LA SALLE D’ATTENTE
A Droite un coup d’œil sournois,
Un sourire courtois, à gauche
Un signe de tête bien maladroit
Un jeune debout, mains dans les poches…
Me voici dans la salle d’attente
Parmi les malades cachant leur frayeur
De « nouvelle » je deviens patiente
Au même titre que mes frères de douleur.
Une petite angoisse, au ventre m’étreint
Je vous assure, je n’ai pas la moindre peur
J’attends patiemment l’esprit serein,
Mon tour, les yeux voilant toute lueur…
C’est une salle d’attente banale,
La porte s’ouvre : « A qui le tour ? »
Puis se referme…sur quoi ? Une finale !
Moi je suis là, j’attends toujours…
11/12/02 L'ARTISTE PEINTRE
J'ai été jeune aussi, incomprise, mal aimé,
J'ai traîné mes savates dans de nombreux cafés,
Une artiste peintre qui fut bien exploitée
Par une kyrielle de petits ateliers .
Débutante j'ai du peindre sur de la soie,
Dessiner sur plastique et décorer le bois.
Puis vinrent les commandes, des portraits parfois,
Les expositions, les prix : tu étais avec moi !
Quand tu galèrais sur les scènes de Paris
Nous étions deux artistes aux destins réunis
Nous avons vécu, ma foi, une très belle vie …
Avec nos trois enfants, les copains, les amis !
13/11/02
UNE BOULE
La haut dans la montagne, la neige tombait
Sur une feuille, ballottée par le vent
Qui dans les flocons gaiement s’amusait,
Tournant telle une valse dans l’harmonie du temps
Elle format une boule qui se mit à glisser.
La bourrasque se leva et notre boule roula
En tournant, autour d’elle,la neige se collai
Et malgré les obstacles la vitesse l’entraîna…
Toujours plus vite, toujours plus loin,
Sans soutient elle grandit, mais sans esprit ni tête,
Monstrueuse elle dévale les pentes et les tremplins,
La voilà qui s’approche d’une humble maisonnette
Qu’elle écrase sans pitié enrichissant son corps.
Sur son passage, soudain, ce n’est que désespoir
Car elle porte en elle la folie et la mort !
Puis, sur le flan d’un rocher, se brise sans espoir.
Ceci était l’histoire d’une petite boule,
Qui prend vie et roule, roule et roule…
08/11/02
...........
UNE LARME
Une larme qui coule et soulage mon cœur
Une larme qui ouvre le chemin de mes pleures
Rien ne vient attendrir ce visage desséché
Par le vent de la peine, l’ âme désespérée.
Autour de moi comme dans une plaine morne
Mes souvenirs défilent , parfois ils se déforment…
Quelques larmes pour laver et épurer le temps
Rien ne coule de mes yeux desséchés par le vent !
Le sablier lentement décompte les années
Un sillon sur ma joue qu’une larme a tracé …
Je vais pouvoir enfin me libérer du temps
Pleurer toutes les larmes retenues trop longtemps !
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LA SOLITUDE ?…
Je ne suis jamais seule, car je suis avec moi …
Je m’exaspère parfois et marmonne tout bas,
Puis pour me consoler, car dans mon désarroi,
J’accepte assez mal : que de marcher au pas !
Non je ne suis pas seule, à l’oreille je te dis :
Être avec soi même à longueur de journée,
Survivre, se supportant …n’engendre que soucis !
Et, il faut pour cela : des nerfs d’acier trempé !
Non je ne suis pas seule, ayant un avenir,
Le présent traîne un peu …mais il y a le passé ;
Qui sait , le bonheur peut encore revenir ?
Si au fond de moi même je vais le rechercher …
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HIER ENCORE
Hier encore nous échangions des mots…
Je les ai remplacé par le chant des oiseaux,
Le souffle du vent par les branches chuchoté,
Le murmure insidieux de la campagne, l’été.
Hier encore ta présence emplissait ma demeure
Je l’ai remplacé par des vides et des leurres,
J’ai balayé mon cœur des souvenirs d’antan
Effaçant notre vie, j’ai défié le temps .
Hier encore nous vivions… Mais que sera demain ?
La sagesse, me souffle un ange séraphin,
Ignorer l’avenir, vivre dans le présent,
Écouter le silence et des oiseaux le chant...
