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Treize meilleurs moments de ma vie (Les)
SENKEL Dan
Littérature


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Treize meilleurs moments de ma vie (Les) (SENKEL Dan, Roman biographique) : Fiche / Article de la section Littérature, crée sur le forum Littérature et bande dessinée (BD, livres et édition : Informations et discussions sur la littérature, la bande dessinée et ses auteurs.)

 
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 Treize meilleurs moments de ma...
 Auteur : SENKEL Dan
 Genre : Roman biographique
 
 Catégorie : Littérature
 Rédaction : dansenkel (31/03/2008)

Les treize meilleurs moments de ma vie



Auteur : Dan Senkel
Genre : Roman biographique

Bibliographie :
Mon premier roman "Les treize meilleurs moments de ma vie" est disponible depuis début mars 2008 en auto édition





Le Synopsis

Justin Decaux nous livre son destin bouleversant avec une plongée dans les bas-fonds, suivie d'une rédemption grâce à l'amour :

"Je fus la joie de mes parents, en revanche, j'avais un sale caractère ! Mon adolescence leur a causé beaucoup de soucis…
Je faisais n'importe quoi, car j'étais influençable. À cause de mes complexes, à l'âge de 22 ans, j'étais toujours puceau. Le désert affectif m'a plongé dans un réel abysse. Je suis allé à Paris pour fuir le vide de mon existence… et je suis tombé plus bas que jamais pour finir une nuit au Bois de Boulogne.
Ma question était : Mais qu'est ce que j'ai fait pour en arriver là ?
Je me suis enfin mis sérieusement au travail et ma vie a changé quand en 1986 j'ai connu une Anglaise à la FAC. Elle m'a motivé dans mes études puis… ben ! Je l'ai épousée !
On dirait la fin de l'histoire. Non ! Non ! Le début ! Entre les allers retours France-Angleterre et mes déplacements dans le monde, la marge est vaste pour mes expériences torrides et terribles, réalisées dans le but de découvrir l'amour véritable…"
Un roman inspiré de faits réels dont on ne peut sortir indemne.


Le mot de l'auteur :

J'ai vraiment hâte de savoir ce que vous pensez de mon livre, de son extrait ou de mon site.

À bientôt sur HyJoo ??


Edit :
Quelques petites pages pour découvrir mon bouquin:

