[poésie] Quand nos ébats : Discussion sur le forum Création littéraire (votre edition : Faites nous partager vos écrits, poêmes et autres créations littéraires ou dessinées.)
Attention texte à caractère très érotique. Mineurs s'abstenir!
Spoiler
Quand je te prend, je sens ton souffle haletant,
Résonant, lancinant, et sifflant à mon ouï.
Quand tel le bon enfant à tes seins je me pend,
Les baisant, les tétant, j’entre en transe et je ris.
Quand tu t’ouvres, te fend, qu’en toi je vais, bandant,
Me mêlant puissamment au puit de tes eaux moites.
Je me sens exalté, cavalier cravachant,
Magicien de tes reins, je m’ôte et je te doigte.
Quand j’arrête un instant que sur moi tu t’abaisses
Pour saisir de ta bouche l’essence de ma peau
Ta faim me fait effet - tu sais je le confesse –
Car sans cesse je jouis de tes talents buccaux.
Quand nos corps se taisent d’avoir longtemps parlé
Et qu’alors s’exaltent tout mes sens uns à uns,
D’ainsi te contempler nue et resplendissante,
Allongée, alanguie : je suis calme et serein.
Attention texte à caractère très érotique. Mineurs s'abstenir!
Effectivement, c'est sans équivoque! je crois que c'est ce qui me dérange un peu justement.
Je trouve que la sensualité de ton poéme se ressentirait mieux si tu faisais plus de sous-entendus, d'images, que le lecteur puisse faire appel à son imagination.
*meliane qui n'a jamais rien écrit se dit qu'elle se permet bien des choses....*
En fait j'aime bien la metaphore mais son abus selon moi fait vite tomber un texte dans un pompeux baroque. La seule alternative en état l'écriture onirique. Chose que j'apprecie et pratique parfois (dans la mesure de ce que j'arrive à gribouiller) mais ce n'était pas le ton que je voulais y donner.
J'ai en ce moment envie de cru, de charnel, de mots accrochant, évocateur.
J'ai déjà décris l'acte sexuellement metaphoriquement dans : Danses
si tu voulais faire quelque chose de cru et très évocateur pas de doute tu as réussi ... cela dit je penche plus pour l'avis qui je pense est majoritaire dans la gente feminine, à savoir que ça manque de sensualité. je trouve ça trop brutal et animal, même si l'intensité qui en ressort a un côté exaltant. la première impression que j'ai en lisant ce poème c'est qu'il n'y en a que pour ton plaisir ! dommage que tu ne fasses pas davantage allusion à la communion que 2 êtres partagent dans ces moment là, à la confiance et la tendresse auxquelles sont, en général, attachées les femmes à défaut des hommes ... mais c'est un avis très subjectif tout ça ! juste pour signaler que tout le monde ne se retrouvera pas dans ces quelques vers ...
Le côté cru me choque pas particulièrement, autant c'est agréable, les métaphores, autant des fois, ça fait du bien d'appeler un chien un chien.
Dans certains textes de Brassens c'est drastiquement cru ... Par exemple même si c'est en musique. (Non me sautez pas à la gorge oui la poèsie à de la musicalité.
Mais des fois, ça fait du bien, quand cela est bien fait que ça tourne pas autour du pot comme une farandole de naïades au teint opalin qui se pâment et fondent en une multitude de goutelettes.
Bref ...
En revanche, c'est clair que je rejoins Tigane sur un point, le titre est pas vraiment approprié par rapport au texte car trop centré sur le personnage masculin, sur ce qu'il voit, ce qu'il vit, ce qu'il pense déceler de l'amante.
C'est juste le titre qui me gêne, pas une question de confiance ou tendresse mais plutôt l'idée d'osmose ou du plaisir des deux personnages.
