Voilà mon troisième sonnet...sans doute mon préféré.
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L'ermite
Je hais les gens pour leur futilité chronique,
J'aime la solitude pour sa bienveillance ;
Je l'aime pour la paix de sa présente absence,
Je piétine avec joie leur méfiance archaïque.
Leurs yeux sont à mon coeur la parole d'un prêtre
Adressée aux athés condamnés pour leur fois ;
L'envers de leurs proverbes ne concerne que moi ;
La bonté de leurs mots ne cache que du traître.
Et moi, pendant ce temps, tell'ment loin au-dessus,
Je subsiste, paisible, pendant qu'ils s'entretuent,
Noyés dans leurs conflits com' des mouch' dans la crème ;
Refusant la vérité parce que non scientifique,
Hypocrite, vengeur, envieux, lunatique,
L'inutile à l'humain n'est que l'humain lui-même.