 |  | Heureux les simples d'esprit ZINA Cara Littérature | Heureux les simples d'esprit (ZINA Cara, Biographie) : Fiche / Article de la section Littérature, crée sur le forum Littérature et bande dessinée (BD, livres et édition : Informations et discussions sur la littérature, la bande dessinée et ses auteurs.)  | Heureux les simples d'esprit Auteur : ZINA Cara Genre : Biographie
| | |
Heureux les simples d'esprit
Cara ZINA
Auteur :Cara ZINA.
Editeur : Robert Laffont.
Date de publication: 10/04/2008.
Genre :Biographie, ou roman contemporain.
Biographie :
« Heureux les simples d’esprit » étant le premier ouvrage de Cara Zina, il n’y a pas encore de biographie étoffée pour cet auteur.
 | Citation |  |
| |  | Posté par le site Robert Laffont |  |
| |
| | | | Cara Zina est fan des Bérus, de Bootsy Collins et Georges Clinton. Elle est ex- membre du groupe Les Straight Royeurs, cofondé avec Virginie Despentes. | |  | |  |
|
Elle est issue d’une famille de classe moyenne, et a rencontré Virginie Despentes à l’âge de 14 ans, avec qui elle a vécu son adolescence dans l’univers punk.
Elle vit aujourd’hui à Nancy et est maman d’un petit garçon handicapé (il est né spina bifida).
Résumé :
Cara Zina évoque ici son passé de punkette, nous livre quelques anecdotes mais ne s’attarde pas sur cette période. Elle en parle uniquement pour nous montrer comment elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui : une femme, institutrice, mère, intégrée socialement, mais qui garde une culture alternative et qui vit son quotidien avec ses relations aux autres à sa manière, comme elle l’entend.
Ce n’est pas un essai philosophique, elle ne pose pas de grands concepts, elle nous livre juste une tranche de vie avec humour et un certain décalage.
Extraits :
«Sans rendre de comptes à personne, je suis mon petit bonhomme de chemin, et si je dois faire un détour pour éviter le grand méchant loup je veux bien le faire puisque comme le racisme, la jalousie et l’envie, la domination mâle et grégaire a de beaux jours devant elle, mais au fond je m’en fous.
Si les conventions veulent que j’aie l’air d’une victime, je veux bien jouer le jeu, car au fond je suis la grande gagnante, je suis vivante et je suis forte. »
« Le monde est bien trop cruel pour les écorchés vifs. »
Mon avis :
C’est un ami qui m’a fait découvrir cet ouvrage, il l’a rencontrée et j’espère en avoir moi aussi un jour l’occasion (il y a beaucoup de lignes qui m’ont parlées dans ce livre).
On ne peut pas parler de Cara Zina sans évoquer Virginie Despentes, même si on se doute que ça doit parfois être frustrant d’avoir son ombre derrière son œuvre. Mais voilà, l’une ne va pas sans l’autre, ce qu’elles ont vécu dans leur jeunesse c’était à deux. D’ailleurs ce livre est dédié à « la grande » (surnom donné à Virginie Despentes par Cara Zina).
J’avais donc lu « KING KONG théorie » avant d’attaquer celui-ci, et on se rend compte que même si elles ont vécu les mêmes situations, elles ne les ont pas gérées pareil. Zina vit dans sa bulle comme elle le dit elle-même, et a tendance à vouloir oublier, effacer, là où Despentes appuie, parle, insiste, comme pour le viol qu’elles ont subi.
Au début de ma lecture, je me suis sentie voyeuse, j’avais l’impression que c’était une correspondance entre elles, chacune se répondant dans son ouvrage, son écrit.
Et puis au fil des pages c’est la propre histoire de Cara Zina que j’ai découverte, sa vie, son état des lieux.
Parce que c’est un peu ça : un état des lieux, de sa vie actuelle, de son quotidien, de sa façon de le gérer.
Et là encore, les préconçus s’effritent : on a le droit de vivre seule, d’être une mère célibataire, d’élever son enfant handicapé sans s’apitoyer sur son sort et s’en sortir très bien, avec une famille et des copines présentes.
C’est touchant, gai, léger. Cara Zina met des mots sur ce que certaines d’entre nous pensent tout bas mais ne disent pas tout haut : on peut être une femme, avoir un travail respectable, un enfant, des amants, des aventures, mentir parce qu’on pense que c’est le mieux, garder un côté un peu déjanté.
