Voilà presque un an que je n'ai plus fait d'aéronautique, je n'ai plus l'option au lycée...
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Cependant, ça m'interresse toujours, et aujourd'hui, j'ai eu l'occasion de ressortir mes gros classeurs pour m'y replonger. En effet, j'ai eu la chance de pouvoir visiter la tour de contrôle de l'aéroport de Nice, et c'était vraiment impressionnant!
Nous avons visité deux "salles".
La première, dans le "noir" : la salle des approches. En effet, pour pouvoir lire les écrans, c'est mieux avec moins de luminosité, les stores étaient donc baissés. Il y avait beaucoup d'écrans, regroupés en "postes". Plus il y a de traffic, plus il y a de postes en marche. Cet après-midi, seulement 2 sur 9 (si j'ai bien compté) étaient en marche, avec en général deux à trois personnes par postes. Ils s'occupent des avions en approche, correspondent avec eux par radio, et répondent au téléphone. Téléphone avec les autres zones.
Il faut savoir que le ciel est diviser en plusieurs zones, de largeur et hauteur différentes. Quand un avion quitte une zone, il entre obligatoirement dans une autre zone, et à ce moment là, c'est un autre centre de contrôle qui se charge d'eux.
La deuxième, et la plus impressionnante. Le haut de la tour de contrôle, cette fois-ci, toute vitrée. Ce qui m'a frappé en premier, c'est la vue, magnifique, sur l'aéroport et la mer, car l'aéroport de Nice est directement en face, et même dessus. Ici, plusieurs postes qui s'occupent de choses différentes, j'en ai retenu deux en particulier.
Le premier, c'est un jeune homme, encore en apprentissage, qui s'en chargeait. Je reviendrai sur lui plus bas. Il s'agissait de s'occuper du déplacement des avions au sol. Quand un avion, sur le parking, veut décoller, il l'appelle, et le contrôleur lui dit ce qu'il doit faire. Passer par telle ou telle route, attendre que tel ou tel avion passe avant, etc... De même, quand un avion atterit, une fois qu'il a quitté la piste, c'est le contrôleur qui le guide jusqu'à sa place dans le parking. Quand j'y suis allée, le traffic était très légé, et les avions n'appelaient pas tous en même temps, mais le jeune homme m'a expliqué que ce qu'il préférait c'était quand il y a plein d'avion à gérer ^^.
Le deuxième, un peu plus compliqué que celui d'avant. Il s'agit de s'occuper des avions qui décollent et qui atterrissent. Une fois que le premier contrôleur a acheminé l'avion jusqu'à la piste, c'est le second qui se charge de le faire décoller. Et inversement, une fois que le second contrôleur a fait atterrir l'avion, c'est le premier qui le prend en charge. Le boulot est notemment de décider dans quel ordre les avions vont atterrir: la capacité de cet aéroport est d'un avion toutes les deux minutes. Quand il y a beaucoup de traffic, les avions arrivent plus ou moins en même temps, et c'est ce contrôleur qui leur donneun numéro en fonction de la direction et de la vitesse à laquelle ils vont. Ensuite, ils doivent se mettre sur un axe. C'est très complexe. Sur l'écran, il y a beaucoup d'informations, de routes différentes en fonction des directions de départ et d'arrivée etc...
Voila pour tout ce qui est organisation, j'ai essayé de simplifier ce qui avait déjà été simplifié pour moi

Je vais essayé de parler du métier maintenant, de contrôleur aérien. Et c'est la que je parle du jeune homme, Sébastien, qui s'occupait des avions au sol. Il est en premiere année à l'ENAC, en alternance. Pour en arriver là, il faut avoir un bac+2, en général prépa maths ou physique. Bien sûr il y a d'autres moyens d'arriver à passer le concours de l'ENAC, mais c'est rare. Quand on y entre, il faut choisir un aéroport ou l'on va se former, et y travailler plus tard. En fonction du classement des résultats, plus tu es bien classé, plus de as de choix. Il y a évidemment des aéroports plus demandés que d'autres, et aussi, le nombre de recrutement varie selon les années. Au début de l'année, tu as des cours, puis pendant 3/4 mois tu travailles en pratique, ensuite tu retournes en cours pour quelques mois et retour à la pratique... Enfin c'est compliqué aussi tout ça, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
Il faut en gros compter 6 ans après le bac pour être qualifier et pouvoir travailler tout seul, bien qu'on ne le soit jamais. C'est un travail d'équipe, et tout le monde se connait. Même si la base est la même, chacun a des méthodes de travail différentes, et c'est important de connaître celles de autres. Il y a plusieurs équipe qui tournent.
Pour ce qui est des horraires, c'est plutôt "cool" de ce côté là. Mais ça dépend des points de vue. C'est comme un cycle, mais les horraires varient, il n'y a pas de "semaine", de week-end, de jours fériés, de noël... tout dépend du cycle, s'il est prévu que l'on travaille ces jours là ou pas. Le lundi, on peut faire 5h-12h, le mardi, 16h-20h, etc... J'ai pris des exemples au hasard. Il faut savoir qu'après avoir travaillé une nuit, on a trois jours de repos, c'est pas rien!
La retraitre est à 57 ans, même si on peut la prendre à partir de 50 ans.
J'ai aussi appris que l'espérance de vie des contrôleurs aériens est plus faible que celle des gens "normaux"

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En résumé, c'était un moment super, à ne pas oublier. Toute l'équipe était super sympa, avec un accueil chalheureux. Je rajouterai que deux policiers ont décidé de visiter la tour en même temps que nous, ils étaient gentils aussi.
J'ai raconté de mémoire, avec tout ce que l'on m'a dit, y avait trop de choses à retenir >.<
Je rajoute deux trois photos, je n'en ai pas beaucoup >.<
La première est l'écran de l'ATIS : Air Traffic Information Service.
C'est un message radio enregistré, en français et en anglais, toutes les heures (où les demi-heures selon si les informations varient beaucoup ou pas) qui donne des informations importes sur les conditions atmosphériques, de vol, etc... en retrouve, la température, le point de rosée, les vents, les pistes en service, le QNH, le QFE, l'heure du couché de soleil aéronautique (une demi-heure après le couché de soleil normal) entre autres. Sur cet écran, on retrouve les mesures des paramètres, c'est d'après ces informations que l'on va enregistrer le message.
En haut à gauche, il y a marqué "information Juliet", ça veut dire que c'est le 10eme enregistrement. Le premier porte le nom Alpha, le second, Bravo, le troisième, Charlie... et ainsi de suite avec l'alphabet aéronautique.