutes les déclinaisons, les extensions, etc. Mais c'est grosso modo le concept de base de ce jeu de rôle.
Sinon, effectivement, c'est le lien entre ces deux frères que j'ai voulu mettre en avant dans cette nouvelle, j'ai voulu développer la psychologie de ces personnages et essayer de les rendre "crédibles". La lyre est mon idée par contre, j'en ai fait l'objet fétiche d'Ephraïm (idée qui me vient d'ailleurs de la citation du poète Nerval, dans ma signature).
Plus jeune, j'adorais les romans historiques, et ce côté romancé justement... Ca a dû laisser des traces, lol... 
Du coup, dans ces nouvelles, je m'attache à essayer de rendre vivants ces univers, en immersion totale dans l'idéal, en tout cas, je m'y emploie avec plus ou moins de succès. | | |
24/07/2007, 23h21 | #4 | | Exilé
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | |  | Citation |  |
| |  | Posté par ricmimura |  |
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| | | | Tu restes fidèle à toi-même: un écrivain-né.
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Heu, franchement, écrivain-né, c'est limite. On dirait que tu effaces toute notion de travail, et tu proclames la supériorité de l'inné. Ca rejoint un peu certaines thèses de notre président adoré, mais je trouve ça limite. J'imagine mal Angefeu naître avec son petit stylo dans la main, déjà ça peut être dangereux pour la maman  Ou alors peut-être qu'en naissant, il avait déjà écrit un roman, alors là, c'est incontestable, c'est un écrivain-né :o
Pour le côté "pro" je trouve ça un peu bizarre ! S'il suffit d'une citation pour faire "pro", ça rime à rien. Et puis, qu'appelles-tu faire "pro" ? j'avoue que j'ai du mal avec cette expression. J'en ai déjà fait part ici d'ailleurs. Pour moi, en littérature, en art, y'a pas à faire "pro", ça veut rien dire, c'est pas la Ligue 1 de la nouvelle ?_?
Voilà pour ce qui est du post de rikamara, quelques points qui me chiffonnent (et oui je suis tout froissé derrière mon PC, et je peux vous dire que c'est désagréable). Pour revenir à la substantifique moëlle de ce sujet, je trouve que la nouvelle d'Angefeu est assez divertissante, ça manque un peu d'originalité à mon sens, mais c'est agréable à lire malgré la longueur du texte. | | |
24/07/2007, 23h23 | #5 | | Exilé
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | Très bonne nouvelle en effet, moi qui adore les récits fantastiques, j'ai été comblé! En tout cas, bravo, Angefeu, sans vouloir trop faire mon lèche botte, tu es un des piliers de la crea littéraire, et modeste avec ça, que demande le peuple? Encore une fois, il est interessant de constater que les écrits qui valent quelque chose ne bousculent pas nos chers amis et très grand poetes, hyjooiens... Peut etre est ce trop long et trop complexe pour leur esprit trop "jeune"? Enfin bon, je ferme la cette parenthèse digressive (pleonasme...), je vais encore en prendre plein la poire et me faire accuser "d'attaques personnelles"...En tout cas, bravo!
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| |  | Posté par ricmimura |  |
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| | | | Magnifique, splendide nouvelle! Tu restes fidèle à toi-même: un écrivain-né.
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Ah? Interessant; il est né écrivain..., j'imagine; "alors c'est un garçon, il pèse 4.5kg, enfin 4.2kg sans le cahier et la plume..."
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| | | | On se demande où tu vas chercher ces idées de races de vampires qui jouent un rôle dans l'histoire. | |  | |  |
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Woaw! C'est vrai que les races de vampires on a encore jamais vu ça avant nulle part!! Heu là vraiment tu me déçois... Que ce soit dans les romans fantastiques, les jeux video, les mangas ou le cinéma, ce genre de truc t'en trouves partout... Dernière modification par Pennywise : 24/07/2007 à 23h35. | | |
25/07/2007, 11h53 | #6 | | Dieu supérieur
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | Wouaf ! Angefeu, ça fait du bien de voir des vieux trucs à toi. Je sais pas de quand ça date, mais on remarque comme même que depuis, tu as "mûri".
Comme tu l'as précisé, il y a quelques erreurs notables dans tes textes comme l'utilisation dans la première nouvelle, je crois, d'un ";" qui aurait été mieux en un ".".
Ensuite, ça tient la route mais il y a comme même des choses qui dérangent. A un moment, tu passes d'Alexandre à Ephraïm avant que le jeune homme prononce ses voeux, d'ailleurs, les a-t-il prononcé ? Ensuite, je sais pas trop ce qu'est un goule mais bon...on dirait que notre ami Frère Nestor est encore humain. Les autres moines sont des goules, n'y a-t-il personne d'autres comme être vivants, aucune nouvelle recrue depuis des sciècles !!
