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04/05/2007, 19h33 | #1 | | Dieu supérieur
| [BG]L'Exil, première partie : le purificateur | | Peu après le crépuscule, sur une planète dont la seule intelligence qualifiée de supérieure étant des quadrupèdes de petite taille, maîtrisant néanmoins le feu et les fondements de l'agriculture, apparut dans le ciel un cercle. Ce dernier s'agrandit pour ensuite voir sa taille se stabiliser, cependant, de part et d'autre partirent des éclairs qui se rejoignirent en son centre. Une décharge d'énergie envahit les cieux, éclairant l'espace en un instant, avant d'exploser et laisser l'obscurité regagner ses droits.
Une ombre était allongée sur le sol. Doucement, elle se redressa cherchant à tâtons un objet. Elle ramassa un bâton d'une forme étrange et profita de son appui pour se redresser complètement. Il était très clair, d'une couleur si pure que cela ne pouvait être du simple bois. Il était étonnamment droit et finissait en un globe dont plusieurs méridiens partaient de la base avant de se joindre à son pôle supérieur.
La lenteur de ses mouvements témoignaient de sa fatigue extrême. Les nuages dévoilèrent un temps l'astre de la nuit, laissant apparaître une mince silhouette. Dans son dos, de larges ailes contrastaient avec une toge de lin constellée de taches pourpres brunes brillantes. Son visage d'une extrême pâleur, où ses traits étaient tendus, faisaient ressortir des yeux gris-bleu. Avec le vent du soir, ses cheveux dansaient ; de part et d'autre des mèches blanches volaient au niveau de ses tempes.
Toujours blême, il fléchit la jambe, déploya ses ailes et pris son envol...
Lorsque ces dernières ne purent plus le porter, il continua en marchant. Ses pieds s'enfonçaient plus ou moins dans le sol au gré du temps et de ma nature du milieu. Enfin, il s'arrêta face à un arbre immense. Il s'assit tout en fermant les yeux, et sombra rapidement dans le sommeil.
Un mouvement brusque lui fit relever les paupières. Le jour commençait à décliner. A l'horizon, les montagnes présentaient leurs vastes plaines couvertes d'herbe déjà verte. Le printemps débutait juste...
Un second bruissement, à peine perceptible lui fit tourner la tête. Il déclara d'une voix neutre : « Sors de là, purificateur. Prouve que ton talent d'assassin est bien meilleure que ta discrétion. » En effet, un homme sortit de derrière des arbrisseaux. Il était grand, blond, portait un long habit pourpre lié par une ceinture où pendait d'un côté un poignard, de l'autre le fourreau de son épée. Il tenait fermement son arme dans sa main droite, et un heaume d'argent dans la gauche. D'autres pièces d'armures complétaient sa défense : poignets de force, jambières, une courte bavière. Dans son dos était fixé un bouclier, dont l'armoirie était commune avec celles présentes sur ses épaules. Il s'agissait d'un aigle argent tenant un serpent gueule sur un fond pourpre.
Cet équipement semble être lourd. Il n'en est rien. Il provient des cieux. Il a été forgé par des génies avec des atomes légers et résistants dont eux seuls ont le secret. Les lames ne se cassent jamais, les boucliers sont rarement fendus. Ce genre de matériel n'est donné qu'à l'élite. Les meilleurs guerriers divins sont les purificateurs. Ils disposent d'une formation spécialisée et obéissent à un code strict. C'est pour cette raison que peu de morts choisissent cette voie, et que la majorité échoue à l'examen final. Qui dit examen dit classement. Chaque individu l'ayant réussi a tatoué dans son dos au niveau de son omoplate gauche, le symbole de sa promotion et celui de son classement.
« Tu es bien présomptueux Banni ! M'avoir détecté ne veut pas dire que tu arriveras à me battre même si ton ouïe est très fine. Je suis venu te tuer afin que ton corps regagne définitivement la terre et que ton âme soit à jamais détruite ! »
Son interlocuteur pris appui sur son bâton et se releva doucement et épousseta sa toge.
« Tu sais que je n'ai pas quitté ton monde sans arme, lui dit-il, en tendant de sa main droite le morceau de bois à l'horizontale, et quelques personnes n'auraient pas dû empêcher ma fuite, et il désigna des traces de sang de sa main gauche.
