| Hippogriffe
| [poésie] Liv | | Bien, je poste ici l'une de mes rares, euh, poésies. Je rajouterai dans mon index.
Je peux dire d'avance que la poésie n'a jamais été mon style et je ne l'ai jamais maîtrisé.
Le poème qui va suivre n'est absolument pas séparé, bien que j'ai laborieusement tenté de faire des quatrins ABAB. Pourquoi aucune séparation entre les quatrins? Car selon moi, ca briserait la logique et l'effet continue des paroles (qui sont une forme de discours).
J'ai du écrire ce poème en 2001 ou 2002....
Le plus important pour moi c'était que l'émotion passe.
Je me suis représenté un espace noir comme le vide de l'univers avec comme distinction de forme une vague silhouette d'homme admirant une cloche de verre qui illumine faiblement l'espace tout autour d'elle et renfermant le corps mort et en conservation d'une femme.
Sur cette image, je me suis mis à écrire....
Liv
Nous deux étions faits l'un pour l'autre
Mais la mort nous a séparé
Je ne sais si c'était ma faute
Il ne faut culpabiliser
Dirais tu là haut dans les cieux
Le regard calme et bienveillant
Mais j'en suis sur il valait mieux
Te proteger bien plus qu'avant.
J'ai réussi à te conduire
je crois vers une vie plus heureuse
Te regarder,te voir sourire
Tu étais si belle, si gracieuse
Mais hélas le temps a passé
Je suis si triste,si attéré
Je me laisse désormais trainer
Vers une mort si affamée
Et toi tu es là dans ta cloche
Flottant dans ton bleu cryogène
Si clair si pur,comme l'eau de roche
Qui a toujours été si saine
Une lueur bleue,un chrisantème
Genoux serrés l'un contre l'autre
Tes yeux brillants comme des gemmes
Et ton coeur béni par l'apotre
Tes yeux bleus désormais sont clos
Par tes paupières si lumineuses
Tes pieds nus bercés par cette eau
Tes mains si fines et si gracieuses
Posées sur tes douces épaules
Les bras en croix cachant tes seins
Et ton coeur qui subissait trop
Tes cheveux blonds,cheveux de lin
Nageant et luisant tout autour
De ton coeur si faible et meurtri
Qui avait tant donné d'amour
Pour me montrer un brin de vie
Ton corps flottant et se berçant
Faisant l'effet d'une étincelle
Fendant le noir si oppressant
Te rendra toujours éternelle. Dernière modification par laptev : 27/03/2007 à 00h19. |