Mohamed Ali (Cassius Clay)
Prologue :
Tout a commencé par un vélo volé, et c'est en cherchant son voleur que Cassius Clay entra dans un gymnase de boxe en 1954. Il avait 12 ans.
Voulant casser la gueule au voleur, il apprendra la boxe et restera 27 ans sur les rings. Son jeune rêve de devenir champion du monde toute catégorie se révélera pleins d'embûches et de tournants.
Carrière :
108 combats amateurs plus tard, il surpasse la plupart des jeunes de son age, il remporte 6 championnats du Kentucky, 2 championnats nationaux et 2 titres AAU nationaux avant ses 18 ans. Puis aux jeux olympiques de Rome en 1960, quelques mois après ses 18 ans, il monte au sommet de l'olympisme avec une médaille d'or.
Mais le ségrégationnisme continue dans l'Etat du Kentucky et partout ailleurs aux Etats-Unis. Il est toujours refusé dans les restaurants blancs, doit se battre pour pouvoir s'entraîner avec les entraîneurs blancs, notamment Angelo Dundee.
Son style de boxe très caractéristique lui donna le surnom de "HeadHunter", il ne frappait jamais au corps, toujours la tête au début de sa carrière. A l'origine, il avait une plus grande allonge que les boxeurs de son age et n'aimait pas le combat rapproché. Ses musculeuses jambes le faisaient "danser", il flottait littéralement sur le ring, ne cessant jamais de se déplacer et de traverser le ring.
Son troisième atout de boxeur était sa bouche, sa grande gueule. Sur le ring, il ne cessait de parler, d'haranguer son adversaire, les "lèvres de Louisville" ne laissaient personne parler pour lui non plus en dehors du terrain. Il annonçait ses victoires et même le round du KO.
Premier tournant :
Alors qu'il prépare son premier combat avec titre mondial à la clé en 1964, face à l'impressionnant Sonny Liston, il rencontre Captain Sam, un représentant musulman de Miami qui lui présente Malcom X, représentant de la lutte des noirs antiségrégationniste, et de la "Nation Of Islam".
Et c'est au lendemain de sa victoire éclatante face à Liston qu'il annonce au monde entier qu'il devient membre de la Nation Of Islam et prends le nom de Cassius X (symbole de l'anonymat des esclaves) puis celui de Mohammed Ali en adoptant la religion d'Islam.
Second tournant :
Alors que la guerre du Vietnam bat son plein et réclame sa livre de chair, Ali est appelé a combattre. Il refusera en mentionnant :
« I ain't got no quarrel with them Vietcong »
ce qui se rapporte à « les Vietcong ne m'ont rien fait ».
La polémique qui s'ensuit le laisse suspendu de sa licence de boxe dans tout les Etats-Unis. Son dernier combat en 1967 l'opposait à Ernie Terrell qui l'avait provoqué en l'appellant "Clay", de son nom d'esclave (comme l'appelait Ali). Ali passera tout le match à rosser Terrell en lui assénant des "
What’s my name ?".
S'ensuit deux ans et demi sans combat, menacé de 5 ans de prison pour son refus de s'engager , puis retour à la boxe, avec une défaite lors de "The Fight" face à Joe Frazier au Madison Square Garden en 1971. Il avait perdu ses jambes, il ne volait plus. Par contre, la cour suprême lui accorda la grâce des 5 ans de prison.
L'apothéose :
Après diverses fortunes, le promoteur Don King monta à grand coup de promotion et de provocation un ultime combat au Zaïre, terre africaine, terre des esclaves. Le légendaire Ali contre la montagne Foreman qui avait la foudre et le tonnerre dans les deux mains.
Entre un docteur se préparant à l'envoyer à l'hopital en jet en Espagne, un public africain hurlant "
Ali Bomaye" (Ali tue le), d'un coup de coude à l'entrainement sur Foreman qui reporta le match, des tempêtes tropicales qui menaçaient, le duel des titans pouvait commencer.
Ali qui ne dansa pas ce soir la, se protégeait dans les cordes, recevait sans broncher le tonnerre et les éclairs qui pleuvaient sur lui. Son coach lui hurlait de sortir des cordes, le public hurlait toujours à la mort de Foreman, les commentateurs et les journalistes hurlaient au match truqué. Et pendant ce temps, Ali provoquait son adversaire en tournant en dérision les coups que lui portait son adversaire.
Et ceci pendant 7 rounds, mettant Foreman sur les rotules et Ali se releva au 8eme round, foreman savait déjà qu'il avait perdu. Un KO mit une confirmation à tout ceci.
Epilogue :
Ali fini sa carrière en perdant puis reprenant sa ceinture mondiale, et conclus sa carrière avec 56 victoires (dont 37 KO) et seulement 5 défaites. Il porta la flamme à destination aux JO d'Atlanta malgré la maladie de Parkinson et restera longtemps dans toutes les têtes pour ses positions, ses combats, ses convictions.
Sources :
Films :
When we were kings
Ali
Internet :
site officiel (anglais)
« Quand on est ce que je suis, il est difficile de rester humble. »