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ET POURTANT ...
Que devient une rivière sans torrent ?
Que devient une mer sans orage ?
Un plat et triste paysage,
Sans mouvement ! Et pourtant ...
Que devient sous vos yeux l’océan ?
Quand les vagues ondulent autour de la baleine,
L’eau qui scintille à des reflets d’argent
Le bateau glisse lentement sur elle.
Et pourtant... cette beauté mortelle
Se jette sur sa proie, détruit sur son passage
Ce qui fut hier encore, notre joyeux rivage,
N’est plus que ruines déchiquetées par elle.
Et pourtant... elle se calme déjà,
S’éloigne de ce triste naufrage.
Indifférente elle s’en va,
Admirer d’autres paysages !
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QUAND...
Quand mon cœur déborde d’amitié attendrit,
Quand les mots me manque pour te dire merci !
Quand autour de moi la solitude m’étreint
Je ne sais reconnaître, ni le mal, ni le bien
Quand la brume obscurcit l’acuité du regard,
Quand la fin me semble arriver en retard,
Quand la nuit voile encore l’horizon du matin :
Tu cries de toutes tes forces « attends ,reviens ! »
Quand tu seras heureuse à nouveau parmi nous
Au lieu d’aller moisir au tréfonds de ton trou,
Tu écriras pour moi et mes petits enfants,
Quand tu seras là, poète, et bien vivant !
Quand l’aube se leva, j’ai ouvert mes yeux bleus
Pour t’envoyer, Ami, mon âme déjà aux cieux …
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La HACHE du BOURREAU
Hache vas-tu tomber sur le chaland qui passe
je tien prie, bourreau, prends ma tête en premier !
Mais je peux supplier, le ciel est sans pitié,
Ma tristesse grandit et les journées me lassent.
Et pourtant, je l’attends la hache du bourreau,
Je sais qu’elle frappe dur et frappera bientôt !
J’oriente mes pensées vers des sujets futiles,
Les heures passent et ce n’est pas facile.
Je courbe un peu le dos, j’avance à petits pas
Le bourreau est là, il cherche sa victime,
Avec de la chance, c’est moi qu’il choisira
Je tomberai enfin dans l’oubli et l’abîme.
Mais je suis encore là. Je ne peux protéger
Tous ceux auprès de moi, qui prient avec ardeur
Ma force et mon esprit, mais je n’ai que mon cœur
Mon amour infini que je peux partager…
LA TERRE
La terre a soif, la terre a faim
Le ciel pleure, à grosses gouttes de chagrin, …
Les nuages en passant viennent arroser la terre
Nous ne sommes que les pions de l’immense univers.
Moins sage qu’une fourmi, plus gros qu’une souris,
Nous discutons en vain, poussant parfois des cris…
La terre a soif, la terre a faim…
Les paysans travaillent avec entrain ;
Tout ce monde à nourrir avec nos maigres bras
A quoi bon tant d’effort ? Si je ne le fais pas ?
Chacun a une place ici bas : les guerriers,
Celle des travailleurs, de plus humbles métiers.
Et les petits qui poussent dans nos entrailles,
Ceux qui traînent sans âge et jamais ne défaillent…
La terre a soif, la terre a faim…
Vous l’abreuvez du sang de votre sein.
LA NUIT
La lune est habillée d’un voile de nuage
Dans la pénombre la nature vit ardemment
L’oiseau s’éveille et se noie dans l’image
De la nuit sombre qui s’avance lentement.
Je suis fondue dans la beauté du paysage
La brise légère fait murmurer les feuilles,
La terre regorge de bêtes sauvages,
Le calme de la nuit me recouvre jusqu’au seuil.
Que ne suis je le vent, qui apporte le bonheur,
Que ne suis je la lune qui veille sur l’égarée,
Que ne suis je la pierre qui démunit de cœur
Ne souffre la tristesse de cette nuit étoilée ?
19/09/02
PRENDS MOI DANS TES BRAS …
Que ton épaule me protège de la nuit
Que ton corps me soutienne dans la vie
Prends moi dans tes bras….
Je suis perdue sans toi dans un désert immense
Ou la glace et le feu régissent mon existence .
Je suis seule maintenant, du matin jusqu'au soir
Mes larmes abreuvent le sable dans le pur désespoir.
