One Missed Call 2
Réalisateur : Tsukamoto Renpei
Auteur du scénario : Minako Daira d'apprès une histoire de Akimoto Yasushi
Acteurs : Mimura, Yû Yoshisawa, Renji Ishibashi, Haruko Wanibuchi, Peter Ho, Asaka Seto...
Genre : Horreur
Durée : 1h45
Titre original : Chakushin Ari 2
Nationalité du film : Japonaise
Date de sortie : 2005 (jamais sorti en salles en France)
Site officiel : http://www.chakuari.jp/vol2/
Opus précédent :
One Missed Call
Opus suivant :
One Missed Call Final
Série :
Chakushin Ari - One Missed Call
Résumé :
Un an après les morts étranges relatées dans
One Missed Call, les meurtres annoncés par téléphone portable recommencent...
Avis personnel :
Suite directe du premier (jusque là c'est logique

), il ne reprend réellement qu'un seul acteur (le vieux détective) et essaye d'aller au-delà de l'histoire de Mimiko en cherchant la "vraie" origine de toute l'histoire.
On se retrouve donc vite en Taïwan, sur les traces du grand-père de Mimiko. L'enquête est ponctuée de quelques rappels de la précédente histoire via des flash-backs de scènes directement reprises du premier film. Ce point fait écho à l'énorme manque d'originalité de ce One Missed Call 2, qui pioche allègrement dans tous les autres films du genre, allant même jusqu'à pomper le premier
Le problème c'est que le réalisateur pioche de partout, nous mélange le tout, mais ne prend même pas la peine d'essayer d'y mettre sa propre sauce (ce que MIIKE Takashi réussissait très bien à faire dans le premier opus) !
Côté scénario et cheminement de l'histoire on remarquera de nombreuses incohérences et illogismes dans les dialogues ou encore dans les explications et événements... des fois énormes ou des fois de simple petits détails, mais dont résulte un grand manque de cohésion, et qui par conséquent casse le rythme du film (enfin niveau rythme c'est de toute façon assez inégal).
On pourra aussi remarquer qu'à force d'essayer de pomper le premier volet, cette suite se piège toute seule : le passage mine/vieille maison minière essayant vainement de faire monter l'angoisse comme le réussissait si bien le passage de l'hôpital dans le précédent volet (pourtant le potentiel trouillomètre d'une vieille mine est énorme.. mais non, ça foire complètement).
Toujours du côté du scénario, l'histoire d'origine de la malédiction est assez banale (même si j'avoue que le sort de la jeune fille peut émouvoir, ça reste une histoire vue et revue 15 000 fois :/)... le seul truc que j'ai trouvé bien pensé c'est l'explication implicite du "pourquoi la malédiction se propage via téléphone portable"... l'idée est toute bête mais bien sympa quand même. Pour en finir sur le scénario, on notera que le réalisateur a (encore une fois) voulu "faire un clin d'oeil" (autre façon plus gentille de dire "copier") à son prédécesseur, en nous donnant une fin pleine de "mystère" où l'on retrouve notre Mimiko (un peu oubliée pendant le reste du film) mais cette fin, même si plus "sensationnelle", n'égale pas celle de
One missed call qui nous laissait libre de l'interpréter à notre convenance, c'est dommage :/).
Côté réalisation et acteurs/persos : le réalisateur, comme dit plus haut, ne réussit pas à donner une vraie personnalité à son film, sa réalisation est propre mais d'un classicisme incontestable, il réussit quand même quelques effets de surprise efficaces (j'ai même sursauté une fois ! c'est un événement aussi rare que celui de me voir faire la cuisine !!

). La musique quant à elle ne restera pas dans les mémoires (sauf la p'tite mélodie du portable

) mais a le mérite de bien suivre la trame du film (prenant des notes et instruments plus exotiques à l'arrivée à Taïwan) et nous réserve les habituelles montées en volume aux moments dits "il faut sursauter maintenant"

. Les acteurs sont impeccables, rien à redire de ce côté là, mais comme leurs personnages dans l'ensemble sont plutôt fades et inconsistants (le seul personnage vraiment travaillé étant celui de la journaliste, mais son histoire perso fait très "rajoutée histoire de" au lieu de réellement apporter quelque chose au scénario) ils n'atteignent jamais l'intérêt et l'attachement que l'on porte au "couple" du premier film.
En conclusion : un film qui ne casse pas 3 pattes à un canard (en même temps faudra me montrer comment casser 3 pattes à un canard x_x), mais efficace dans ses effets, dynamique et qui vaut la peine d'être vu... sous 3 conditions quand même : 1- éviter à tout prix de vouloir le comparer au premier du nom (sinon c'est la descente assurée), 2- être sensible à ce genre de film sans pour autant en avoir vu beaucoup d'autres (sinon vous êtes sûrs que OMC 2 ne vous surprendra jamais) et 3- ne pas s'attendre à un chef-d'oeuvre, mais seulement à un p'tit film histoire de passer une soirée à frissonner sans se prendre la tête.
P'tit plus :
° La bande annonce