 |  | Harry POTTER et le prisonnier d'Azkaban CUARON Alfonso Cinéma (Fantastique) | Harry POTTER et le prisonnier d'Azkaban (CUARON Alfonso, Fantastique, Américaine, britannique) : Fiche / Article de la section Cinéma, crée sur le forum Cinéma et télévision (Cine, films et series : Informations et discussions sur le cinéma, les films, les séries tv, sitcom, émissions...)  | Harry POTTER et le prisonnier... Realisateur : CUARON Alfonso Genre : Fantastique Nationalite : Américaine, britannique
| | Rédaction : alton (17/02/2008) |
Genre : Fantastique
Titre original : Harry POTTER and the Prisoner of Azkaban
Origine : Royaume Uni/ U.S.A
Production : Warner Bros
Durée : 135 minutes
Sortie : 2 Juin 2004
Sortie DvD : Décembre 2004
Tournage : de Février 2003 à Novembre 2003
Réalisation : Alfonso CUARON
Scénario : Steven KLOVES d’après le livre éponyme de J. K ROWLING
Musique : John WILLIAMS
Acteurs :

Daniel RADCLIFFE: Harry POTTER

Rupert GRINT: Ronald WEASLEY
Emma WATSON: Hermione GRANGER
Michael GAMBON: Albus DUMBLEDORE
Alan RICKMAN: Severus ROGUE
Maggie SMITH: Minerva McGONAGALL
Robbie COLTRANE: Rubéus HAGRID
Gary OLDMAN: Sirius BLACK