Ma faiblesse m'apparaît …bien plus grande soudain
Je ne veux plus personne et je ne suis plus rien ,
Qu'un amas de souffrance englouti dans le monde
Ou la démence règne dans des ondes profondes.
Rares sont les égarés qui luttent sans se plaindre
Ils se protégent du mendiant qui vient geindre.
A qui me raccrocher ? où suspendre mon âme ?
A ce brasier ardent, où brûle de joyeuses flammes ?
Prends moi dans tes bras…
La tête posée sur ton épaule je pourrai traverser
Le miroir magique … qui mène vers ton éternité…
01/09/02
ADIEU
Ses trois fils sont debout devant le cercueil
Vivant leurs souvenirs, en tissant leur passé ;
Pales les traits tirés et les larmes dans l'œil
Ils sont là tous les trois pour ne pas oublier…
Je suis là ,moi aussi, fille indocile
Admirant ton visage qui respire la paix
Maintenant enfin tu peux partir tranquille,
Ton devoir accompli, tout cet amour donné…
J'essaye de capter une onde, une pensée
Rejoindre ton âme peut être encore captive,
Y déposer le cœur de ta petite-fille rétive
Qui n'avait su te dire à quel point elle t'aimait…
18/08/02
LA GUENON ET LES LUNETTES
Avec l’age, la vue baisse, dit Guenon à son ami Martin,
« Ce n’est qu’un moindre mal, d’après l’écho humain !
Il te suffit d’un rien ! Que d’une paire de lunette…
Que l’on pose habilement sur sa petite tête ! »
Sur ce, paisible et gaie, la guenon s’en alla à la ville ;
D’où elle rapporta provisions et multiples ustensiles
Des lunettes ? elle s’en procura une bonne douzaine
Elle les tourne, elle les vire, les accroche en fontaine
Tout autour de son cou, les enfile sur sa queue,
Les serre contre son cœur, hélas ne voit pas mieux !
Elle les sent, elle les lèche, les pose sur l’occiput,
Mais n’arrive toujours pas a atteindre son but !…
écouter les humains – ne sert jamais à rien !
Une fois de plus ils ont menti…Vaurien !
Furieuse, prenant une pierre elle écrasa son bien
Les bris de verre fusèrent brillants dans son jardin …
Il nous arrive aussi , par manque de connaissance,
De détruire et pester contre l’intelligence
Puis rester la vue basse entourée de débris
Refusant l’ouverture, la beauté et la Vie !…
08/11/01.
LE TUNNEL
Je rentre lentement dans le dernier tunnel ,
La terre craque sous mes pas comme des os ;
Plus loin je marche et plus la vie est belle.
Légère, depuis que j'ai quitté mes gros sabots.
Je plane dans l'atmosphère humide ,lourde ;
J'aimerai respirer un peu de cet air frais
Que l'on trouve au-delà dans le monde,
Mais ce n'est rien qu'un désir du passé…
J'avance toujours plus loin, loin vers l'inconnu,
Je ne sens plus mon corps douloureux et fourbu
Je sais que vous êtes là à me tendre la main…
Je me réveille soudain, dans mon lit, le matin !
26/08/02
L'ELBE EST EN COLÈRE…
L'Elbe est en colère, l'Elbe se déchaîne…
Fleuve as tu droit aux sentiments de haines ?
Ses flots puissants roulent et emportent soudain
Les digues et les ponts qui résistaient en vain.
L'eau s'infiltre insidieuse dans les bâtiments
La vague bat les pierres de tous ces monuments.
L'Elbe est en colère ! Tout ce sang répandu
Depuis des millénaires, se change en vaste crue
Qui devient lapidaire dés quelle touche la terre ;
L'homme cherche a percer de ces eaux le mystère…
Bouillonnante d'une colère éphémère mais profonde
Elle regagne lentement son lit, aux yeux du monde.
Goûtez avec délice, la rivière tranquille,
Qui ce jour là coule, sous vos pieds docile,
Que réserve demain si ses flots se déchaînent
Sa colère sera grande, car rien ne la réfrène…
23/08/02
BARBARE
Barbare je suis née et je suis fière de l’être
Avec un doux sourire tartare sur le déclin.
Mon visage cache-t-il un secret lointain ?
