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10/05/2007, 15h38 | #1 | | Dieu supérieur
| [Litt] Chroniques des vampires et des sorcières, d'Anne Rice | | FICHE EN CONSTRUCTION
Genre :
Les chroniques des vampires et des sorcières Mayfair sont généralement classées en Science Fiction. Cependant, le style littéraire ainsi que la construction de l'univers d'Anne Rice peuvent permettre de rapprocher certains des livres de la Poésie épique. Nous reviendrons dessus mais nombreux opus sont apparentés à de la prose (Ex : Armand le vampire, Entretien avec un vampire). La grande part de mythologie ne peut qu'être soulignée ici, mais ne représente pas l'intérêt principal de ces oeuvres. La Poésie épique est donc, à mon goût, le genre littéraire le plus approprié.
Biographie d'Anne Rice :
Anne Rice voit le jour le 4 Octobre 1941, sous le nom d'Howard Allen O'Brien, à la Nouvelle Orléans en Louisiane. Anne fût ainsi nommée lors de son premier jour d'école, elle même consciente que son nom pouvait provoquer des railleries de la part de ses camarades ("Howard coward", Howard le poltron. Son père avait déjà souffert de cette malheureuse rime dans sa jeunesse), quand une nonne lui demanda quel était son nom, elle s'empressa de répondre "Anne" avant même que sa mère ai le temps de réagir. Celle ci lui assura que si son souhait était de porter ce nom, elle en avait tout à fait le droit. Katherine avait le désir d'élever quatre génies, et en conséquence, elle ne posa pas de limite à la créativité de ses filles, allant jusqu'à leur permettre de dessiner sur les murs de la maison si telle en était leur envie. Dans cet environnement de stimulation physique et artistique (dont on retrouve la trace dans son livre "Le Violon"), l'imagination d'Anne se développe et se peuple peu à peu d'un monde de fantaisie, répondant aux sombres mystères de l'enfance et au surnaturel.
Katherine, cependant, souffre d'alcoolisme, et disparaît en juillet 1956. Anne, alors âgée de quatorze ans en est bouleversée. Son père se remarie en 1958 et est bientôt transféré sur Richardson, au Texas. Toute la famille suit le déménagement, mais Anne, du haut de ses seize ans, s'y oppose tout de même autant qu'elle le peut. Toutefois, c'est à l'High School de Richardson qu'Anne fait la rencontre de Stan Rice. Bientôt, il en vient à quitter sa place, sur les premiers rangs de la classe, pour prendre la place libre juste à côté d'Anne, prétendant en avoir assez d'être aussi là-bas tout seul. Stan était éditeur pour le journal de l'école et Anne écrivait des articles pour ce même journal. Même si Anne était attirée par Stan, il n'était pas à proprement parler "son type". Ils ne faisaient pas parti du même groupe d'amis, mais cet été là, après qu'Anne fut admise à la classe supérieure, Stan lui fit sa demande, et tout les deux commencèrent à sortir ensemble.
Anne entre au Texas Women's College de Denton vers la fin 1959 (Stan est alors quand à lui senior à l'High School). En 1960 Stan arrive au collège de Denton, mais Anne décide la même année de partir pour San Francisco. Tout les deux doivent établir une correspondance écrite. Finalement, en 1961, Stan fait sa demande en mariage (par télégramme) et Anne revient au Texas pour le cérémonie civile. Ils se marient le 14 octobre 1961. Les Rice retournent à San Francisco et s'établisent à Haight-Ashbury. Ils prennent des cours à l'Université d'Etat de San Fransisco et tout deux reçoivent leurs degrès de bacheliers en 1964 (Anne reçoit un B.A. en science politique et Stan en "Creative Writing"). Stan, déjà remarqué pour sa poésie, commence le programme de doctorat à l'UC de Berkeley, mais il abandonne bien vite et revient à l'Université de San Francisco. In 1965, Anne publie dans le magazine "Tranfer" une courte histoire appelée "October 4, 1948".
En 1966, les Rice déménagent pour Taraval Street, ou Anne découvre qu'elle est enceinte, et le 21 Septembre 1966, Anne donne naissance à une magnifique petite fille qu'ils nomment Michele. Tout va alors pour le mieux pour les Rice : Stan enseigne à l'Université de San Francisco et reçoit récompenses et reconnaissance pour sa poésie, Anne continue de se faire publier dans "Transfer". En 1969, ils déménagent pour Berkeley, où Anne produit le brouillon d'une courte histoire intitulée "Interview With the Vampire". Elle écrit aussi une nouvelle intitulée "Katherine and Jean", qui suscite un certain interêt chez les éditeurs. Après l'avoir un temps abandonné, elle achève sa maîtrise en "Creative Writing" à l'Université de San Francisco. Elle continue à écrire, se focalisant peu à peu sur son passé à la Nouvelle Orléans. Mais la vie ne devait pas rester si heureuse.
