Ca, c'est palace !

Titre alternatif : Palace.
Créateur : Jean-Michel Ribes.
Scénaristes : Jean Michel Ribes, Roland Topor, Georges Wolinski, Gébé, Jean-Marie Gourio, François Rollin, Willem.
Réalisateur : Christian Fechner.
Production : Canal+ / Fechner audiovisuel / Antenne 2.
Décors et costumes : Patrick Dutertre.
Musique : Germinal Tenas.
Chorégraphie : Jean Moussy .
Genre: Humour / Comédie.
Année de 1ère diffusion : 1988.
Chaînes ayant diffusé le programme : « Canal+ » (1988), « Antenne2 » (1989), « Comédie » (2005), « Paris première » (2007).
Nombre d'épisodes et durée : 6 épisodes de 75 min.
Etat de la diffusion : diffusion terminée.
Sortie en DVD : Juin 2002.
Public visé : tout public.
Concept/Synopsis : Un enchainement de gags et sketchs dans le décor d'un grand « palace » comme on n'en fait plus, avec un personnel aux petits soins pour les clients !
Distribution :
- Philippe Khorsand : Lox, le directeur du Palace / « Gentil » John.
- Marcel Philippot : le client mécontent.
- Eva Darlan : « Charmante » Thalie.
- François Rollin : Professeur Rollin.
- Claude Piéplu : Hugues-Jean Landreau, l'homme aux clefs d'or.
- Renée Saint-Cyr, Dominique Blanchar : les gardiennes du bon goût.
- Valérie Lemercier : Lady Palace / une gardienne du bon goût / La Présidente du Club de celles qui ne ressemblent pas à Madonna / Princesse Ulla de Croatie.
- Jean Carmet : le pilier de comptoir.
- Ged Marlon : le barman.
- Jacques François : Félix, le maître d'hôtel.
- Jacqueline Maillan : Docteur Hélène Swift.
- Franck de la Personne : Combier, l'assistant du Docteur Swift.
- Ronny Coutteure : le serveur en cuisine.
- Laurent Spielvogel : Gontran, le maître de rang.
- François Morel : Alfred, le groom mythomane.
- Darry Cowl : standardiste du « groom service ».
- Christian Clavier : Briffaud, le chef cuisinier.
- Marie-Pierre Casey : l'audimat-girl tueuse.
- Marc Dudicourt : Emile.
Guest stars :
- Alain Chabat : le client fugitif.
- André Dussolier : le client avec le rêve 24.
- Gérard Lanvin : Richardson, le client apprenti-cuistot / un vérificateur d'audimat / l'homme dont la famille a été dévorée par le requin Jingo.
- Michel Blanc : un vérificateur d'audimat.
- Pierre Mondy : Rollin, le vérificateur de chez Canibouffe / le directeur de Tourisme International.
- Bruno Carette : le toréador Sanchez y Ramirez / Monsieur Plantagrain.
- Roger Hanin : le chef cuisinier 3 étoiles Cussier / le roi Lucien XLVIII.
- Jean Yanne : l'auteur de Grenouillot et Grenouillette visitent la mare du Père Huchot / l'alcoolique anti-tiers monde / le pêcheur en baignoire / le mari infidèle sauvé par un poulpe.
- Pierre Arditi : l'homme à la boule de pétanque dans son potage / l'homme qui aimait un chœur / l'homme qui se dispute avec sa femme.
- et plein d'autres...
Les phrases cultes :
- « Appelez-moi le directeur ! »
- « Je l'aurai un jour, je l'aurai ! »
- « À bientôt les fauchés ! »
- « Je crois qu'il va la perdre sa langoustine... »
- « C'est à vous ce slip ? »
- « Les Palaces, je les aime aussi pour ça. »
- « Le professeur Rollin a toujours quelque chose à dire. »
- « Bonsoir, monsieur. Est-ce vous qui avez demandé le service “Au temps pour moi” ? – Non – Ah, au temps pour moi. »
- « L'âme est si fine que la pensée en bave. »
- « Alain, tu as ton membre qui dépasse. »
Personnages phares :
Le directeur et le client mécontent : On retrouve plusieurs fois par épisode, des sketchs entre ces deux là : le client mécontent trouve une raison de se plaindre et le directeur met alors toute son imagination au service de la justification. Ces sketchs se terminent toujours par la réplique culte du client : « Je l'aurai un jour, je l'aurai ! ».
Remarque : Vous avez d'ailleurs pu observer ces mêmes personnages (joués par les mêmes acteurs) dans une pub pour une compagnie d'assurance
.
L'homme aux clefs d'or : C'est dans un costume magnifique que ce personnage nous accueille pour nous faire des mises en garde d'une logique à toute épreuve et toujours plus utiles les unes que les autres !
Lady Palace : gardienne du bon goût, Lady Palace distribue des conseils extrêmement pratiques à la vie en « haute société ».
Le pilier de bar : c'est avec le soutien indispensable d'un tabouret et du comptoir que ce personnage raconte des brèves éthyliquement drôles !
Le professeur Rollin : « Le professeur a toujours quelque chose à dire » ! On aurait pu croire qu'il s'agit d'une femme mais non, les propos du Professeur sont bien trop compliqués pour l'esprit blond de la gent féminine

! Grand expert des explications scientifiques et techniques, vous en apprendrez beaucoup de sa part !
Avis personnel : J'adore !
Cette série de la fin des années quatre-vingt est dans la lignée humoristique de « la classe », ou encore des « Nuls » :
un humour parfois... souvent... toujours ?... très « gras », des brèves de comptoir très « alcoolisées », des clichés très « clichés » ; mais Palace serait-il palace sans cela ? Non

!
Beaucoup d'humoristes/personnalités connus ou en devenir sont présents dans cette série, permettant, ainsi, un mélange des genres et des âges qui nous fait cotoyer Claude Piéplu (65 ans), Philippe Khorsand (40 ans) et Valérie Lemercier (24 ans).
Au delà de l'humour décapant, cette série impressionne par ses décors ! Tous les coins et recoins d'un hôtel type (
que dis-je « type », un palace tout de même) sont passés en revue : l'accueil, les cuisines, les chambres, les couloirs & ascenseurs, la salle de restauration, les terrasses, la chaufferie, etc.
Un travail extraordinaire également au niveau des costumes (rappelez-vous que nous sommes dans les année 80

) vient donner une certaine « kitch-touch » aux gags présentés.
Tout au long des 6 épisodes, on retrouve des interventions récurrentes comme les « brèves de comptoir », les mises en garde de « l'homme aux clefs d'or », les conseils de « lady Palace », les interventions du « Professeur Rollin », etc. accompagnés par des sketchs uniques, profitant pour la plupart du passage de guest stars de l'époque.
En bref, ce sont quelques 8h d'humour plus ou moins corrosif, plus ou moins subtil et plus ou moins redondant, servi par des humoristes-acteurs d'un grand professionnalisme et d'une aisance qui crève l'écran, le tout dans des décors à la hauteur du Kitch année 80 et de ce que l'on peut attendre d'un palace !
Non, non, pas de nostalgie de ma part (ni de sentiment de grande vieillesse

) mais un très bon souvenir des deuxièmes parties de soirée du weekend où l'on regardait « Palace » en famille !