De mon enfance à la FAC

Justin… Oui ! C'est moi ! Dernier d'une famille de quatre enfants, j'ai vécu entouré de femmes. Ma mère bien sûr puis Mireille ma sœur aînée, sérieuse conservatrice, ensuite il y a Joséphine, la douce, un peu effacée, elle, c'est la plus timide. Violenne, la belle, la coquette qui a fait courir pas mal de mecs, mais qui se retrouve finalement vieille fille car elle a été trop difficile dans ses choix. À force de faire le tri entre ses hommes de prédilection, la voilà seule à 48 ans. Et enfin c’est moi… le dernier… le cadet de la famille… le seul garçon ! Certes, je fus la joie de mes parents. Étant le dernier et le plus mignon avec ma bouille et mes grands yeux verts, mes longs cils recourbés, ma mère et mes sœurs m'adoraient. Je fus gâté, pourri de tous, un enfant Roi.
*
Ma mère voulait vraiment avoir un garçon, il lui avait fallu patienter huit ans pour me voir arriver. Inutile de dire que je fus son préféré. Il semblait que plus rien ne comptait dans sa vie, hormis moi ! On pourrait même dire qu'elle ne vivait que pour moi. Seul garçon de notre fratrie, je ne rencontrais ni jalousie ni rivalité car rien n’est comparable entre des êtres de sexes différents. De plus, il était normal dans cette famille de préférer les garçons. En revanche, mes sœurs ne se faisaient pas de cadeaux entre elles… Oh, là là ! Elles étaient coriaces !
*
Bambin, tout le monde me trouvait charmant, malheureusement, j'avais un sale caractère. J'étais mignon, certes, mais très pénible et ne tenais pas en place. J'avais besoin d'espace pour courir et me défouler. Je débordais d'énergie. J'étais loin de l’apathie. Quand j'avais une idée en tête, comme par exemple aller ramasser des châtaignes dans la forêt, rien ne pouvait m'en empêcher. Qu'il pleuve ou qu'il vente, il fallait me laisser aller.
Têtu comme une mule, je faisais souvent des crises pour obtenir ce que je désirais. Si je voulais que l'on m'achète un jouet dans une grande surface, je n'hésitais pas à pleurnicher, à gémir jusqu'à ce que ma mère cède. Il m'arrivait même, de me rouler par terre juste pour le plaisir de faire un caprice qui fonctionnait fort bien… puisque je remportais la bataille. Franchement, je trouve que ma mère était trop laxiste et trop gentille avec moi. Si elle avait été plus sévère j'aurais été plus patient et plus respectueux envers elle et mes sœurs. Comme je gagnais toujours sans faire d'effort, ma vie devint très vite ennuyeuse. D’autre part, n’ayant pas acquis la notion de l'effort et de la récompense, je n’en faisais qu'à ma tête.
*
En classe, durant toute ma scolarité primaire et secondaire, je fus un cancre n’appréciant absolument pas l’école. La cause était simple : je n’aimais pas faire les devoirs ni apprendre les leçons, je détestais la poésie, les langues étrangères, les maths et leurs formules à la con à apprendre par cœur. L’histoire-géo me barbait un peu avec les dates et les périodes de guerres, les fleuves, les montagnes, les villes, les pays… Bon ! C’est vrai, je le reconnais, cela faisait beaucoup de choses rebutantes à mon goût… Je n’y pouvais rien, j’étais ainsi, c’est tout ! Il n’y a rien à vouloir chercher dans mes propos. Un sale caractère ! Point !
*
Pour les congés d’été, mes parents n’aimaient pas partir. Ils n’avaient pas non plus les moyens de nous offrir les colonies de vacances, alors pendant mon enfance, je ne suis jamais allé en « villégiature », mes sœurs non plus d’ailleurs. À leur sujet, mon père et ma mère affichaient ouvertement des réticences vis-à-vis des colos : « Vous êtes des jolies filles », disaient-ils, « vous avez un risque de vous faire violer… » ; à mon encontre, ils avançaient l’argument financier : « … non… tu sais… c’est trop cher… nous n’avons pas les moyens… »
*
Mon père était ouvrier, monteur de vélo dans une usine à l’Île Verte au nord de Grenoble, aux pieds des fabuleuses montagnes qui accueillirent les Jeux Olympiques de 1968. Ma mère, gentille couturière, gagnait moins que le SMIC. On ne roulait donc pas sur l’or, mais tout de même, je réalise aujourd’hui que la Caisse d'Allocations Familiale attribuait déjà des aides sous forme de bons de vacances pour les enfants à cette époque. Mais non, nous n'en profitions même pas, car mes parents ne le savaient pas !
Il est vrai que mes parents devant travailler dur pour nourrir et loger leur jolie famille, ne pensaient pas aux récréations annuelles en général et encore moins aux vacances de leurs chers bambins ! Ce n’était pas dans leur mentalité. Alors, durant les congés scolaires, souvent je tournais en rond à la maison. Mes sœurs, quant à elles, ne manquaient pas d’occupation puisqu’elles avaient pour mission journalière d’aider notre mère aux tâches ménagères : cuisine, lessive, vaisselle, rangement… J’avoue que j'avais la chance d'être Le Garçon, Le Mec et le plus jeune de la famille, ce qui me dispensait de tout soutien à fournir. Veinard le gars !