En 1970, une leucémie est diagnostiquée chez la petite Michele. Anne est déchirée, ne sachant si elle doit abandonner ses études pour s'occuper de sa fille ou les achever. Elle se débrouille pour prendre soin de Michele tout en finissant sa maîtrise. En 1972, Anne reçoit sa maîtrise en "Creative Writing" (thèse : "Katherine and Jean". Oraux : Woolf, Shakespeare et Hemingway). Stan reçoit une récompense de 5000 $ de la part de la Fondation Nationale pour les Arts et les Rice en profitent pour emmener Michele à Disneyland. Le 5 aout 1972, alors âgée de 5 ans, Michele succombe à la maladie.
Ce décès, faisant suite à celui de sa mère, contribue à "modeler" l'esprit et style d'Anne. Il est dit qu'elle stigmatisera sa fille Michèle dans le personnage de Claudia. Elle ressent l'envie de se soumettre au desespoir autant que l'urgence d'y resister.
Les Rice auraient passé les cinq années suivant la mort de leur fille dans une sorte de brouillard éthylique. En 1973, en cinq semaines, Anne transforme "Interview With the Vampire" en roman. Roman qui est rejeté par les éditeurs. En 1974, Anne assiste à une conférence d'écrivains à Squaw Valley où elle fait la rencontre de l'agent littéraire Phyllis Seidel, qui accepte de la représenter. Seidel vend le roman d'Anne à Vicky Wilson, de la maison d'édition Knopf.
"Interview With The Vampire"est publié en 1976 et la Paramount achète les droits cinématographiques pour 150 000$, avec une option pour dix ans. Anne et Stan voyagent en Europe, en Egypte, à Port au Prince... Et en 1977, Anne apprend qu'elle est de nouveau enceinte. Le 11 mars 1978, Anne donne naissance à un petit garçon qu'ils nomment Christopher. Anne continue d'écrire.
En 1989, les Rice déménagent pour la Nouvelle Orléans. Stan de retire de son poste à la chaire de Creative Writing de l'Université de San Francisco et achète une maison au 1239 First Street dans le Garden District de la Nouvelle Orléans. En 1993, Anne et Stan achètent un ancien orphelinat catholique pour filles, St Elizabeth's.
Soutenue par son succès, Anne a exploré d'autres sujets qui l'obsédaient, mêlant des aspects de sa vie et de ses valeurs dans les vies de ses personnages. C'est sans nul doute cette faculté à mêler des éléments de sa propre vie qui contribue à donner à celle de ses personnages une telle consistance. Pour prendre un autre exemple significatif, "Le Violon", ou on retrouve une héroïne qui perd successivement sa mère, alcoolique, ainsi que sa fille de 6 ans, morte d'un cancer du sang, ce qui se change de la petite Claudia. On retrouve aussi la forte influence de San Francisco (Rowan Mayfair et Michel Curry y ont habité) et de la Nouvelle Orléans dans ses livres.
( Sources : j'ai fait un mix des livres et des sites http://amicalementrice.free.fr/bio/chrono_anne.htm et http://perso.orange.fr/oscurantis/biogrice.htm)
Le style littéraire : La prose d'Anne Rice
Tous les volumes de cette saga ne sont pas de même qualité littéraire. Le « Voleur de corps » par exemple est une simple aventure qui n’apporte "presque" rien et qui est délaissée par les amateurs. Les relations entre les personnages principaux ne sont pas approfondies ou n’évoluent pas, le style est peu fouillé par rapport au reste des chroniques. Anne Rice y utilise surtout un style brut, très contemporain et un vocabulaire moins recherché que ce qu’elle offre généralement. On n’y retrouve pas la poésie naturelle de la chronique ni le rapport aux émotions habituellement développé. Ce volume prendra pour le lecteur un unique intérêt à la fin du volume « Merrick » où l’un des personnages secondaires du « Voleur des corps », David du Talamasca, devient l’un des principaux vampire. Les fidèles d’Anne Rice et les critiques sont cependant restés sceptiques sur l’intérêt d’écrire ce dernier.
Anne Rice a écrit en effet une grande partie de ces œuvres en utilisant un vocabulaire riche et savoureux. Elle utilise les palettes de couleurs, de saveurs, pour décrire les lieux comme l’Italie romaine, la flamboyante Venise, Paris à l’époque Victorienne, la Nouvelle Orléans de 1600 à nos jours. L’auteur se sert des descriptions pour montrer le détachement des vampires au monde et ainsi la lenteur du temps qui passe, comme une vie incroyablement longue. Pour l’auteur, les vampires sont beaucoup plus ouverts à leur environnement que les êtres humains, plus sensibles à la beauté de toutes choses. Les sentiments des personnages doivent donc paraître exacerbés par leur nature. Son souci du détail permet au lecteur de toucher les vêtements des personnages et d’en sentir le grain. La richesse de son vocabulaire permet de refléter l’évolution lente et difficilement perceptible des sentiments, si bien que le lecteur peut sentir « la violence » d’une émotion calme. Anne Rice développe, comme Hemingway, un souci du détail presque charnel. Cette connaissance du vocabulaire est la première pièce qui transforme son texte en prose.
