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[Roman] L'Autre Monde
Section : Création littéraire
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[Roman] L'Autre Monde : Discussion sur le forum Création littéraire (votre edition : Faites nous partager vos écrits, poêmes et autres créations littéraires ou dessinées.)

 
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 Roman L'Autre Monde
 Création littéraire : votre edition
10/07/2007, 23h22 #1
Jiraya1025 
Ombre

[Roman] L'Autre Monde

Je vais vous présenter le premier chapitre de mon roman qui est en cours d'écriture.
Je suis donc ouvert à toute les critiques. ^^


Résumé: Toda Mills est géologue et travaille pour une société au bord de la faillite. Il va découvrir une pierre, en Amazonie, grâce à un signal émis par celle-ci. Cette pierre a des caractéristiques exceptionnelles et elle va ouvrir au scientifique la porte vers un nouveau Monde.



Chapitre 1 : Le Conseil


Soudainement, le bip tant attendu retentit. Les hommes se levèrent dans un brouhaha assourdissant. Chacun se précipita à son poste, scrutant les informations que délivraient les ordinateurs. La salle était composée de machines en tous genres. On en trouvait, ici, comportant un écran, d'autre, là-bas, ressemblaient à d'immenses centrales d'ordinateurs. Cet amas d'équipement ultra-sophistiqué réduisaient de moitié l'espace de la salle. En son centre, une table était présente. Elle servait à chacun des scientifiques qui y exposaient leurs recherches. Toute la salle était assombrie par les volets tirés sur les fenêtres. On ne distinguait qu'une lumière rouge produite par une lampe clignotante qui accompagnait le bip sonore. Sur chaque ordinateur s'affichait la même carte du monde. Elles se firent plus précises et affichèrent l’Amazonie. Une clameur profonde surgit parmi les hommes. Tous les scientifiques allèrent se grouper autour d'une machine.
Toda Mills se redressa sur sa chaise et se mit à pianoter sur le clavier de son ordinateur. Une fenêtre s'ouvrit devant la carte et un langage informatique apparut, défilant à toute vitesse au rythme du tapotement de Mills sur le clavier. Ce signal était produit par un mystérieux élément.
Toda arriva huit mois, avant ce jour, à la Géologics Corp. On l'avait nommé à ce poste car on se doutait de l'existence d'une matière nouvelle. Des indices, qui se firent plus précis, indiquèrent que cette matière était une pierre et qu'elle se trouvait sur le continent américain. C'est ainsi que Mills passa toute ses journées à analyser les différents signaux, à comparer les relevés spectrographiques. Mais au fil des mois, la société sombra et il ne restait pas beaucoup de temps aux scientifiques pour déterminer l'endroit où se trouvait cette pierre. Toda Mills avait attendut ce jour bien longtemps. Il avait enfin déterminé la provenance du signal. Cependant, ce n'était pas encore assez précis pour pouvoir effectuer des recherches. C'est pourquoi, le scientifique cherchait à agrandir la carte afin d'avoir une idée plus précise sur le lieu d'émission du signal.
La carte s'agrandit de quelques millimètres. Les laborantins, qui avaient retenu leur respiration, la relâchèrent et poussèrent des soupirs prolongés. Déçus, ils regagnèrent leur poste. Toda Mills s'ébouriffa les cheveux, ce qui semblait être chez lui un signe d'énervement ou d'impatience. Il savait que les recherches s’étendraient sur une centaine de kilomètres de diamètre et se trouveraient en pleine forêt amazonienne. Elles allaient durer beaucoup trop longtemps. Les financeurs ne pourront et ne voudront pas attendre autant. Il fallait absolument approfondir les données et localiser plus précisément le signal. Mais le temps lui manquait. La société n'avait plus de ressources et allaient probablement tomber en faillite. Toda le savait pertinemment et il n’avait pas travaillé d’arrache-pied depuis huit mois pour voir ces efforts anéantis maintenant. Il s’acharna sur le clavier et tenta de trouver une solution.
Le chef de salle lui mit la main sur l’épaule et dit :
« C’est peine perdue… Vous le savez…
-Non, je ne veux pas le croire. Ce signal nous indique que nous avions raison. Il existe bien un nouveau matériau, un nouvel élément qui n’attend que d’être trouvé. C’est une nouvelle extraordinaire. Et si nous ne faisons rien, nos concurrents s'accapareront cette matière avant nous.
-Je le sais. Mais vu le rayon de déploiement du signal, il faudrait des mois, voire des années, pour trouver la position exacte de la pierre. Vous êtes au courant de nos difficultés financières. On ne pourra pas étendre les recherches.
-Alors choisissons une zone et parions nos investissements sur celle-ci.
-C’est bien trop risqué. »
Toda se leva, énervé :
« Je ne veux pas, je ne peux pas abandonner ! S’il vous plaît, faîtes-moi confiance, donnez-moi la responsabilité d’une équipe d’exploration.
-Non… Je ne peux pas… Et de toute façon, cette décision ne m’appartient pas. C’est le Conseil qui doit la prendre. A vous de trouver les mots pour le convaincre. La prochaine réunion a lieu dans deux jours. »
Toda Mills lâcha un juron.