Emma THOMPSON: Sybille TRELAWNEY
David THEWLIS : Remus LUPIN
Synopsis :
Le monde des gens ordinaires, les Moldus, comme celui des sorciers, est en émoi : Sirius Black, un dangereux criminel, s'est échappé de la prison d'Azkaban. Les redoutables gardiens de la prison assureront la sécurité du collège Poudlard, car le prisonnier évadé recherche Harry Potter. Black, ayant livré les parents d'Harry à Voldemort, voudrait en effet le tuer... C'est donc sous bonne garde que le jeune sorcier fait sa troisième rentrée. Mais est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace?
Mon avis :
Ce troisième volet se démarque nettement de ses deux prédécesseurs, car il est nettement plus sombre.
Alfonso CUARON, le nouveau réalisateur, apporte avec lui une toute nouvelle vision de l’univers d'Harry Potter, et sa façon de filmer ; il est connu pour détester les gros plans, leur préférant les prises de vue avec un grand angle, et un nouvel éclairage, ce qui fait que des décors pourtant présents depuis le début de la saga nous sont présentés sous un jour neuf qui nous fait redécouvrir le monde d’Harry.
Le ton du film change aussi car Harry entre dans l’adolescence avec cette petite touche de rébellion qui caractérise cette période de la vie, les uniformes de Poudlard disparaissent au profit de tenues plus libres et chacun ajoute une petite touche personnelle à sa garde-robe.
La mise en scène de CUARON est plus sombre que celle de Colombus, mais elle est faite de façon inventive et avec une rare élégance visuelle.
Ce qui fait la force des films n’a jamais été le scénario car on sait tous comment cela va commencer, l’été horrible chez les DURSLEY, suivi de la rentrée à POUDLARD et du combat final avant le retour dans la famille d’adoption. Comme toujours, la question est de chercher à savoir qui se cache derrière la mort des parents de Harry ?
Mais l’univers visuel créé à partir des romans, voilà où réside la force de ces films et le troisième volet est très certainement le plus réussi à ce niveau, innovant dans le regard porté par les héros sur leur monde et de par là même notre propre vision de cet univers.
Les effets spéciaux sont une nouvelle fois le point merveilleux du film, avec comme nouveauté le magico-bus qui secourt les sorciers en détresse, les détraqueurs, les terribles gardiens de la prison d’Azkaban qui sont, comme il se doit, vraiment terrifiants avec l’atmosphère glaciale qu’ils répandent sur leur passage ;
On a ici un nouvel aperçu du monde des sorciers, qui est loin d’être parfait puisqu’il possède lui aussi ses criminels et ses prisons.
Plus noir, cette épisode joue avec le traumatisme originel d'Harry en le confrontant à une esthétique marquée. Les détraqueurs, sortes de figures rappelant l'archétype de la mort, se veulent d'emblée comme une forme de rupture dans l'univers du film. Une certaine approche vers quelques figures classiques du fantastique, plus effrayante, plus troublante. Tout Le prisonnier d'Azkaban est traversé par une ambiance froide, nocturne, privilégiant sans cesse l'obscurité, les zones d'ombres, à la clarté rassurante et chaleureuse des matières des premiers épisodes. Le film est régulièrement irrigué d'une tonalité triste, plus complexe qu'à l'accoutumée. Aussi, la grande force de cet épisode c'est cette foi totale dans un monde qui se réalise par le cinéma. La construction d'un univers tangible, qui se révèle par mille et un détails ou trouvailles géniales tels que les tableaux vivants, cette fois beaucoup plus et mieux exploités. La carte qui permet à Harry de suivre l'activité du château, ou encore chaque papier sur lesquels le moindre dessin s'anime et prend vie, sont les prétextes à creuser des formes possibles afin de concrétiser un univers où le regard succombe au désir de voir. Incroyablement fluide et d'une élégance constante, la mise en scène de ce blockbuster tout public servi par Alfonso Cuarón, trouve ainsi le rythme idéal. Si l'enquête a toujours autant d'intérêt qu'un roman d'Agatha Christie, chaque scène se détache par l'intensité plastique de ses décors, ses lumières parfaitement réglées, ses mouvements de plans souples, discrets et complexes. Chacune est un véritable plaisir visuel, laissant parfois la place à des délires d'une virtuosité incroyable. Fondant le tout dans une constante où chaque partie devient le prétexte à une certaine créativité.
Parfois d'une rare beauté, cette troisième adaptation prouve que le pari de faire du cinéma à partir d'une licence commerciale qui en aurait terrorisé plus d'un est possible.
Sans sacrifice, Le prisonnier d'Azkaban n'hésite pas non plus à laisser en pointillé quelques troubles sur l'adolescence et ses apprentissages.
Qu'on soit étranger ou réfractaire aux romans, le prisonnier d'Azkaban est un film de cinéma, une belle fiction qui nous transporte dans un univers enfin habitable par notre regard.
La musique de John WILLIAMS a su s’adapter à cette vision beaucoup plus sombre qu’a apporté Alfonso CUARON et c’est en jouant sur nos émotions que le compositeur participe à rendre l’atmosphère du film plus oppressante que dans les premiers volets, les personnages grandissent et commencent à se poser des questions comme tous les enfants du monde sauf que leurs préoccupations sont moins classiques que les nôtres.
C’est l’épisode que je préfère de toute la saga et c’est mon livre préféré également ! 18/02/2008, 18h18 | #2 | | Sylphide
| Re : [Cinéma]Harry POTTER et le prisonnier d'Azkaban | | Comme toujours, très belle fiche  !
J'ai vu trois fois ce film, et les trois fois je ne m'en suis jamais lassé e! Cest vrai qu'il est beaucoup plus sombre que les précédents, mais ça n'altère en rien la qualité, au contraire! Harry et ses camarades sont b eaucoup plus mûrs, et des affinités commenc ent à se définir  !
Pour résumé, un très bel épisode pour les fans... et les autres! Dernière modification par BEBOP : 19/02/2008 à 07h45. | | |
18/02/2008, 18h54 | #3 | | Walkyrie
| Re : [Cinéma]Harry POTTER et le prisonnier d'Azkaban | | Très belle fiche.
C'est mon film préféré_ de la saga "Harry Potter", j'ai du le voir au moins 4 ou 5 fois tellement j'ai bien aimé.
Il est plus sombre que les autres, mais il est très bien.
Les musiques sont comme d'habitude très bien. Dernière modification par Kentama : 18/02/2008 à 19h19. | | |
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