Les nombreuses références à la musique classique représentent le deuxième élément de la prose d’Anna Rice. Elle met en avant la constante présence des instruments de musique dans la vie des vampires et leur sensibilité aux mélodies. Lestat est un virtuose du violon, Armand de la harpe, Claudia et Cybelle du piano, la Traviata est la chanson préférée de Julien Mayfair.
Partout, l’auteur décrit les ambiances musicales : sonate de Mozart, l’Appasionata, orchestres, opéras, musiques baroques. C’est la musique qui réveille la « Reine des Damnées » par deux fois. C’est par ce moyen qu’Anne Rice achève de décrire l’univers de sensualité des vampires.
L'architecture de l'oeuvre d'Anne Rice :
Soyons franc, on pourrait s'y perdre et un lecteur non averti ne serait pas par où commencer. Dernière modification par Tarja : 11/05/2007 à 14h54. | | |
11/06/2007, 18h02 | #2 | | Titan / Titanide
| Re : [Litt] Chroniques des vampires et des sorcières, d'Anne Rice | | bon apparement cette fiche est en "construction"...
mais avant qu'elle ne soit oubliée je vais la remonter  !
c'est une amie qui m'a vivement conseillée cet auteur qui est surtout connu pour son livre Entretien avec un Vampire... que j n'ai jamais lu...
la trilogie des sorcières MyFair m'avait totalement absorbée ! et pourtant la science fiction je la préfère sur grand écran qu'à travers les mots... qui a dit que je manquais d'imagination ?
bref, le premier tome Le lien maléfique pose bien le décor et présente un à un les protagonistes, ce qui nous donne -enfin à moi en tout cas- envie de savoir ce qui va se passer... et le lien qui les rattache les uns aux autres...
il y a aussi ce côté dysnatie familiale, secrets de famille, etc... en gros on s'attends à pas mal de rebondissements...
le second tome L'heure des sorcières ; ben c'est dans celui-ci où "on s'en met sous la dent". Certains évenement deviennent plus limpides.
le dernier tome Taltos ; ...eh bien les 2 premiers étant super prenant je m'attendais à un dénouement... plus... original ! oui c'est exactement ça ! la fin m'a déçue. Autant les 2 premiers je les avaient dévorés en peu de temps (une semaine à peu près), le dernier -est-ce que j'étais un peu "barbouillé" par ses histoires de sorcières et d'évènements récurents?- il m'a un peu laissé sur ma faim...
mon avis global : j'ai trouvé cette trilogie super bien élaborée, mais la fin décevante. je la conseille, mais si vous la lisez, n'anticiper pas trop sur l'issue de cette histoire... sinon vous serez frustré. | | |
07/04/2008, 13h30 | #3 | | Nymphe
| Re : [Litt] Chroniques des vampires et des sorcières, d'Anne Rice | | J'adore Anne Rice. J'ai lu la chronique des sorcières Mayfair, et j'ai adoré, même si j'ai été déçue aussi par Taltos.
En se qui concerne La chronique des vampires, je suis absolument fan. Je les ai tous lu sauf les deux derniers, mais je compte bien me rattraper. Pour moi c'est les meilleurs livres que j'ai pu lire de ma vie. Mais si il fallait en choisir un ce serait "Armant le vampire", bien qu'après avoir lu "Le sang et l'or" je faillis changer d'avis. Donc, je vous conseillerais de lire cette chroniques, même si vous n'aimez pas les vampires.
Bon c'est vrai que je m'emballe un peu, mais sincèrement ses livres sont super intéressant. | | |
11/04/2008, 13h17 | #4 | | Chimère
| Re : [Litt] Chroniques des vampires et des sorcières, d'Anne Rice | | XDD j'ai meme pas réussi a terminer Taltos. Ca m'a vraiment énormement decue car les sorcieres est une de mes saga favorites et c'est comme ca que j'ai découvert Anne Rice (par l'heure des sorciere, le tome 52 XD). Apres je suis vite tombéée sous le charme de son superbe vampire Lestat. Et la chronique des vampires bien sur. Lestat et la Reine des damnés sont mes deux tomes preferés. C'est pour moi l'apotheose de la saga. Qui s'embourbera avec Le Voleur de corps, puis Memnoch, je me suis reprise a deux fois pour le relire.
Lestat est neanmoins un personnage génial. Sans doute mon personnage de roman preferé tous styles confondus. Il a une classe, une insolence, qui lui donnent un sacré charme *_*;
Le Crossover avec les sorcieres donne une nouvelle jeunesse a la saga . J'ai apprecié les trois derniers tomes, bien que decue de la fin de Blood Canticles.
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la trilogie des sorcières MyFair m'avait totalement absorbée ! et pourtant la science fiction je la préfère sur grand écran qu'à travers les mots... | |  | |  |
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Euhhhh Rice c'est pas du tout de la sF hein. Du fantastique tout au plus mais de la SF non quoi @_@. La SF c'est asimov, c'est herbert, pas rice. | | | Emplacement : | Utilisateurs regardant cette discussion : 0 ( membre(s) et 0 invité(s)) | | | | Rechercher dans cette discussion | | |
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