-Oui, on m'a informé de la puissance de cet objet. Il m'a demandé de le lui rapporter. Il est inconcevable que cet artéfact ait d'une part échappé à ses mains et d'autre part qu'il soit resté si longtemps dans l'oubli. Je sais que son fonctionnement est à double tranchant, tu payeras aussi de ta personne pour l'utiliser. »
Cela n'a jamais servi à grand chose de discuter avec un purificateur. De plus, il est impossible d'atteindre son esprit ou d'user de subterfuges. A son entrée en service est apposé un sceau empêchant manipulations mentales et illusions, ensuite sa capacité de régénération est accrue. « Bien, dit le belliciste avec un sourire à peine caché, et si on commençait ? »
En deux gestes rapides, il mit son heaume et prit son bouclier. En face de lui, son adversaire tenait fermement le flétrisseur de vie à deux mains. Le guerrier s'élança sûr de sa force. Il débuta par un coup latéral, puis, à l'instinct enchaîna les bottes et techniques de désarmement. De l'autre côté, l'exilé parait bien maladroitement les assauts mais se faisait quelque fois entailler la chair. Au bout de quelques minutes, l'épée de l'un était recouverte de sang tandis que l'autre avait ses vêtements déchirés et son bâton rougi.
Il n'avait toujours pas effectué une seule attaque et son ennemi continuait de faire pleuvoir une avalanche de coups sans pour autant perdre en force ou en rapidité. Son manque d'habileté et d'expérience au combat risquait de lui coûter cher. Sachant qu'il était incapable de lui infliger la moindre blessure, il libéra enfin le second sceau du bâton de Volm. Tout de suite, au contact de son arme sur le sol, une vive impulsion se propagea obligeant son antagoniste à reculer.
Les branches des arbres se mouvèrent, bousculées par une force invisible. Imperceptible, la nature perdait peu à peu de sa splendeur, drainée par le flétrisseur de vie. L'hémoglobine qui le recouvrait disparut. L'air ambiant se chargea de l'odeur de décomposition accélérée. Le purificateur jetait des regards inquiets tout autour de lui. Il s'attendait à trouver une certaine résistance en face de lui mais devant l'inconnu, tout le monde ressent de la crainte. Soudain, il vit quelque chose crépiter au niveau du globe. Il fixa alors son adversaire dans ses yeux. Bien que tendu, ils n'exprimaient aucune peur. Il pouvait lire de la détermination dans son regard. Ce dernier changea brusquement de couleur. Une lueur verte apparut. Puis, sa bouche s'ouvrit pour laisser s'échapper un murmure : « Ouverture du second sceau : les milles morsures de Volm ». Aussitôt prononcé, ce fut une décharge...
En un instant, il perdit la vue. Il n'eut pas le temps d'esquiver. Il prit l'attaque de plein fouet. Il s'écroula sur le sol ressentant seulement une douleur. Il crut qu'il allait s'évanouir mais il tint bon. Avec difficulté, il se releva. L'exilé semblait plus faible. Sa respiration était saccadée.
Malgré le sang qui coulait sur son visage, il lui dit : « C'est tout ce dont tu es capable ? Abandonne maintenant tu es à bout de souffle. D'ici peu de temps je aurai complètement récupéré et je t'achèverai. Si tu ne veux pas que ton nom soit entièrement souillé suicide-toi et peut-être alors Il te pardonnera. Alors, qu'en dis-tu ?
-Ouverture du troisième sceau, les milles malédictions de Volm »
Aussitôt, le ciel prit une teinte noire. Un éclair jaillit des cieux, rebondit sur le bâton de Volm et frappa le guerrier. Le second coup était de nature différente : c'était une force pure qui avait déchiré entièrement depuis le firmament, ensuite, l'énergie drainée avait été totalement comme source, celle de son lanceur, il s'agit tout simplement de la différence entre une imitation et sa réalité. Sous la décharge, il s'envola. Son corps fut stoppé par un arbre suffisamment vigoureux pour résister à l'impact. Son ennemi ne se relevait pas. Il s'approcha furtivement, enleva ses armes et à travers la tunique déchirée par la déflagration palpa plusieurs endroits vitaux. Plus rien à faire... Peu à peu, le cadavre s'éclipsa, laissant tout son attirail pour disparaître à jamais. L'ancien médecin, un homme dont le seul but de son ancienne existence était de sauver des vies, venait de l'ôter. Malheureusement pour lui, ce ne sera pas la dernière... Dernière modification par Arckhangelos : 12/06/2007 à 17h02. Motif: orthographe bien sûr ^^ thx Sheeana | | |
04/05/2007, 22h28 | #2 | | Séraphin / Chérubin
| Re : [BG]L'Exil, première partie : le purificateur | | Vivement la 2ème partie .
Si possible avec une orthographe améliorée qui gache moins la beauté de ton récit.
Lequel est somptueux dans sa conception.  | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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