Le soir venu, il rentra chez lui comme tous les jours. Il traversa les quartiers lugubres de New York et passa à côté des ghettos noirs. Toda ne ressentait plus aucune crainte en traversant ces lieux sombres et sordides. Il ne se sentait pas tout à fait comme chez lui. Cependant, dans ces rues soi-disants « à risques », les gens étaient tous très gentils et amicaux. Il n’avait pu trouver qu’un appartement miteux. Son budget ne lui permettait aucun luxe. Il ouvrit la porte de son domicile, jeta les clés sur le petit meuble portant le téléphone et les gros annuaires et posa son manteau sur le tabouret juste à côté. Il alla dans la cuisine et se remplit un verre de whisky. Toda le vida d'un trait et s'en servit un autre avant de s'installer dans le salon. Il alluma la télé. Voilà à quoi se résumait les soirées de Toda Mills. Un verre d’alcool et une télé.
Malgré tout, ce soir, le scientifique n’avait pas le cœur à regarder des programmes de télé absurdes où l’on voyaient des jeunes américains essayant de réaliser leur rêve. Lui aussi avait un rêve et il était très proche de le réaliser. Mais à chaque minute, après tout ses efforts, il s'éloignait un peu plus de lui. Il ferma donc la télé et se posa sur le canapé, les yeux dans le vide. Il réfléchit et se devait de trouver une solution. Cette situation l’énervait et l’angoissait. Il fit une nuit blanche puis son habituelle journée reprit.

