Taiyô no Uta (KOIZUMI Norihiro, Romance, Drame, Japonais) : Fiche / Article de la section Cinéma, crée sur le forum Cinéma et télévision (Cine, films et series : Informations et discussions sur le cinéma, les films, les séries tv, sitcom, émissions...)
Résumé: Kaoru Amane est ce qu'on appelle plus communément une "enfant lune". Atteinte du syndrome Xeroderma Pigmentosum (XP), elle hiberne la journée dans une chambre adaptée afin d'échapper aux rayons du soleil; et ne sort qu'à la nuit tombée jouer des morceaux de guitare dans un square non loin de chez elle. Tous les matins et ce depuis plusieurs semaines, juste avant de s'endormir (vers 4H00 du matin), elle remarque un jeune homme attendant ses amis à l'arrêt de bus en bas de chez elle pour aller surfer. Incapable de sortir de chez elle la journée, elle se contente de l'admirer du haut de sa chambre. L'enfant lune va cependant croiser l'enfant soleil un soir.
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Avis personnel: Je l'ai regardé entre amies celui là. On s'accordait toutes à dire qu'on a sacrément éclipsé un petit coté dramatique du film avec nos commentaires sur l'excellent jeu des acteurs (non non, pas groupies...).
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Réalisation: Film ayant pour thème la musique, bien obligée d'y passer. Je dois souligner le fait que j'étais plutôt hermétique aux musiques de YUI avant ce film. Je n'adhérais pas entièrement à ses chansons et ne pouvais même pas en citer une seule tellement ça me passait au dessus. Mais les trois chansons de ce film sont magnifiques... Et en particulier Good-Bye Days qui se retrouve être un magnifique générique et une déclaration toute belle. Je l'écoute en boucle depuis tout ce temps et les paroles sont extras. Le reste des musiques sont bien belles aussi.
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Une réalisation faisant bien restranscrire la situation de l'héroïne. Sa vision de Koji du haut de sa chambre spéciale, juste avant de s'endormir, avec la caméra à la place de ses yeux, pour bien comprendre une scène avec un léger humour. Les vues avec le soleil, véritable ennemi de l'héroïne et certains ralentis. Mais la beauté de ce film réside dans la beauté des plans, surtout la nuit. J'ai trouvé cela assez poétique.
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Scénario: Taiyô no Uta se veut être un film traitant d'un sujet plutôt grave mais c'est un aussi un film qu'on a pas l'habitude de voir. En lisant le scénario, on s'attend tous à pleurer ou quelque chose comme ça; un truc de super triste, à la japonaise. Pourtant, sur le coup, le film m'est apparu très léger, sans véritable effet tragique à la fin.
Spoiler
On passe d'un moment plutôt beau avec quelque peu d'humour à la simple vue de Kaoru dans un cercueil, sans aucun artifice.
Car oui, le film se dote de beaucoup de passages humoristiques plus ou moins légers, notamment avec les personnages du père et de la meilleure amie, à ajouter à Koji un peu niais par moment (la faute de Kaoru ). On apprécie aussi les moments où Kaoru tente d'en apprendre un peu plus sur ce dernier par le biais de sa meilleure amie, alors qu'elle reste bloquée chez elle. Leurs remarques peuvent être tantôt drôles, tantôt attendrissantes (ainsi que l'attitude de Kaoru face à Koji, directement ou indirectement); comme beaucoup de répliques de l'héroïne qui découvrira la vie grâce à Koji, faute de la connaître en sortant juste jouer le soir.
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Le long passage où il l'enmène à Yokohama est d'ailleurs superbe avec deux chansons l'accompagnant: l'une en fond et l'autre interprétée par l'actrice dans le film. C'est d'ailleurs là que l'aspect musique prend son ampleur.
D'un autre côté, le drame est bien là: on assiste à l'arrivée lente mais progressive de la 'vérité' finale au sujet de Kaoru. Beaucoup de choses nous y préparent, notamment le rôle du père. Tout pour arriver à la chose la plus précieuse pour elle.
C'est ce contraste humour / drame qui ne nous fait pas penser à un film qui est là pour toucher dramatiquement le spectateur. On se retrouve vraiment un peu sonné devant le contraste fort du film à la fin. Cependant, je pense que le film est plus là pour mettre le syndrome XP en avant; voir que c'est une maladie difficile à porter tout au long de sa vie, handicapatante. Mais à travers Koji, Kaoru apprendra à accepter un peu plus son handicap, à prendre confiance en elle et réaliser son rêve. Ce film est une magnifique leçon de vie et une des dernières images le prouve énormément.
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On peut y voir Kaoru dans un cercueil, donc. Puis un plan de Koji, pensant face à la mer, la plage, le soleil couchant, son élément. On peut s'attendre à le voir pleurer, baisser les yeux un moment. Que nenni ! Il fonce dans la vague à pleine vitesse après une pensée pour feu la fille qu'il a aimée. S'ensuit la découverte du CD enfin commercialisé, les gens l'écoutant dans la rue, à la radio, etc... Les parents au restaurant, la meilleure amie et enfin Koji qui apprend que la phare de l'album n'est autre que celle qu'elle lui a dédicacée la fameuse nuit à Yokohama avec de superbes paroles.
Sur le coup, j'avais plus une sorte de sourire aux lèvres car le film se veut pas mal drôle et la fin démontrant qu'on continue à vivre est magnifique. Mais c'est après, qu'on se rappelle du film et qu'on est toute chose. u_u' Il est simple, on suit une relation un peu spéciale mais aussi très beau. Des répliques toutes belles. >_< Il y a décidemment trop de choses à dire...
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Acteurs: Je ne connais YUI que dans ce film (qui doit d'ailleurs bien être le seul qu'elle ait fait). Je l'ai trouvée tout d'abord plutôt 'gamine' dans le film, sa trombine aidant sûrement beaucoup (ha, ces japonais...). Mais je dois dire qu'elle laisse plutôt paraître un aspect candide pour Kaoru; ce qui est compréhensible sachant que son personnage n'est jamais réellement sorti de chez elle, elle ne connaît même pas ce qu'est une école. Je l'ai trouvée assez touchante, avec un jeu précis, simple mais tout aussi beau à regarder que le film.
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Rien que repenser au passage où elle se force à porter une combinaison spéciale lourde alors qu'elle crève de chaud juste pour voir une fois dans sa vie Koji surfer, c'est... Et qu'elle marche péniblement jusqu'à lui. *_* Et enfin le père, à moitié conscient de la fin du film (oui, il a lu tout le scénario avant de jouer... >__>) qui lui dit qu'elle peut enlever la combinaison si elle a vraiment trop chaud. *_T
Je connaissais déjà plus Takashi Tsukamoto qui est encore tout aussi agréable à suivre scénaristiquement. Bon, l'habitude de rôles de petits niaiseux sympathiques faisant chialer à la fin du film, c'est son lot. Mais je l'ai beaucoup aimé, lui aussi.
L'actrice interprétant la mère ne m'a réellement fait ni chaud, ni froid dans ce film. Par contre, je garde un très bon souvenir du rôle du père, avec son interprète: un être tout en pronfondeur (si ce n'est le personnage en ayant le plus avec sa fille), possédant plusieurs facettes, un être riche. Et l'acteur fait bien retranscire toutes ces facettes. J'aime beaucoup son duo avec la meilleure amie de Kaoru. Cependant, l'interprétation de cette dernière me sort un peu par les oreilles...
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Un très beau film. Qui nous fait plus rêver plusieurs jours après.