Au Bonheur des Dames
Auteur : Emile Zola
Genre : Roman réaliste
Bibliographie :
Qui ne connaît pas Emile Zola ? Auteur du XIXe siècle, pilier du roman réaliste avec Balzac, il a écrit de nombreux romans dont une grande partie suivent une famille, les Rougon-Macquart, dont le plus connu est Germinal.
Il a d’abord fait éditer Contes à Ninon. Sa première grande œuvre est Thérèse Raquin sorti en 1867. De 1869 à 1893, Zola a écrit les Rougon-Macquart (Nana, L’Assomoir, la Bête Humaine…), même si ça ne l’empêche pas d’écrire d’autres œuvres ou des articles de journaux.
Histoire :
Ce roman, édité en 1883, met en scène un grand magasin, le Bonheur des Dames, dans toute sa splendeur, son incroyable voracité. Denise Baudu, l’héroïne orpheline de vingt ans, accompagnée de ses deux jeunes frères, vient de la campagne pour trouver un emploi auprès de son oncle qui tient une petite boutique. Mais ce dernier mis en difficulté par le grand magasin voisin ne peut la prendre. Denise se résout donc à essayer d’avoir un emploi au Bonheur des Dames qui l’effraie et l’attire à la fois. Si grand, si lumineux… si intimidant.
Mon avis :
Moi qui n’adore que peu le shopping, je trouve le livre fascinant. Derrière la foule de détails qui rend si séduisant le grand magasin, apparaît une machine à broyer les hommes. La sourde lutte des classes, l’irrépressible modernisation, l’entremêlement du socialisme et du capitalisme semblent être les fils conducteurs du roman. Curieusement, l’héroïne Denise n’a pas une goutte de sang de la famille des Rougon-Macquart. C’est peut-être cette non-hérédité qui fait qu’elle humanise le livre même si elle apparaît si insignifiante mais raisonnable et sensible.
Par rapport au reste de la saga, il apparaît moins noir, encore que c’est relatif, après tout même le Rêve qui apparaît comme un des moins complexes est tout de même assez ambigu.
De plus, le dernier livre des Rougon-Macquart, le Docteur Pascal, jette une autre lumière sur l’histoire de Denise.