Le problème des vampires, en tout cas, des personnes immortels c'est que...ils sont immortels. Et ça, tu ne l'as pas élucidé. Tu parles pas des différents moyens utilisés pour continuer de vivre tout en changeant d'identité parce que par exemple l'ami Alban quand il va dans l'Empire Ottaman, avec son âge normal, il ne doit pas être tout jeune. De plus, il a gardé son titre donc si des gens comme l'Ambassadeur français font des recherches sur ce dernier et bien...
Sinon, au niveau de vocabulaire. Je veux bien qu'ils soient âgés et qu'ils restent en contact de la société, mais parlent-ils pour autant avec le langage d'aujourd'hui ? De même, en quelle langue Alban et Nestor, Alban et Alexandre se parlent-ils au début ?
La personne qui a remis le livre indirectement à Alban, c'était une goule ? Comment le livre a fait pour survivre aux désastres de la Révolution ?! (pillages, incendies...)
Une dernière remarque, c'est pas super sympa d'avoir des nouvelles de longueurs très différentes. A la limite, tu aurais pu mettre la première en tant qu'introduction.
J'arrête les plaidoiries  Sinon, c'était divertissant (pas pour être méchant, mais je sais pas comment l'exprimer, peut-être un sentiment de suffisance, je sais pas...) | | |
26/07/2007, 13h51 | #7 | | Dieu supérieur
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | @Oncle Jean et Pennywise : Merci de votre appréciation.
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| |  | Posté par Arckhangelos |  |
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| | | | Wouaf ! Angefeu, ça fait du bien de voir des vieux trucs à toi. Je sais pas de quand ça date, mais on remarque comme même que depuis, tu as "mûri". | |  | |  |
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Oui, c'est sûr que mon écriture a pas mal évolué depuis le temps...
Sinon, très justes remarques que je commente tout de suite. Bien vu en tout cas.
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| | | | Ensuite, ça tient la route mais il y a comme même des choses qui dérangent. A un moment, tu passes d'Alexandre à Ephraïm avant que le jeune homme prononce ses voeux, d'ailleurs, les a-t-il prononcé ? Ensuite, je sais pas trop ce qu'est un goule mais bon...on dirait que notre ami Frère Nestor est encore humain. Les autres moines sont des goules, n'y a-t-il personne d'autres comme être vivants, aucune nouvelle recrue depuis des sciècles !! | |  | |  |
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En fait, avant de prononcer des voeux monastiques (dits perpétuels, il me semble), tu as une sorte de période d'essai, de formation et de vie communautaire appelée "noviciat" et il me semble que même pendant ton noviciat, tu es appelé "Frère" suivi du nom choisi... Mais je n'en suis pas bien sûr, pour le coup, j'ai fait ce choix arbitraire de l'appeler Ephraïm dès son noviciat.
Quant à savoir s'il a effectivement prononcé ses voeux perpétuels comme prévu lors de la nuit fatidique, c'est une ellipse volontaire : d'un côté, il y a des allusions à une relation physique avec Cassandra par la suite, qui serait contradictoire avec un voeu de chasteté ; de l'autre, il a pu garder des traces de cette vie monacale dans son comportement et sans pour autant avoir prononcé officiellement ses voeux, il a pu les "prononcer en son for intérieur" et essayer de vivre au mieux sans "trop rejeter cet idéal de vie" antérieur à sa transformation en vampire...
Sinon, une goule est un serviteur lié au vampire qui lui fait boire régulièrement un peu de son sang : il n'est plus humain, mais n'est pas vampire. Sa durée de vie est considérablement allongée tant qu'il a accès à cette "drogue". Il connaît normalement la nature surnaturelle de son maître et le sert avec zèle.
Pour le monastère, effectivement, il n'y a pas d'autres personnes ou de nouvelles recrues : dans ma tête, le monastère et cet ordre secret de moines aurait pu être créé dans le but de protéger la crypte où reposait Cassandra et empêcher son réveil. Vu les événements, il n'avait plus vraiment de raison d'exister. Par ailleurs, les vampires sont sensés rester discrets et ne pas révéler leur nature aux humains (à moins de les transformer en goules), respectant des règles de conduite qu'il serait compliqué d'expliquer. Mais grosso modo, ca peut être vu comme une précaution élémentaire pour ne pas encourir de "chasse aux sorcières" ou être traité comme des monstres, des animaux de foire ou des sujets d'expérimentation.
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Le problème des vampires, en tout cas, des personnes immortels c'est que...ils sont immortels. Et ça, tu ne l'as pas élucidé. Tu parles pas des différents moyens utilisés pour continuer de vivre tout en changeant d'identité parce que par exemple l'ami Alban quand il va dans l'Empire Ottaman, avec son âge normal, il ne doit pas être tout jeune. De plus, il a gardé son titre donc si des gens comme l'Ambassadeur français font des recherches sur ce dernier et bien... | |  | |  |
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Oui, c'est vrai que c'est un problème : l'immortalité et le fait de garder une certaine existence publique au fil du temps.