Aujourd’hui, il devait à tout prix réussir à trouver le point d’émission de cette mystérieuse matière. C’est ainsi qu’il passa la journée devant son ordinateur à essayer tous les programmes récents qui lui permettraient de détecter une bonne fois pour toutes ce nouvel élément. Il en oublia de manger et ne s’arrêta même pas pour un café. A la fin de la journée, il n’eut toujours aucun résultat. Il aurait très bien pu passer toute la nuit devant son ordinateur mais plus rien n’était possible maintenant. Il ne restait qu’une seule solution : espérer convaincre le Conseil. Toda ne se fit pas de faux espoirs et rentra chez lui, triste et embrumé. Comme pour accompagner ses pensées, la pluie se mit à tomber. Il sentit d’abord quelques gouttes et entendit le tintement sur les grillages des maisons. Puis, en très peu de temps, ce fut l’averse. Toda sentit la pluie battante s’abattre sur sa tête. Il mit sa capuche, remonta ses épaules et enfouit ses mains dans ses poches. On entendait l’eau s’infiltrer partout où elle le pouvait. Les caniveaux se remplissaient à grande vitesse et des ruisseaux, qui se transformeraient en torrents, s’étaient formés. La tête baissée et rentrant chez lui tel un automate, Toda pouvait apercevoir les rebonds des gouttes d’eaux sur le macadam. Complètement perdu dans ses pensées, il ne faisait attention à rien et ne vit même pas les immenses éclairs qui commençaient à zébrer le ciel. Puis les coups de tonnerre suivirent. Ceux-ci firent sursauter Toda qui, prenant conscience du temps, accéléra la marche.
Il arriva chez lui, tout trempé, et échangea son jean usé et son t-shirt mouillé contre un pantalon des plus banals et une chemise blanche à peine repassée. Il avait, à présent, une longue nuit devant lui. Sachant qu'il n'allait pas dormir, il réfléchit aux arguments qu'il employerait devant le directeur et les financeurs. Cette nuit-là, Toda eut des passages à vides, des moments de solitude. Il pensait à la ruine de tout son travail, à l'oeuvre de toute sa vie. Il réprima des sanglots. Mills refusait de se laisser abattre en sombrant dans des pleurs. Il lui restait une infime chance et il voulait à tout prix la saisir.
Finalement, Toda s'endormit vers les quatre heures du matin. Ces deux heures de sommeil lui permirent de décompresser avant l'éprouvante journée qu'il allait passer. Il ne se sentait pas stressé à l'idée d'affronter ce qu'il considérait comme un troupeau de chacals prêt à tout pour conserver leurs biens. Leur argent était précieux et en aucun cas ils ne voudraient le dépenser inutilement. Toda arriva à la G.C. et dut attendre une heure avant de pouvoir s'adresser au Conseil. Durant cette heure, il tenta une ultime fois d'agrandir la carte d'émission du signal. Bien entendu, l'échec était prévisible.
Il se rendit devant la salle d'administration. Il s'installa, en bout de table, sur un fauteuil particulièrement confortable.
« Bonjour, Mills », salua le Président de la G.C.
Toda lui répondit d'un signe de tête et un murmure sembla sortir de sa bouche pour saluer le Président. Dix minutes s'écoulèrent pendant lesquelles les différents chefs de laboratoire expliquaient la situation au PDG. Toda en profita pour faire un tour de table des yeux. Directement à côté de lui se trouvait le conseiller administratif qui s'occupait de toute la paperasse, des contrats, des accords, des transactions. Puis suivait l'homme qui s'occupait de la gestion des fonds de la société. Il s'agissait de Woodwrath et c'était bien évidemment un des hommes à convaincre. A côté de Woodwrath, se trouvait le chef de laboratoire avec qui le directeur était en pleine discussion. Puis en face, se trouvait trois personnes. Il y avait les deux financeurs qui aidaient le PDG à financer les recherches. Ces hommes étaient milliardaire et investissaient des millions dans tout ce qui pouvaient apporter gloire et notoriété. Enfin, le dernier homme s'occupait de la deuxième section de recherches. Toda n'avait aucune idée sur les affectations de l'individu. Il ne l'avait, d'ailleurs, jamais vu jusqu'ici.
Puis Mills se prépara: son tour arriva.
Le directeur l'invita à se lever et à se placer devant l'assistance.
« Bien. Parlez-nous de cette étrange matière...
-Je vais essayer de tout résumer. Il y a déjà huit mois que je travaille ici. On m'a chargé d'étudier les différentes pierres aux caractéristiques rares ou extraordinaires. Depuis six mois, nous avons repéré un signal. Au fil des mois, nous avons pu être plus précis et déterminer la nature de l'objet. Il s'agit d'une pierre. Mais là où la chose devient bizarre, c'est que cette pierre émet un signal extrêmement fort. Nous ne savons pas à quoi est dû cette intensité. Tout ce que nous avons pu définir, c'est l'activité électromagnétique de ce signal. En effet, nos ordinateurs ont réussi à démontrer l'action d'onde électromagnétique. Tout cela est très bizarre car s'agissant d'une pierre, elle ne devrait en aucun cas pouvoir produire de genres d'ondes.