J’ai eu l’impression que c’est ce qu’elle voulait faire passer : on peut être punk à 17 ans et garder une culture alternative à 30. On change tout au long de sa vie, on passe par différents cycles (elle en tout cas) et c’est ce qui l’a fait se sentir vivante et vivre intensément.
Et donc « heureux les simples d’esprit, ceux qui ne changent jamais d’avis », parce que eux au moins ne se posent pas tant de questions.
Mais justement c’est ça qui fait le piment de la vie de Cara Zina : se poser des questions, douter d’elle-même, avoir le cœur qui bondit, rencontrer des gens inattendus… 08/05/2008, 21h13 | #4 | | Alcyon Demi boulet du siècle
| Re : [litt] Heureux les simples d'esprit | | C'est vrai qu'elle fait peur la madame sur la couverture. On aurait plus envie de s'enfuir en courant plutot que de lire le livre  ! Mais bon comme on dit c'est la beauté interieur qui compte le plus (et oui même pour les livres  ) !
Maintenant les romans qui racontent la vie de tous les jours peuvent se reveler interessant si elles vehiculent l'image de toute une société a travers l'histoire et le regard d'un seul personnage.
Donc ouais ça ne peut ne pas se limiter qu'aux histoires d'ongles cassés ou aux fiches d'impots (mais qu'est ce que je suis en train de raconter moi ><).
Un roman qui parle de la culture punk : sincérement ça m'interesse ! Surtout vu qu'il n y en pas beaucoup en roman (a croire que c'est devenue tabou chez les romanciers).
J'ai vraiment recherché des livres qui en parlaient et j'ai vite compris que ce sont les livres sur la culture hippie qui leurs volaient la vedette
En plus Meliane a tellement bien présenté le roman, a travers sa fiche, que ça donne vraiment envie de le lire  ! Qu'elle est forte cette Meliane !!!
Je defendrai jusqu'au bout les gouts de Meliane même si ca doit me couter la vie ! Dernière modification par hoohirai : 08/05/2008 à 22h57. | | |
06/06/2008, 19h27 | #5 | | Harpie
| Re : [litt] Heureux les simples d'esprit de Cara Zina | | Je l'ai lu il y a environ 2 semaines parce qu'à la base j'aimais la couverture (vi vi vi de vrai de vrai) et puis j'ai lu le résumé, et puis j'ai trouvé que l'histoire d'une ado emportée par le mouvement punk ça pouvait être pas mal. En fin de compte , wai c'était pas mal , mais je n'en ferai pas des folies.
J'ai surtout aimé le début quand elle racontait son adolescence , après j'ai trouvé que ça trainait un peu en longueur..
Dans tous les cas, sympa quand même !
L'écriture est légère et simple . .
Je vais essayer King Kong théorie la prochaine fois
Il n'y a pas d'espace entre le mot qui précède l'apostrophe et celui qui le suit .
Tiens, pour le ponctuation, regarde ici.
Dernière modification par Meliane : 23/06/2008 à 18h44. | | |
23/06/2008, 18h41 | #7 |
| Re : [litt] Heureux les simples d'esprit de Cara Zina | | Liberta : je te préviens, si tu cherches plutôt à lire un livre "fort", qui fait passer des idées, qui fait réfléchir, et ce un peu grâce à la culture punk justement  , je te conseille de lire aussi celui de Virginie DESPENTES : "KING KONG théorie". En tout cas je suis ravie de t'avoir donné l'envie de le lire.
P.S : en allant chercher le lien j'ai vu que tu avais posté aussi. Le commentaire que je fais ici n'est donc plus très utile  .
eleven-X : Pareil, si c'est surtout le début qui t'a plu, alors lance-toi dans celui de DESPENTES effectivement  .
*Meliane qui fait sa pub pour ses fiches  * | | |
23/06/2008, 22h19 | #8 | | Harpie
| Re : [litt] Heureux les simples d'esprit de Cara Zina | | Je confirme pour King Kong Theorie! J'ai commencé, j'adore..
Mais lisez quand même Heureux les simples d'esprits pour confronter  | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
Fuseau horaire GMT +1. Il est actuellement 20h41. |
| |  |