Mais il n’en est rien et je souris peut-être
Car Barbare je suis…
Le monde organisé, pour moi n’est plus,
Qu’un jeu, avec lequel jouer je n’ai pas su
Pour ne pas suivre vos règles, je suis partie
Car Barbare je suis !
Je t’ai rencontré un jour, et puis tu m’as aimé,
Violente, ardente, telle que j’étais
Tu m’acceptas malgré mon sourire infini,
Car Tartare je suis.
Tu n’as rien pu faire pour me changer
Alors sagement tu t’es adapté
A la grêle, l’orage et la pluie
De la Barbare que je suis.
13/09/02
L’HIRONDELLE EST PARTIE
Aujourd’hui le ciel est bleu, le vent me berce,
Je promène mon âme insatisfaite
Il manque à mon bonheur cette présence
Qui donne au ciel un petit air de fête.
L’hirondelle est partie !
L’été touche à sa fin, les rosiers sont fleuris
Le raisin doré a mûri sur la treille
J’entend toujours bourdonner les abeilles.
Et dans la grange il y a pourtant des nids,
Mais les hirondelles sont parties !
Vers de lointaines contrées survolant l’océan
Elles me quittèrent jusqu’à l’année prochaine
Et, devant cet hiver si triste qui m’attend
Mon cœur ce soir, Ami, a tant de peine …
L’hirondelle est partie.
Aurai-je le temps d ‘atteindre le printemps
Revoir son corps effilé , son plumage brillant ?
La terre tourne lentement … Vers d’autres pays,
L’hirondelle est partie …
15/09/02
LA NEIGE
La neige est tombée sur ta vie
Surtout ne tourne pas la tête .
Regarde devant toi car elle est ici
Celle qu’il te reste à vivre te guète…
Le blanc éblouissant est tombé sur la route,
Le silence angoissant te prend, il t’envoûte !
« Regarde devant toi rien n’est encore joué,
Même quand la neige tombe drue et serrée
Dans la plaine déserte de ton cœur nu , blessé,
Regarde devant toi ,mais pas sur le coté
Les flammes brûlent léchant ton corps de glace
En arrière, le passé te fais la grimace
Devant toi la route est blanche, et pure…
Poses tes pieds bien droit et tu peux être sure
D’arriver où je suis, t’attendant si longtemps
Avec tous tes amis, tes amants, tes parents… »
Alors fermant les yeux, je cours sur la poudreuse
Comme dans le temps : une femme amoureuse !
13/09/02
LE TROUBADOUR
Vous que j’ai tant aimé, Oh, gent' dame !
Nous voici séparé par un mari jaloux.
M’arrachant le cœur, il l’offrit à vos flammes,
Mon âme, quand à elle, n’appartiendra qu’à vous.
Depuis plus de mille ans, j’erre dans l’espace
Cherchant sous tous les cieux une parcelle de vous
Hélas ! Parfois un rayonnement fugace,
M’attire, me jetant dans ses bras comme un fou !
Mais ce n’était pas vous … Mon âme inconsolable
Errante dans le ciel continue à chercher
Le temps ne compte plus, votre amour est instable,
Ma quête est infinie … car je veux le trouver …
08/09/02
DEMAIN…
Ma plume qui librement court sur ce papier
Peut-elle ressusciter les êtres que j’aimais ?
Le vent qui ondule, et sans cesse se déplace
Porte-t-il en son flan leur âme dans l’espace ?
Les arbres qui les ont vu paisiblement s’asseoir
Reflètent ils leurs traits dans l’écorce d’un miroir ?
La colline verdoyante les regardait partir
A-t-elle le pouvoir de les faire revenir ?
Je ne veux pas pleurer et fatiguée de geindre,
J’aimerai de ce pas aller vite les rejoindre…
Mais qui délivre donc le visa de la fin ?
J’ai supplié partout. Mais l’on m’a dit : demain !
09/07/02
Ami, Amant, Amour…
L’ami parfait, celui avec qui l’on partage
Joies et peines, ou les récents outrages
C'est lui qui dans ses bras, vous console ;
Celui à qui l’on donne son ultime parole.
L’ami, on le reçoit et le jour et la nuit
Votre cœur est ouvert, jamais il ne le fuit.
L’ami, la perle rare, rencontré quelquefois,
Gardez le bien au chaud, serré tout contre soi !