Bien que la chose soit complètement surprenante, nous avons pu décomposer ces ondes en ondes monochromatiques. Elles nous ont ainsi permise de tirer un spectre. Je vous passe les détails mais ce spectre nous permet de savoir si tel ou tel ondes est différentes ou semblables à une autre. Toutefois, étant donné que les pierres ne produisent pas d'onde, nous n'avons pas pu comparer le spectre. On a finalement trouvé un moyen. Il suffit d'envoyer unchamp électromagnétique sur différentes pierres pour pouvoir analyser leur spectre. Cela fait depuis 2011 que les Suédois ont répertorier les spectres des pierres. Nous les avons tous fait comparer. Aucun n'est similaire à celui que nous avons trouver.
Il s'agit donc bien d'une pierre unique et que personne n'a découvert jusqu'ici. Après toutes ces analyses, il n'y a qu'une chose que nous n'avons pas pu déterminer avec certitude. Il est question du lieu. Nous savons que cette pierre se trouve en Amazonie mais nos outils ne permettent pas d'en dire plus.
Rendez-vous bien compte de l'importance de cette découverte. Si nous ne faisons rien, nos différents concurrents – et Dieu sait combien nous en avons – trouverons cette pierre avant nous. Malgré tous, je connais les difficultés financières et j'espère tout de même que quelquechose sera fait. »
Son discours terminé, Toda attendit et vit les têtes impressionné des deux chefs de laboratoire. La Président le regardait, d'un air concentré et réfléchi. Woodwrath ne semblait pas totalement convaincu, tandis que les financeurs attendaient l'avis du PDG.
Finalement, le directeur se leva et commença à marcher, pensif. Il se retourna vers Woodwrath.
« M.Woodwrath, est-il possible qu'une expédition soit organisée pour la recherche de cette pierre ?
-Comment ? Vous n'y pensez pas ? Vous savez aussi bien...
-Contentez-vous de répondre par oui ou non, le coupa le PDG.
-Ma réponse est non, bien évidemment. Nos réserves nous permettent à peine de faire survivre la société alors une expédition... »
Toda soupira intérieurement. Ca y était, Woodwrath avait donné son refus. A moins que le Président ne l'écoute pas, il y avait peu de chances pour que l'expédition prenne forme. Mais c'est à ce moment que le directeur interrogea les financeurs.
« Messieurs, seriez-vous prêt à donner de l'argent pour la préparation d'une expédition ? Sachez que si l'on parvient à découvrir cette pierre, nos bénéfices augmenteront probablement du fait du caractère exceptionnel de cette pierre. N'ayant moi-même pas de grandes ressources financières, la réussite de cette découverte ne tient qu'à vous et à vos participations. Je vous le demande, seriez-vous prêt à financer le voyage en Amazonie ? »
Le Président avait produit l'effet désiré. Tout le monde dans la pièce retenait leur souffle, tandis que les financeurs, qui se consultaient, avaient un poids sur leurs épaules. Le directeur retourna s'asseoir et attendit. Les deux financeurs discutaient toujours. Toda sentit des perles de sueurs couler sur sa joue. Il se les essuya et tenta de calmer le rythme effréné de son coeur. La chaleur monta encore et il se résolut à enlever son pull.
Le premier homme se tourna, finalement, vers le PDG et trancha.
« Le discours de ce jeune homme nous as convaincu, dit-il en montrant Mills. Cependant, même si nous avons beaucoup d'argent, nous ne pouvons mettre plus de 200,000$ dans le financement de l'expédition. »
Toda Mills réprima un soupir. 200,000$... C'était bien trop peu. Malgré la somme extravagante que cela impliquait, ce montant ne pouvait financer qu'un mois de recherches. De plus, l'expédition ne compterait que cinq membres. Pour une expédition en Amazonie avec une zone de recherches de cette taille, la somme ne convenait pas. Ce n'était qu'une brique apportée à un édifice en voie de destruction.
Woodwrath fut le premier à parler.
« Vous savez qu'un « périple dans ce genre coûte plus du triple. Malgré votre aide généreuse, le montant que vous êtes prêts à donner ne suffit pas. Le projet va tomber à l'eau si vous ne pouvez financer plus.
-On pourrait organiser une collecte auprès des gens de la société. Je sais bien que ce ne serait pas beaucoup plus mais on peut toujours essayer, proposa le chef de laboratoire.
-On peut toujours essayer. Il faut réunir 400,000$. Combien pouvez-vous mettre, messieurs ?, demanda le PDG à l'assemblée. »
On fit le tour de table et la somme totale ne dépassa pas 75,000$. Le directeur ajouta sa participation et on arriva à 175,000$, soit 375,000$. Il manquait malheureusement encore 225,000$ pour financer la totalité de l'expédition.
Le Président congédia les membres du Conseil et prévu d'organiser une collecte dans les jours qui venaient. Dans trois jours, si le montant requis n'ait pas atteint, le projet sera avorté. Les hommes sortirent de la salle à 12h30.