Là, l'amant est le personnage clé, et, quand une nana lit ça, elle reste songeuse dans le mauvais sens du terme ... La crudeur des propos gène car d'un point de vue observateur/lecteur (difficilement de ne pas avoir une image) certaines car du côté ecriture, c'est bien écrit, rien à dire mais attention M'en veut pas de la comparaison Corbac ... Du contenant, ton amante serait la gauche ( ça peut pas être la droite pour toi ... ) et tu la surnommerais Brigitte, ou encore un préado prépubère dans son oreiller, ce serait pareil, on aurait pratiquement la même impression (je parle en tant que lectrice/observatrice féminine). Y manque la saveur, la communion, le piment des deux et non celui seul du mec qui se vide les c*****
Sans avoir affaire au lyrisme, au métaphore, ça peut être bestial passionné, mais un brin plus partagé, enflammé ou rageur je sais pas, ça a beau être cru, y manque un truc pour que ce soit enflammé ...
Spoiler
Quand je te prend, je sens ton souffle haletant,
Résonant, lancinant, et sifflant à mon ouï.
Quand tel le bon enfant à tes seins je me pend,
Les baisant, les tétant, j’entre en transe et je ris. Et elle Bon sang ! Que lui arrive t il, elle est en pvc ?
Quand tu t’ouvres, te fend, qu’en toi je vais, bandant,
Me mêlant puissamment au puit de tes eaux moites.
Je me sens exalté, cavalier cravachant,
Magicien de tes reins, je m’ôte et je te doigte. Encore une fois, y a rien d'elle, tu fais la chevauchée Héroïque mais dans un trou insondable et vide
Quand j’arrête un instant que sur moi tu t’abaisses
Pour saisir de ta bouche l’essence de ma peau
Ta faim me fait effet - tu sais je le confesse –
Car sans cesse je jouis de tes talents buccaux.
Quand nos corps se taisent d’avoir longtemps parlé
Et qu’alors s’exaltent tout mes sens uns à uns,
D’ainsi te contempler nue et resplendissante,
Allongée, alanguie : je suis calme et serein. Pour les deux suivants aussi, il me manque sa vision, pour songer à quand nos ébats, son excitation, son calme après la tempête, le personnage de l'amante est statique, sans émotion ...
Après c'est peut être volontaire ?
Mais alors pourquoi ce titre ?
Bref, sans doute les hommes ne le percevraient pas ainsi, mais j'imagine qu'en lisant cela sans connaître l'auteur (Avec mon cynisme légendaire, je me dirais, encore un qui se paluche à écrire de la poésie pour rendre hommage à sa maîtresse mais qui au final se masturbe intellectuellement et gentiment tout seul sur son propre plaisir à se vider car sa dulcinée est décrite comme la Vénus de Milo à défaut d'Ille ... Parfaite mais intangible, sans âme à défaut de corps.
Ce texte est très egocentré et c'est voulu. J'y ai mis mon point de vu. J'ai écris pas mal de trucs sur la fusion par le passé (notamment Danses). Mais là je recherchais autre chose, une vision plus perversement sexuelle, plus sur l'instinct.
Et en effet Krami tu me mes face à une contradiction, le titre est mal choisis. Très mal même.
Merci je sais je suis formidable, j'ai créé une faille dans ton esprit pervers et chaotique, j'en suis ravie, tu ne vas plus pouvoir dormir avant de retrouver une harmonie de titre et de texte.
Bref ça me rassure si c'était voulu ... Mais d'un coup, ça sonne mais plus du tout pareil, on est pas encore sur une courbe à la Sade ou Laclos, pour le côté pervers, sadique et égocentrique mais c'est une amorce.
Ce texte est très egocentré et c'est voulu. J'y ai mis mon point de vu. J'ai écris pas mal de trucs sur la fusion par le passé (notamment Danses). Mais là je recherchais autre chose, une vision plus perversement sexuelle, plus sur l'instinct.
Et en effet Krami tu me mes face à une contradiction, le titre est mal choisis. Très mal même.
Pour Himler.
C'est à dire?
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Je veux dire que le texte est trop saccadé bien que je ne sois pas un fan de la musicalité,je préfère ne pas devoir m'arêter à chaque mots ou vers.