Toutefois, les vampires ne vieillissent pas, ils gardent l'apparence physique qu'ils avaient lors de leur Etreinte (leur transformation en vampire par leur "Sire").
C'est vrai que tel que je l'ai écrit, le texte laisse des zones d'ombre sur ces périples et les changements d'identité ainsi que les moyens utilisés par mes personnages pour se travestir et continuer à "vivre".
J'avoue ne pas avoir de réponse toute faite ou parfaite, mais je dirais pour le cas d'Alban qu'il n'a pas dû avoir beaucoup de mal à traverser ces périodes historiques : les temps troublés sont propices à toutes sortes d'imposture, il aurait pu se fabriquer des lettres de créances (je ne pense pas que les vérifications d'identité et les moyens de le faire aient été très développés à l'époque), l'argent et le charme donnent souvent du crédit à des "imposteurs", Alban aurait pu dire qu'il a échappé à la Révolution et qu'on a perdu sa trace mais qu'il refait surface maintenant, qu'il est le descendant de cette famille (genre Anastasia et les Romanov après la chute du tsar), enfin bref, voilà quelques pistes.
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| | | | Sinon, au niveau de vocabulaire. Je veux bien qu'ils soient âgés et qu'ils restent en contact de la société, mais parlent-ils pour autant avec le langage d'aujourd'hui ? De même, en quelle langue Alban et Nestor, Alban et Alexandre se parlent-ils au début ? | |  | |  |
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Là encore, problème pour l'auteur, cette immortalité. Quelle langue parlent-ils ? Le français ? 
On peut le supposer vu que c'était leur langue maternelle... Ce serait le plus logique (et le plus simple). Après, le français de quelle époque exactement, je ne me suis pas posé la question, étant donné qu'il m'aurait été de toute façon impossible de réécrire mes dialogues en "vieux françois"... ^^
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| | | | La personne qui a remis le livre indirectement à Alban, c'était une goule ? Comment le livre a fait pour survivre aux désastres de la Révolution ?! (pillages, incendies...) | |  | |  |
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Non l'ouvrage a été rédigé par Ephraïm avant son Etreinte, il ne devait contenir que des indications cryptées sur le lieu (Abu Gosh) où Ephraïm avait "disparu". Il avait été confié donc à un pèlerin franc tout ce qu'il y a de plus normal, avec de l'argent pour qu'il aille le porter au duché de Belle-Isle.
Comme dit par la suite, il a été rangé dans la bibliothèque du château, comme un ouvrage précieux ou une "relique" de Terre sainte.
Pour le désastre de la Révolution, il est fort possible qu'Alban ait, soit défendu son château avec des serviteurs, soit mis à l'abri les objets les plus précieux quand il a senti que ça devenait indéfendable. (N'oublions pas que les vampires devant se protéger du soleil durant la journée et étant probablement un peu prudents ou parano, devaient avoir des caches).
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| | | | Une dernière remarque, c'est pas super sympa d'avoir des nouvelles de longueurs très différentes. A la limite, tu aurais pu mettre la première en tant qu'introduction. | |  | |  |
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Ah ah ! J'crois qu'il y a eu malentendu... ^^
C'est vrai que le titre peut porter à confusion puisqu'il fait état de "chroniques". Mais en fait, le texte entier de ce topic n'est qu'une seule nouvelle, elle est épisodique certes (parce que j'ai voulu écrire sous formes de "flashback" de différents lieux et différentes époques qui ont un fil conducteur et un lien) mais ce n'est qu'un seul texte.
J'ai quand même gardé le titre de "chroniques" parce que d'autres textes mettant en scène les personnages d'Alban et d'Ephraïm, comme par exemple "Des bonnes manières et de la vie nocturne" pourraient s'inscrire dans ce "recueil" dont ce texte présent est le premier.
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| | | | J'arrête les plaidoiries Sinon, c'était divertissant (pas pour être méchant, mais je sais pas comment l'exprimer, peut-être un sentiment de suffisance, je sais pas...) | |  | |  |
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Lol, euh... merci. ^^ | | |
26/07/2007, 16h13 | #8 | | Titan
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | C'est très joli.
Si tu avais écrit tout ton BG de cette façon, les admins ont pas dû s'ennuyer !
Si tu as la suite sous le coude, n'hésites pas à la faire tourner
Et un pti bisou nangefeu, parce que ça faisait longtemps ( Swarovski aussi était un type bien, il me semble...) | | |
01/08/2007, 13h20 | #9 | | Dieu supérieur
| Re : [Nouvelle] Les Chroniques de la Maison d'Angefeu | | |
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