Toda Mills pris sa demi-journée et erra lentement dans les rues de la ville. Il était midi et les restaurants étaient bondés de monde. Les magasins commençaient à baisser leur rideau de fer ; l'heure de la pause arrivait. Les trottoirs étaient surchargés et les piétons empiétaient sur le domaine des voitures. A cette heure-ci, la vie était impossible à New York. Mills ne se promenaient pas souvent dans ces rues à midi. Mais aujourd'hui, il devait évacuer le stress qu'il avait en lui. Ces gens, autour de lui, produisant un capharnaüm de bruit, l'aidaient à penser à autre chose. Il s'arrêta devant un bar. Il entra dans la salle et vit déjà des ivrognes qui se délaissaient de leurs problèmes avec le vin. Toda Mills regarda cette scène répugnante. Chaque buveur semblait avoir fait le pari de boire le plus. Ils étaient complètement avachis sur le bar, demandant toutes les deux minutes, une autre bouteille de bière. Une fois tous leur soûl avalés, les buveurs se réfugiaient aux toilettes pour rejeter les excès de leur beuverie. Puis, de nouveau, ils revenaient pour remplir une énième fois leur estomac. Mills avait songé à se soûler pour ne plus penser à ce qui, vraisemblablement, étaient sur le point de s'achever. Mais cette scène le rebuta plus que tout et il lui restait un mince espoir. Il sortit la main sur la bouche. Les odeurs écœurantes l'asphyxiaient.
Il reprit son chemin et commença à repenser à son rêve. Il avait eu de la chance jusqu'alors. A chaque fois que son projet semblait sur le point d'être clos, le fin halo d'espoir qui restait se transformait en grand rayon lumineux et Toda reprenait espoir. Mais comme pour le mettre en garde, à chaque fois, ce rayon lumineux se rétrécissait et l'insignifiant halo reprenait place. Mills doutait cette fois-ci. Il ne voyait vraiment pas comment réunir 225,000$ en trois jours. Mais c'était trop important pour qu'il renonce.
Finalement, après avoir marché une heure ou deux, Toda rentra chez lui. Il passa directement dans sa chambre et s'allongea sur son lit. Il s'endormit presque aussitôt sombrant dans les méandres des rêves. Mais voilà, cela faisait longtemps que Mills ne rêvaient plus. Il passait ces nuits dans un esprit dénué de rêves, un esprit noir et sombre. Cela était arrivé lorsqu'il avait commencé ce travail et emménagé dans cette ville. Il ne se sentait pas à l'aise et ce travail le rongeait de l'intérieur. Il était passionné par ces recherches et c'est bien cette soif de curiosité et de travail qui le fatiguait. Il voulait enfin trouver cette pierre, voir le fruit de ces recherches.
Il se réveilla en début de soirée. Engourdi et pâteux, il se leva brusquement. Il fallait qu'il essaye de l'appeler ; sa mère, elle avait de l'argent. Son père lui avait laissé une assurance-vie conséquente. Il prit le téléphone et entreprit de composer le numéro de téléphone mais se ravisa. A quoi bon, après tout ? Cela faisait plus de quinze ans qu'il n'avait pas parlé à sa mère. Que lui aurait-il dit ? « Bonjour, maman, c'est Toda. Tu vas bien ? Est-ce que tu pourrais me prêter de l'argent, après tout je suis ton fils. » Non, bien sûr, jamais il n'oserait lui parler de ça. Mais c'était peut-être la seule solution. Toda ne voulait pas lui parler. Elle l'avait rejeté quand il lui avait annoncé qu'il voulait devenir scientifique. Un métier instable disait-elle. Elle qui avait tout sauf un métier stable. Elle avait réussi à en faire toute une histoire et à convaincre son père que ce métier n'était pas un “bon” job. En définitive, Mills partit de chez lui à 18 ans et alla se réfugier chez sa grand-mère qui lui paya ses études dans une grande école de sciences.
Toda pensa qu'il pourrait, peut-être appeler sa soeur. Il savait qu'elle était toujours en contact avec sa mère. Mais il douta qu'elle puisse la convaincre. Après tout, il n'avait jamais vraiment aimé sa mère. Sa soeur non plus d'ailleurs, bien qu'elles entretenaient toujours une relation quelque peu froide.
Leur mère n'avait jamais voué un grand amour à ses enfants. Elle était trop occupée par sa carrière de chanteuse. En effet, la mère de Toda Mills fut une grande chanteuse dans les années deux mille. Puis elle a eu des jumeaux et sa carrière s'est arrêtée ; elle est tombée dans l'oubli. Hayley Mills n'a jamais pu supporter ce brusque arrêt. Elle avait passé sa colère et sa déception sur ses enfants. A chaque instant, elle les rabaissait, critiquant leurs capacités. Toda avait tenu jusqu'à sa majorité. Il apprit plus tard que sa soeur s'était marié en secret et était parti vivre avec son prince charmant. Par dépit et peut-être par rage, Hayley dilapida tout l'argent amassé lors de sa carrière. Les parents de Toda n'eurent plus de quoi vivre et demandèrent de l'aide à Juliett, sa soeur. C'est ainsi qu'ils renouèrent. Puis les années passèrent et vint celle où Toda fut affecté à New York. Son père était mort une semaine après sa mutation et, comme il était fraichement arrivé à la Géologics Corp., il ne put assister à l'enterrement. Son père avait laissé une très grosse assurance-vie pour sa femme mais rien pour ses enfants. Toda s'en fichait pas mal, il savait que son père l'aimait. Mais aujourd'hui, il aurait voulu arracher cet argent des mains de sa mère qui avait sûrement dû en dépenser une grande partie. Il renonça à l'idée d'appeler sa mère ou même sa soeur. Il se devait de trouver une autre solution.
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13/07/2007, 22h49 #2
Shubi 
Déesse supérieure
Pellicule d'argent