Mes sœurs, en revanche, n’avaient pas une minute de pause, c’était corvée, corvée… il y avait de quoi faire dans une famille de six personnes ! Moi ? Eh bien ! N’ayant rien à faire et manière d’occuper mon temps libre, je me suis livré à de petits larcins dans les commerces du coin, au pied de l'immeuble où nous habitions. Fallait-il être couillon ! Bref ! J'ai commencé à voler des fruits dès l'âge de onze ans ; le premier était une pomme, puis la semaine suivante une pêche et ainsi de suite, histoire de m'amuser un peu. C'était pour moi une sorte de défi de voler chez l'épicier du quartier. Le commerçant n’a jamais rien vu. Cela a duré environ trois semaines et puis la crise « fruits » a cessé et je suis passé à autres choses : le vol de légumes. J'ai commencé par les concombres puis je me suis attaqué à plus gros. Un jour j'ai réussi à subtiliser la moitié d'une courge… Ces bêtises n'ont pas trop duré car il devenait nécessaire de changer de magasin, manière de ne pas être repéré, puis il faut dire que je me lassais vite de ce que j’entreprenais, j'ai alors continué à exercer mon « art » à la papeterie située sur le chemin qui menait au collège des Eaux Claires où étaient scolarisées mes sœurs.
Ma première prise fut une gomme pendant que le commerçant avait le dos tourné. Par la suite, je pris un effaceur puis un feutre fluo. Je n’en avais pas d’utilité particulière à l'école, c'était simplement pour le plaisir de pratiquer l'illégal. Cela m'excitait beaucoup. J’avais trouvé là, dans ces petites effractions, mon passe-temps favori des mercredis et samedis après-midi. Il m'est même arrivé d'aller piquer des vinyles aux Nouvelles Galeries du centre-ville. C'était simple, à l'époque, il n'y avait pas d'antivols électroniques.
*
Je faisais des conneries et je travaillais mal en classe quand j'étais en 6e. J'étais un vrai monstre, suffisamment terrible pour que mes parents décident de m’inscrire dans une école privée afin d’avoir un meilleur suivi de mes études, si l’on peut dire… ! Cela fut un réel désastre. Je n’ai pas progressé, bien au contraire, mes résultats s'aggravaient peu à peu.
On trouvait vraiment tous les cas dans ce collège, l'Externat Notre Dame. Il y avait des fils à papa, des fayots boutonneux à lunettes et des cancres comme moi. Un mélange explosif. Souvent à la sortie du collège je me faisais racketter par les grands de quatorze ou quinze ans qui voulaient principalement mon argent de poche et si je n'en avais pas, ils prenaient mes stylos voire carrément ma trousse complète.
Anecdote : Un soir d’hiver, alors que je sortais avec les derniers élèves du bahut, un groupe de jeunes caïds se dirigea vers moi en me menaçant pour que je leur donne ma calculatrice « … sinon ils allaient me casser la gueule… ! ». Comme j'en avais plutôt marre de me laisser faire, cette fois-ci je me révoltai sans céder, je leur tins tête et leur montrai de quoi je pouvais être capable :
« Non, c'est fini le racket, je ne me laisserai plus faire. Allez vous faire foutre ! » et je me mis à courir en cassant le cercle qu’ils formaient autour de moi. Je courus aussi vite que je le pus avec mon lourd cartable accroché au dos quand deux cents mètres plus loin, l’un des grands me rattrapa en me tirant par le cartable, tellement fort, qu’il me fit tomber par terre sur le derrière. J'essayai de me relever quand un autre arriva pour me donner un coup-de-poing sur le nez. Jamais je n'eus aussi mal de toute mon enfance ! Mon nez saignait et pendant ce temps, les lascars renversèrent mon cartable et prirent ma trousse et ma calculatrice. Ils déchirèrent tous mes cahiers et pour finir, ils me chopèrent à deux et me jetèrent dans un massif de fleurs qui se trouvait à proximité.
Jamais je n'avais été aussi malheureux et souffrant en même temps. J'avais tellement mal que je ne pouvais pas m'empêcher de pleurer. Arrivé à la maison, mes parents me conduisirent aux urgences de l’hôpital où l’on s’aperçut que mon nez était carrément cassé, provoquant une très forte souffrance. Arrivé aux urgences, une infirmière me donna un comprimé contre la douleur et me nettoya le nez en attendant le chirurgien. Je restais deux jours à l'hôpital pour me faire remettre le nez en place… ! Suite à cela mes parents me firent changer de collège : à quoi bon payer une école privée si c'était pour se faire charcuter ? Je suis donc allé au Lycée des Eaux Claires où d’ailleurs, mes résultats en classe s’améliorèrent nettement… !


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