L’amant parfait : ni trop beau, ni trop laid,
Ayant un brin d’humour, sans trop d’intelligence
Savourant chaque instant votre tendre présence,
Vous comblant d’affection, d’amour et de gaieté !
S’esquivant comme une ombre, si tel est le désir
De votre humeur changeante, ou votre bon plaisir !
Revenant à vos pieds au moindre amendement
L’amant parfait n’est qu’un homme en passant
L’amour parfait est une lutte sauvage
Entre deux cœurs animés d’une même rage
Garder auprès de soi cet être pour la vie
Lui donner pour cela un amour infini.
L’amour qui vous dévore ne laisse que les os,
Vainqueur, rassasié, il te garde ou te quitte ;
Victime de l’amour, il te reste que la peau,
Les larmes pour pleurer, ou bien la mort subite !
04/07/02
Le Bœuf et la Grenouille
Je suis né au printemps sous l'apparence d'un veau.
Bois mon petit enfant, mais ne bois pas trop.
Car les hommes de toi, feront vite un bœuf
Et tu seras mangé comme la poule et son oeuf !
J'ai vécu dans un pré non loin d'un beau ruisseau.
J'allais étancher ma soif au bord de l'eau ;
J'avais pour amie, une grenouille retord :
"Sais-tu", lui dis je, "j'aimerais partager ton sort ...
Cela m'éviterai une prochaine mort !"
"Je peux t'arranger ça", croassa la grenouille,
"Cette nuit, en rêvant, la lune te fera moi !
Et je prendrai ta place avec une grande joie."
L'homme étant gourmand de par nature
Décida de manger la grenouille et le bœuf ...
Rien ne sert de changer d'aspect ou de culture
La Réalité est plus forte que le bluff !
03/07/02
Fille du Roi
Le roi du ciel et de la terre
Celui qui rend toute chose amère
Et qui un jour de rigolade,
Me transforma en une tornade .
Depuis, je tourne et je virevolte,
Je cherche avec plaisir ma proie.
Je suis devenue la fille du Roi
Qui plus jamais ne se révolte! ...
Cathédrale
Avez-vous visité une cathédrale ancienne ?
Celle de Rome, de Paris ou de Sienne ?
Elle dresse vers le ciel sa croupe indifférente
Lointaine au peuple obscur qui prie et se lamentes
Splendeur du temps passé, édifié pour la foi,
Elle est l'image lointaine d'un profond désarroi.
Des esclaves par milliers l'ont nourrie de leur sang,
Des chefs d'œuvres l'habitent et lui parent les flans.
Elle étale sans vergogne cet amas de richesse
Que les siècles sur son corps accumulèrent sans cesse.
Image morte - d'une vivante erreur, orgueilleuse beauté,
Elle attire les fidèles dans ses entrailles glacées...
Ils sont là ! en troupeaux étalant leurs faiblesses
Dans le ventre géant de l'immortelle Déesse.
« Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien... »
La Cathédrale reçoit - l'Inde crève de faim !
Avez-vous visité une cathédrale ancienne ?
Celle de Rome de Paris ou de Sienne ?...
Le cri
Une douleur infinie dans ton regard me glace !
Ce regard qu’aucun mot ne pourrait définir
Serait-ce un au revoir , ou un adieu fugace,
Une vie qui s’enfuit vers un autre avenir ?
Puis-je te suivre ? Ou dois je te chercher ?
Sur le bord du chemin je reste anéantie...
Je n’ai su que te voir, t’aimer et t’admirer.
Maintenant, il est tard et je jette un long cri ...
Celui de l’agonie d’une louve solitaire
Celui du désespoir à l’écho infini,
Le cri de l’enfant ayant perdu sa mère,
Je jette le dernier cri, le plus poignant des cris !...
Un autre
Je t'offre cet instant de poésie
Laisse toi emporter par la sincérité de mes mots
Mon désir se dévoile sous mes écrits
Regard désemparé, je succombe à chaque mot
Se pressentiment de te séduire me réjouit
Poser des éloges sur ce papier me rend marteau
Sur cet élan de coeur je me libere de l'hiver, je revis
toi tu es belle, moi je suis seul, reponds a mes maux...
Voila mes poésies d'autres eront a venir