Shubi

Re : [Roman] L'Autre Monde

Un peu plus d'une trentaine de personnes passées sur le sujet et aucun avis... On va dire que c'est une flemme de lire tout le texte paraissant compact, hein...

Bref... Serai-je fière de moi dans ce long moment de solitude ? Meublé par le dernier album d'un groupe nippon et par mon envie d'enfin faire l'incipit d'un des mes romans voire mes nouvelles.

Le scénario... Et bien... Premièrement, je ne suis pas du tout fan de ce genre d'histoires. J'aime le fantastique, ça c'est sûr... Mais cette histoire ne me botte absolument pas. Puis... J'ai encore plus detesté le passage avec tous les termes de physiciens et agréablement appris qu'on se situait après 2011... En gros, l'histoire peut être intéressante si on aime ce genre là.

Pour la façon d'écrire... Déjà, j'ai vu deux-trois fautes ! Il y a quelque chose qui m'a horripilée... Le fait de répéter le nom du personnage toutes les deux lignes. Et des "Toda" à foison... Des "Mills" en veux-tu, en voilà... Je me suis limite forcée à continuer, en voyant le début comme ça. La suite est du même acabit... :| Sinon, je trouve que tu aimes les phrases courtes. Moi, j'aime pas vraiment.
Mis à part ça, je trouve la lecture fluide. Une fois passée les barrières de la répétition des noms et des phrases courtes, tout se lit bien. Mais légèrement fouillis pour un premier chapitre. Ca passe trop vite, tout s'enchaîne... J'aurai écrit tout ça en deux voire trois chapitres; pour développer plus l'histoire de la pière et tout son entourage.

Bon, j'espère avoir pu aider ne serait qu'un peu.
Shu

Dernière modification par Shubi : 13/07/2007 à 22h55.
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